Composition

(exprimée par : Seringue préremplie)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Filgrastim *48.0 MU**
* facteur méthionylé recombinant humain stimulant des colonies de granulocytes (G-CSF), produit dans E. coli par la technique de l’ADN recombinant.
**(correspondant à 480 µg) de filgrastim dans 0,5 mL.
Chaque mL de solution contient 96 millions d'unités (MU) (correspondant à 960 microgrammes [µg]) de filgrastim.
Excipient à effet notoire
Chaque mL de solution contient 50 mg de sorbitol (E420).
EXCIPIENTS
Glutamique acide
Sorbitol
Polysorbate 80
Eau pour préparations injectables
Substrats d'origine :
Protéines d'Escherichia coli

Indications thérapeutiques

  • Réduction de la durée des neutropénies et de l'incidence des neutropénies fébriles chez les patients traités par une chimiothérapie cytotoxique pour un cancer (à l'exception des leucémies myéloïdes chroniques et des syndromes myélodysplasiques) et réduction de la durée des neutropénies chez les patients recevant une thérapie myélosuppressive suivie d'une greffe de moelle osseuse et présentant un risque accru de neutropénie sévère prolongée.

    L'innocuité et l'efficacité du filgrastim sont similaires chez l'adulte et chez l'enfant recevant une chimiothérapie cytotoxique.

  • Mobilisation de cellules souches progénitrices (CSP) dans le sang circulant.

  • L'administration à long terme de filgrastim est indiquée chez les patients, enfants ou adultes, atteints de neutropénie sévère congénitale, cyclique ou idiopathique avec un taux de polynucléaires neutrophiles (PNN) ≤ 0,5 x 109/L et des antécédents d'infections sévères ou récurrentes, afin d'augmenter le taux de neutrophiles et de réduire l'incidence et la durée des épisodes infectieux.

  • Traitement des neutropénies persistantes (PNN ≤ 1,0 x 109/L) chez les patients infectés par le VIH à un stade avancé, afin de réduire le risque d'infection bactérienne quand les autres options de prise en charge de la neutropénie sont inadéquates.

  • Neutropénie après chimiothérapie cytotoxique
  • Neutropénie après thérapie myélosuppressive suivie de greffe de moelle osseuse
  • Mobilisation de cellules souches progénitrices
  • Neutropénie sévère congénitale
  • Neutropénie cyclique
  • Neutropénie idiopathique
  • Neutropénie chez le patient infecté par le VIH

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

  • Hypersensibilité filgrastim
  • Hypersensibilité pegfilgrastim
  • Allaitement
  • Neutropénie congénitale
  • Intolérance au fructose
  • Grossesse

Effets indésirables

  1. Résumé du profil de sécurité

    Les effets indésirables les plus sévères pouvant survenir au cours d'un traitement par filgrastim incluent : réaction anaphylactique, effets indésirables pulmonaires graves (y compris pneumonie interstitielle et SDRA), syndrome de fuite capillaire, splénomégalie sévère/rupture splénique, transformation en syndrome myélodysplasique ou en leucémie chez les patients atteints de NCS, GvH chez les patients ayant reçu une greffe allogénique de moelle osseuse ou une greffe de cellules souches progénitrices, ou crise drépanocytaire chez les patients atteints de drépanocytose.

    Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont fièvre, douleurs musculo-squelettiques (qui comprend douleurs osseuses, dorsalgies, arthralgies, myalgies, douleurs dans les extrémités, douleurs musculo-squelettiques, douleurs thoraciques musculo-squelettiques, douleurs dans le cou), anémie, vomissements et nausées. Au cours des essais cliniques chez les patients atteints de cancer, les douleurs musculo-squelettiques ont été légères ou modérées chez 10 % des patients et sévères chez 3 % des patients.

  2. Tableau récapitulatif des effets indésirables

    Les données des tableaux ci-dessous décrivent les effets indésirables rapportés dans les essais cliniques ou ayant fait l'objet d'une notification spontanée. Les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité, au sein de chaque groupe de fréquence.

