Composition

(exprimée par : Comprimé)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Eltrombopag sous forme d'eltrombopag olamine25.0 mg
EXCIPIENTS
Noyau du comprimé :
Magnésium stéarate
Mannitol
Cellulose microcristalline
Povidone
Glycolate d'amidon sodique
Pelliculage du comprimé :
Hypromellose
Macrogol 400
Polysorbate 80
Titane dioxyde

Indications thérapeutiques

Revolade est indiqué dans le traitement des patients âgés de 1 an et plus présentant une thrombopénie immunologique (TI) primaire diagnostiquée depuis au moins 6 mois et réfractaire aux autres traitements (par exemple corticoïdes, immunoglobulines) (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacodynamiques).

Revolade est indiqué dans le traitement de la thrombopénie chez le patient adulte ayant une infection chronique par le virus de l'hépatite C (VHC), lorsque le degré de la thrombopénie est le principal facteur empêchant l'initiation ou limitant la possibilité de maintenir un traitement optimal à base d'interféron (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

Revolade est indiqué chez les patients adultes présentant une aplasie médullaire acquise sévère (AMS) qui sont soit réfractaires à un traitement immunosuppresseur antérieur soit lourdement pré-traités et qui ne sont pas éligibles à une transplantation de cellules souches hématopoïétiques (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

  • Thrombopénie immunologique primaire diagnostiquée depuis au moins 6 mois
  • Thrombopénie au cours d'une infection par le VHC
  • Aplasie médullaire acquise sévère

Contre-indications

Hypersensibilité à eltrombopag ou à l'un des excipients, mentionnés à la rubrique Composition.

  • Enfant de moins de 6 ans
  • Allaitement
  • Anomalie cytogénétique du chromosome 7 dans l'indication aplasie médullaire acquise sévère
  • Insuffisance hépatique dans l'indication thrombopénie immunologique primaire
  • Grossesse
  • Absence de contraception féminine efficace

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Thrombopénie immunologique chez les patients adultes et pédiatriques

La sécurité de Revolade a été étudiée dans des études poolées, contrôlées versus placebo, en double- aveugle, TRA100773A et B, TRA102537 (RAISE) et TRA113765, dans lesquelles 403 patients ont été exposés à Revolade et 179 patients au placebo, ainsi que les données des études en ouvert terminées TRA108057, TRA105325 (EXTEND) et TRA112940. Les patients ont reçu le médicament jusqu'à 8 ans (dans EXTEND). Les effets indésirables graves les plus importants étaient hépatotoxité et évènements thrombotiques/thrombo-emboliques. Les effets indésirables les plus fréquents observés chez au moins 10% des patients incluaient : nausées, diarrhée et augmentation des alanine aminotransférases.

La sécurité de Revolade dans la population pédiatrique (âgée de 1 à 17 ans) précédemment traitée pour une TI a été démontrée dans deux études. PETIT2 (TRA115450) était une étude en 2 phases, une en double-aveugle et une en ouvert, randomisée et contrôlée versus placebo. Les patients étaient randomisés selon un ratio 2/1 et ont reçu Revolade (n=63) ou du placebo (n=29) jusqu'à 13 semaines pendant la période randomisée de l'étude. PETIT (TRA108062) était une étude en 3 phases, échelonnées en cohortes, en ouvert, en double-aveugle, randomisée et contrôlée versus placebo. Les patients étaient randomisés selon un ratio 2 :1 et ont reçu Revolade (n=44) ou du placebo (n=21) jusqu'à 7 semaines. Le profil des effets indésirables était comparable à celui observé chez les adultes avec quelques effets indésirables supplémentaires marqués ? dans le tableau ci-dessous. Les effets indésirables les plus fréquents dans la population pédiatrique ayant une TI âgée de 1 an et plus (supérieur ou égal à 3% et supérieur au placebo) étaient : infection des voies respiratoires hautes, rhinopharyngite, toux, pyrexie, douleur abdominale, douleur oropharyngée, douleur dentaire et rhinorrhée.

Thrombopénie associée à l'hépatite C (VHC) chez les patients adultes

ENABLE 1 (TPL103922 n=716) et ENABLE 2 (TPL108390 n=805) étaient des études randomisées, en double-aveugle, contrôlées versus placebo, multicentriques, étudiant l'efficacité et la sécurité de Revolade chez les patients atteints d'une thrombopénie associée à une infection au VHC et qui étaient éligibles à l'initiation d'une thérapie antivirale. Dans ces études VHC, la population prise en compte pour l'évaluation de la sécurité comprenait tous les patients randomisés qui recevaient le médicament de l'étude en double-aveugle lors de la partie 2 de ENABLE 1 (traitement par Revolade n=450, traitement par placebo n=232) et ENABLE 2 (traitement par Revolade n=506, traitement par placebo n=253). Les patients étaient analysés selon le traitement reçu (population totale de sécurité dans les études en double aveugle, Revolade n=955 et placebo n=484). Les effets indésirables graves les plus importants identifiés étaient hépatotoxicité et évènements thrombotiques/thrombo-emboliques. Les effets indésirables les plus fréquents observés chez au moins 10% des patients incluaient : céphalées, anémie, diminution de l'appétit, toux, nausées, diarrhée, hyperbilirubinémie, alopécie, prurit, myalgie, pyrexie, fatigue, syndrome grippal, asthénie, frissons et œdème.