    Classification Effets indésirables
    système-organe MedDRA
    Très fréquent (≥1/10) Fréquent (≥1/100, <1/10) Peu fréquent (≥1/1 000, Rare (≥1/10 000, Très rare (<1/10 000)



    <1/100) <1/1 000)


    Sepsis



    Bronchite

    Infection des
    Infections et voies
    infestations respiratoires

    supérieures

    Infection des

    voies urinaires
    Affections Thrombo- Splénomégaliea Leucocytosea Rupture
    hématologiques et du système lymphatique cytopénie Anémiee Diminution du taux d'hémoglobinee
    spléniquea Anémie falciforme




    avec crise
    Affections du

    Hypersensi- Réaction
    système immunitaire bilité Hypersensi- anaphy- lactique

    bilité au

    médicamenta

    Réaction du

    greffon contre

    l'hôteb
    Troubles du
    Diminution de Hyperuricémie Diminution de
    métabolisme et de la nutrition l'appétite Élévation du Élévation de l'uricémie la glycémie Pseudogouttea

    taux sanguin de lactate déshydrogénase
    (chondro- calcinose à dépôts de



    cristaux de



    pyro-



    phosphate)



    Modifications



    des volumes



    hydriques
    Affections psychiatriques
    Insomnie


    Classification système-organe MedDRA Effets indésirables
    Très fréquent (≥1/10) Fréquent (≥1/100, <1/10) Peu fréquent (≥1/1 000, <1/100) Rare (≥1/10 000, <1/1 000) Très rare (<1/10 000)
    Affections du système nerveux Céphaléesa Sensations vertigineuses Hypoesthésie Paresthésie


    Affections vasculaires
    Hypertension Hypotension Syndrome veino-occlusifd Aortite Syndrome de fuite capillairea
    Affections
    Hémoptysie Syndrome de

    respiratoires, Dyspnée détresse
    thoraciques et médiastinales Touxa Douleur oropharyngéea, e Épistaxis respiratoire aiguëa Insuffisance respiratoirea Œdème


    pulmonairea


    Hémorragie


    pulmonaire


    Pneumonie


    interstitiellea


    Infiltrations


    pulmonairesa


    Hypoxie
    Affections gastro- intestinales Diarrhéesa, e Vomissementsa, e Nauséesa Douleur buccale Constipatione


    Affections
    Hépatomégalie Élévation de

    hépatobiliaires Élévation du l'aspartate

    taux sanguin de amino-

    phosphatases transférase

    alcalines Élévation de la


    gamma-


    glutamyl-


    transférase
    Affections de la Alopéciea Éruption Éruption Vascularite
    peau et du tissu sous-cutané
    cutanéea Érythème maculo- papulaire cutanée Syndrome de




    Sweet




    (dermatose




    aiguë fébrile




    neutro-




    philique)
    Classification Effets indésirables
    système-organe MedDRA
    Très fréquent (≥1/10) Fréquent (≥1/100, <1/10) Peu fréquent (≥1/1 000, Rare (≥1/10 000, Très rare (<1/10 000)



    <1/100) <1/1 000)
    Affections Douleur Spasmes Ostéoporose Diminution de
    musculo- squelettiques et systémiques musculo- squelettiquec musculaires
    la densité osseuse Exacerbation




    de la




    polyarthrite




    rhumatoïde
    Affections du
    Dysurie Protéinurie Glomérulo-
    rein et des voies urinaires Hématurie
    néphrite Anomalie



    urinaire
    Troubles Fatiguea Douleur Réaction au site

    généraux et Inflammation thoraciquea d'injection
    anomalies au des muqueusesa Douleura
    site Pyrexie Asthéniea
    d'administration
    Malaisee


    Œdème


    périphériquee
    Lésions,
    Réaction à la


    intoxications et transfusion e
    complications
    liées aux
    procédures

    a Voir rubrique c (Description de certains effets indésirables)

    b Des cas de RGCH et des issues fatales ont été rapportés chez des patients suite à une greffe allogénique de moelle osseuse (voir rubrique c).

    c Comprend des douleurs osseuses, des dorsalgies, des arthralgies, des myalgies, des douleurs dans les extrémités, des douleurs musculo-squelettiques, des douleurs thoraciques musculo-squelettiques, des douleurs dans le cou

    d Des cas ont été rapportés au cours de la surveillance après commercialisation chez des patients ayant reçu une greffe de moelle osseuse ou traités en vue de la mobilisation des CSP

    e Effets indésirables ayant une incidence plus élevée chez les patients recevant du filgrastim que chez ceux prenant le placebo, et associés aux séquelles de l'affection maligne sous-jacente ou de la chimiothérapie cytotoxique

  3. Description de certains effets indésirables particuliers

    Hypersensibilité

    Des réactions d'hypersensibilité, incluant anaphylaxie, éruption cutanée, urticaire, angio-œdème , dyspnée et hypotension, survenues lors du traitement initial ou d'un traitement ultérieur, ont été rapportées dans le cadre des études cliniques et de la pharmacovigilance. Globalement, ces réactions ont été signalées plus fréquemment à la suite d'une administration IV. Dans certains cas, les symptômes sont réapparus lors d'une nouvelle exposition au produit, ce qui suggère un lien de causalité. L'administration de filgrastim doit être définitivement arrêtée chez les patients connaissant une réaction allergique grave.

    Effets indésirables pulmonaires

    Dans le cadre des études cliniques et au cours de la surveillance après commercialisation, des effets indésirables pulmonaires, incluant des pneumopathies interstitielles, des œdèmes pulmonaires et des infiltrations pulmonaires, ont été rapportés ; dans certains cas, ces effets ont évolué vers une insuffisance respiratoire ou un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) pouvant avoir une issue fatale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Splénomégalie et rupture splénique

    Des cas de splénomégalie et de rupture splénique ont été observés à la suite de l'administration de filgrastim. Certains cas de rupture splénique ont été fatals (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Syndrome de fuite capillaire

    Des cas de syndrome de fuite capillaire ont été rapportés lors de l'utilisation des facteurs de croissance de la lignée granulocytaire. Les cas rapportés concernaient généralement des patients atteints de pathologies malignes à un stade avancé, de sepsis, recevant de multiples chimiothérapies ou sous aphérèse (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Vascularite cutanée

    Des cas de vascularite cutanée ont été signalés chez des patients traités par le filgrastim. Le mécanisme de la vascularite chez les patients recevant du filgrastim n'est pas connu. Lors du traitement au long cours, une vascularite cutanée a été rapportée chez 2 % des patients atteints de NCS.

    Leucocytose

    Une leucocytose (leucocytes > 50 x 109/L) a été rapportée chez 41 % des donneurs sains et une thrombocytopénie transitoire (plaquettes < 100 x 109/L) a été rapportée chez 35 % des donneurs à la suite de l'administration du filgrastim et de la cytaphérèse (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Syndrome de Sweet

    Des cas de syndromes de Sweet (dermatose aiguë fébrile neutrophilique) ont été rapportés chez des patients traités par le filgrastim.

    Pseudogoutte (chondrocalcinose à dépôts de cristaux de pyrophosphate)

    Des cas de pseudogoutte (chondrocalcinose à dépôts de cristaux de pyrophosphate) ont été rapportés chez des patients atteints de cancer traités par le filgrastim.

    Réaction du greffon contre l'hôte (GvH)

    Des cas de GvH et des issues fatales ont été rapportés chez des patients recevant le G-CSF après une greffe allogénique de moelle osseuse (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

  4. Population pédiatrique

    Les données des études cliniques chez les patients pédiatriques indiquent que la sécurité et l'efficacité du filgrastim sont similaires chez les adultes et les enfants recevant une chimiothérapie cytotoxique, ce qui suggère que la pharmacocinétique du filgrastim ne présente pas de différences en fonction de l'âge. Le seul effet indésirable régulièrement rapporté a été les douleurs musculo-squelettiques‚ ce qui ne diffère pas de l'expérience acquise chez la population adulte.

    Les données disponibles ne sont pas suffisantes pour permettre d'évaluer davantage l'utilisation du filgrastim chez les sujets pédiatriques.

  5. Autres populations particulières

Utilisation en gériatrie

Aucune différence globale de sécurité ou d'efficacité n'a été observée entre les sujets âgés de plus de 65 ans et les adultes plus jeunes (> 18 ans) recevant une chimiothérapie cytotoxique et l'expérience clinique n'a révélé aucune différence de réponse au traitement entre les patients âgés et les patients adultes plus jeunes. Les données disponibles ne sont pas suffisantes pour permettre d'évaluer l'utilisation du filgrastim chez les sujets gériatriques dans les autres indications approuvées du filgrastim.

Patients pédiatriques atteints de NCS

Des cas de diminution de la densité osseuse et d'ostéoporose ont été rapportés chez des patients pédiatriques atteints de neutropénie chronique sévère ayant reçu un traitement chronique par le filgrastim.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.

  • Syndrome myélodysplasique
  • Leucémie
  • Sepsis
  • Bronchite
  • Infection des voies respiratoires supérieures
  • Infection des voies urinaires
  • Thrombocytopénie
  • Anémie
  • Splénomégalie
  • Diminution des taux d'hémoglobine
  • Leucocytose
  • Rupture splénique
  • Anémie falciforme
  • Hypersensibilité
  • Hypersensibilité médicamenteuse
  • Réaction du greffon contre l'hôte
  • Réaction anaphylactique
  • Diminution de l'appétit
  • Augmentation des taux sanguins de lactate déshydrogénase
  • Hyperuricémie
  • Elévation de l'uricémie
  • Diminution de la glycémie
  • Pseudogoutte
  • Modification des volumes hydriques
  • Insomnie
  • Céphalée
  • Sensation vertigineuse
  • Hypoesthésie
  • Paresthésie
  • Hypertension
  • Hypotension
  • Maladie veino-occlusive
  • Aortite
  • Syndrome de fuite capillaire
  • Hémoptysie
  • Dyspnée
  • Toux
  • Douleur oropharyngée
  • Epistaxis
  • Syndrome de détresse respiratoire aiguë
  • Insuffisance respiratoire
  • Oedème pulmonaire
  • Hémorragie pulmonaire
  • Affection pulmonaire interstitielle
  • Infiltration pulmonaire
  • Hypoxie
  • Diarrhée
  • Vomissement
  • Nausée
  • Douleur buccale
  • Constipation
  • Hépatomégalie
  • Phosphatase alcaline augmentée
  • Augmentation de la gamma-glutamyl-transférase
  • Augmentation de l'aspartate aminotransférase
  • Alopécie
  • Eruption cutanée
  • Erythème
  • Eruption maculopapuleuse
  • Vascularite cutanée
  • Syndrome de Sweet
  • Douleur musculosquelettique
  • Douleur osseuse
  • Dorsalgie
  • Arthralgie
  • Myalgie
  • Douleur des extrémités
  • Douleur dans le cou
  • Spasme musculaire
  • Ostéoporose
  • Diminution de la densité osseuse
  • Exacerbation d'une polyarthrite rhumatoïde
  • Dysurie
  • Hématurie
  • Protéinurie
  • Glomérulonéphrite
  • Anomalie urinaire
  • Fatigue
  • Inflammation des muqueuses
  • Pyrexie
  • Douleur thoracique
  • Douleur
  • Asthénie
  • Malaise
  • Oedème périphérique
  • Réaction au site d'injection
  • Réaction transfusionnelle
  • Urticaire allergique
  • Oedème de Quincke

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Il n'existe pas de données ou il existe des données limitées sur l'utilisation du filgrastim chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction. Une augmentation du nombre d'avortements spontanés a été observée chez le lapin à des doses plusieurs fois supérieures à l'exposition clinique et en présence de toxicité maternelle (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Il a été rapporté dans la littérature des cas de passage transplacentaire du filgrastim chez des femmes enceintes.

Zarzio n'est pas recommandé pendant la grossesse.

Allaitement

Il n'existe pas de données suffisantes sur l'excrétion du filgrastim/métabolites dans le lait maternel. Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. Une décision doit être prise soit d'interrompre l'allaitement, soit d'interrompre/de s'abstenir du traitement avec Zarzio en prenant en compte le bénéfice de l'allaitement pour l'enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.

Fertilité

Le filgrastim n'a pas affecté les performances de reproduction, ni la fertilité chez les rats mâles et femelles (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Posologie et mode d'administration

Le traitement par filgrastim ne doit être administré qu'après avis d'un centre d'oncologie ayant l'expérience de l'utilisation des G-CSF et de l'hématologie, et disposant des équipements diagnostiques nécessaires. Les procédures de mobilisation et de cytaphérèse doivent être mises en œuvre en collaboration avec un centre d'onco-hématologie disposant de l'expérience adéquate, et capable de surveiller correctement le rendement en cellules souches.

Après chimiothérapie cytotoxique

Posologie

La dose recommandée de filgrastim est de 0,5 MU/kg/jour (5 µg/kg/jour). La première injection de filgrastim doit être effectuée au minimum 24 heures après la fin de la chimiothérapie cytotoxique. Lors des essais cliniques randomisés, la dose utilisée était de 230 µg/m2/jour (soit 4,0 à 8,4 µg/kg/jour) par voie sous-cutanée.

L'administration quotidienne de filgrastim doit être poursuivie jusqu'à ce que le nadir attendu du nombre de neutrophiles soit dépassé et que ce nombre soit revenu à une valeur normale. Après traitement par une chimiothérapie validée dans les tumeurs solides, les lymphomes et la leucémie lymphoïde, la durée nécessaire de traitement par filgrastim pour satisfaire ces critères peut aller jusqu'à 14 jours. Après un traitement d'induction et de consolidation pour une leucémie aiguë myéloïde, la durée de traitement peut être significativement plus longue (jusqu'à 38 jours) selon le type, la dose et le schéma de chimiothérapie cytotoxique utilisés.

Chez les patients traités par chimiothérapie cytotoxique, une augmentation transitoire du nombre des neutrophiles est typiquement observée 1 ou 2 jour(s) après le début du traitement par filgrastim.

Cependant, pour obtenir une réponse thérapeutique durable, il faut continuer le traitement par filgrastim jusqu'à ce que la date attendue du nadir soit dépassée et que le nombre des neutrophiles se soit normalisé. Il n'est pas recommandé d'interrompre prématurément le traitement avant la date attendue du nadir.

Mode d'administration

Le filgrastim peut être administré quotidiennement par injection sous-cutanée ou en perfusion intraveineuse, dilué dans une solution de glucose à 5 %, sur une durée de 30 minutes (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination). La préférence doit être donnée à la voie sous-cutanée dans la majorité des cas. D'après les résultats d'une étude en dose unique, l'administration par voie intraveineuse semble réduire la durée des effets du filgrastim. La significativité clinique de ces données après administrations multiples n'est pas clairement établie. Le choix de la voie d'administration doit être fait au cas par cas.

Après chimiothérapie myéloablative suivie d'une greffe de moelle osseuse

Posologie

La dose initiale recommandée de filgrastim est de 1,0 MU/kg/jour (10 µg/kg/jour). La première dose de filgrastim devra être administrée au minimum 24 heures après la chimiothérapie cytotoxique et au minimum 24 heures après la transfusion de moelle osseuse.

Une fois le nadir du nombre des neutrophiles dépassé, la dose quotidienne de filgrastim devra être adaptée en fonction de la réponse des neutrophiles, comme suit :

Nombre de neutrophiles Ajustement de la dose de filgrastim
> 1,0 x 109/L pendant 3 jours consécutifs Réduire à 0,5 MU/kg/jour (5 µg/kg/jour)
Puis, si PNN > 1,0 x 109/L pendant 3 jours consécutifs supplémentaires Arrêter le traitement par filgrastim
Pendant cette période, si le nombre de PNN redescend en dessous de 1,0 x 109/L, la dose de filgrastim devra être ré-augmentée selon le schéma thérapeutique décrit ci-dessus
PNN = polynucléaires neutrophiles

Mode d'administration

Le filgrastim peut être administré par perfusion intraveineuse de 30 minutes ou 24 heures ou par perfusion sous-cutanée continue de 24 heures. Le filgrastim doit être dilué dans 20 mL de solution de glucose à 5 % (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

Pour la mobilisation des CSP chez les patients traités par thérapie myélosuppressive ou myéloablativesuivie d'une autogreffe de CSP

Posologie

La dose de filgrastim recommandée pour la mobilisation des CSP, utilisé seul, est de 1,0 MU/kg/jour (10 µg/kg/jour) pendant 5 à 7 jours consécutifs. Période de cytaphérèse : 1 ou 2 cytaphérèse(s) aux jours 5 et 6 sont souvent suffisantes. Dans d'autres circonstances, des

cytaphérèses supplémentaires peuvent être nécessaires. La dose de filgrastim doit être maintenue jusqu'à la dernière cytaphérèse.

Pour la mobilisation des CSP après une chimiothérapie myélosuppressive, la dose de filgrastim recommandée est de 0,5 MU/kg/jour (5 µg/kg/jour) à partir du premier jour suivant la fin de la chimiothérapie et jusqu'à ce que la date attendue du nadir soit dépassée et que le taux de neutrophiles se soit normalisé. La cytaphérèse doit être réalisée dans l'intervalle de temps où le taux de PNN est compris entre 0,5 x 109/L et 5,0 x 109/L. Une seule cytaphérèse est en général suffisante pour les patients n'ayant pas reçu de chimiothérapie intensive. Dans les autres cas, il est recommandé de procéder à des cytaphérèses supplémentaires.

Mode d'administration

Filgrastim pour la mobilisation des CSP, utilisé seul :

Le filgrastim peut être administré par perfusion continue sous-cutanée de 24 heures ou par injection sous-cutanée. En cas de perfusion, le filgrastim doit être dilué dans 20 mL de solution de glucose à 5 % (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

Filgrastim pour la mobilisation des CSP après une chimiothérapie myélosuppressive : Le filgrastim doit être administré par injection sous-cutanée.

Pour la mobilisation des CSP chez des donneurs sains en vue d'une greffe allogénique des cellulessouches progénitrices

Posologie

Pour la mobilisation des CSP chez les donneurs sains, le filgrastim doit être administré à la dose de 1,0 MU/kg/jour (10 µg/kg/jour) pendant 4 à 5 jours consécutifs. Les cytaphérèses doivent être commencées au jour 5 et poursuivies jusqu'au jour 6 si nécessaire, afin de collecter une quantité de 4 x 106 cellules CD34+ /kg de poids corporel du receveur.

Mode d'administration

Le filgrastim doit être administré par injection sous-cutanée.

Chez les patients souffrant de neutropénie chronique sévère (NCS)

Posologie

Neutropénie congénitale :

La dose initiale recommandée est de 1,2 MU/kg/jour (12 µg/kg/jour) en dose unique ou en doses fractionnées.

Neutropénie idiopathique ou cyclique :

La dose initiale recommandée est de 0,5 MU/kg/jour (5 µg/kg/jour) en dose unique ou en doses fractionnées.

Ajustement des doses :

Le filgrastim doit être administré tous les jours par injection sous-cutanée pour augmenter et maintenir le nombre des neutrophiles au-dessus de 1,5 x 109/L. Lorsque la réponse a été obtenue, la dose minimale efficace, nécessaire pour maintenir le taux de neutrophiles, doit être recherchée.

L'administration quotidienne au long cours est nécessaire pour maintenir un taux de neutrophiles adéquat. Après 1 ou 2 semaine(s) de traitement, la dose initiale peut être doublée ou diminuée de moitié selon la réponse du patient. Par la suite, la dose doit être ajustée au cas par cas toutes les 1 à 2 semaine(s) pour maintenir le taux moyen de neutrophiles entre 1,5 x 109/L et 10 x 109/L. Un protocole d'augmentation des doses plus rapide peut être envisagé chez les patients présentant des infections sévères. Lors des essais cliniques, 97 % des patients répondeurs présentaient une réponse complète à des doses ≤ 24 µg/kg/jour. La sécurité à long terme du filgrastim à des doses > 24 µg/kg/jour chez les patients atteints de neutropénie chronique sévère (NCS) n'a pas été établie.

Mode d'administration

Neutropénie congénitale, idiopathique ou cyclique : le filgrastim doit être administré par injection sous-cutanée.

Chez les patients infectés par le VIH

Posologie

Pour la correction de la neutropénie :

La dose initiale recommandée de filgrastim est de 0,1 MU/kg/jour (1 µg/kg/jour) ; elle peut être augmentée par paliers jusqu'à un maximum de 0,4 MU/kg/jour (4 µg/kg/jour) pour obtenir et maintenir un taux normal et stable de polynucléaires neutrophiles (PNN > 2,0 x 109/L). Lors des essais cliniques, plus de 90 % des patients ont été répondeurs à ces doses, avec une durée médiane de correction de la neutropénie de 2 jours.

Chez un nombre restreint de patients (< 10 %), il a été nécessaire d'administrer des doses allant jusqu'à 1,0 MU/kg/jour (10 µg/kg/jour) pour corriger la neutropénie.

Pour le maintien d'un taux normal de polynucléaires neutrophiles :

Lorsque la correction de la neutropénie a été obtenue, la dose minimale efficace pour maintenir un taux de polynucléaires neutrophiles normal doit être recherchée. Il est recommandé d'ajuster la dose initiale en administrant, un jour sur deux, 30 MU/jour (300 µg/jour). Selon la réponse du patient, un ajustement posologique supplémentaire pourra être nécessaire pour maintenir le taux moyen de polynucléaires neutrophiles à une valeur supérieure à 2,0 x 109/L. Lors des essais cliniques, des doses de 30 MU/jour (300 µg/jour), administrées 1 à 7 jours par semaine, ont été nécessaires pour maintenir un taux de PNN > 2,0 x 109/L, avec une fréquence médiane d'administration de 3 jours par semaine.

Une administration au long cours peut s'avérer nécessaire pour maintenir le taux de PNN > 2,0 x 109/L.

Mode d'administration

Correction de la neutropénie ou maintien d'un taux normal de polynucléaires neutrophiles : le filgrastim doit être administré par injection sous-cutanée.

Personnes âgées

Les essais cliniques du filgrastim ont inclus un nombre réduit de patients âgés. Cependant, aucune étude spécifique n'ayant été réalisée dans cette population de patients, aucune recommandation concernant la posologie ne peut, en conséquence, être faite.

Insuffisance rénale

Les études du filgrastim chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique sévère démontrent que les profils pharmacocinétique et pharmacodynamique sont similaires à ceux observés chez les sujets normaux. Aucun ajustement posologique n'est nécessaire dans ces conditions.

Utilisation pédiatrique en cancérologie et dans la neutropénie chronique sévère (NCS)

Soixante-cinq pour cent des patients étudiés dans le programme essai sur la NCS étaient âgés de moins de 18 ans. L'efficacité du traitement est apparue clairement pour ce groupe d'âge qui comportait essentiellement des patients atteints de neutropénie congénitale. Il n'est pas apparu de différence dans le profil de tolérance chez les patients pédiatriques traités pour une NCS.

Les données issues des études cliniques effectuées en pédiatrie indiquent que l'innocuité et l'efficacité du filgrastim sont comparables chez les adultes et les enfants recevant des chimiothérapies cytotoxiques.

Les doses recommandées chez l'enfant sont identiques à celles préconisées chez l'adulte après une chimiothérapie cytotoxique myélosuppressive.

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