Aplasie médullaire sévère chez les patients adultes

Dans l'aplasie médullaire sévère, la sécurité d'eltrombopag a été évaluée dans une étude, en ouvert, comportant un seul bras (N=43) dans laquelle 11 patients (26%) ont été traités pendant >6 mois et 7 patients (21%) ont été traités pendant >1 an. Les effets indésirables graves les plus importants étaient neutropénie fébrile et sepsis/infection. Les effets indésirables les plus fréquents observés chez au moins 10% des patients ont inclus céphalées, sensations vertigineuses, toux, douleur oropharyngée, nausées, diarrhée, douleur abdominale, augmentation des transaminases, arthralgie, douleur dans les extrémités, fatigue et pyrexie.

Résumé des effets indésirables

Les événements indésirables des études dans la TI de l'adulte (N =763), dans la TI de l'enfant (N =171), dans le VHC (N = 1 520), dans l'AMS (N=43) et dans les notifications post-commercialisation sont listés ci-dessous, selon les classes d'organe et fréquences MedDRA. Dans chaque classe de systèmes d'organes, les effets indésirables sont classés par ordre décroissant de fréquence. La catégorie de fréquence correspondant à chaque effet indésirable repose sur la convention suivante (CIOMS III) : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100) ; rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Population des études dans la TI

Classe de systèmes d'organes Fréquence Effet indésirable
Infections et infestations Très fréquent Rhinopharyngite ?, infection des voies aériennes supérieures?
Fréquent Pharyngite, grippe, herpès buccal, pneumonie, sinusite, angine, infections de l'appareil respiratoire, gingivite
Peu fréquent Infection cutanée
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes) Peu fréquent Cancer rectosigmoïde
Affections hématologiques et du système lymphatique Fréquent Anémie, hyperéosinophilie, hyperleucocytose, thrombopénie, hémoglobine diminuée, globules blancs diminués
Peu fréquent Anisocytose, anémie hémolytique, myélocytose, numération de polynucléaires neutrophiles augmentée, présence de myélocytes, numération plaquettaire augmentée, hémoglobine augmentée
Affections du système immunitaire Peu fréquent Hypersensibilité
Troubles du métabolisme et de la nutrition Fréquent Hypokaliémie, diminution de l'appétit, augmentation de l'uricémie
Peu fréquent Anorexie, goutte, hypocalcémie
Affections psychiatriques Fréquent Trouble du sommeil, dépression
Peu fréquent Apathie, humeur modifiée, état larmoyant
Affections du système nerveux Fréquent Paresthésie, hypoesthésie, somnolence, migraine
Peu fréquent Tremblements, troubles de l'équilibre, dysesthésie, hémiparésie, migraine avec aura, neuropathie périphérique, neuropathie sensitive périphérique, troubles de la parole, neuropathie toxique, céphalées vasculaires
Affections oculaires Fréquent Sécheresse oculaire, vision floue, douleur oculaire, baisse de l'acuité visuelle
Peu fréquent Opacité lenticulaire, astigmatisme, cataracte corticale, augmentation lacrymale, hémorragie rétinienne, épithéliopathie pigmentaire rétinienne, troubles de la vision, examens de l'acuité visuelle anormaux, blépharite, kératoconjonctivite sèche
Affections de l'oreille et du labyrinthe Fréquent Douleur auriculaire, vertige
Affections cardiaques Peu fréquent Tachycardie, infarctus aigu du myocarde, troubles cardiovasculaires, cyanose, tachycardie sinusale, intervalle QT prolongé à l'électrocardiogramme
Affections vasculaires Fréquent Thrombose veineuse profonde, hématome, bouffée de chaleur
Peu fréquent Embolie, thrombophlébite superficielle, bouffée congestive
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Très fréquent Toux ?
Fréquent douleur oropharyngée, rhinorrhée ?
Peu fréquent Embolie pulmonaire, infarctus pulmonaire, inconfort nasal, bulles oropharyngées, troubles des sinus, syndrome d'apnée du sommeil
Affections gastro-intestinales Très fréquent Nausées, diarrhées ?
Fréquent Ulcération buccale, douleur dentaire?, vomissements, douleur abdominale*, hémorragies buccales, flatulence * Très fréquent dans la TI de l'enfant
Peu fréquent Sécheresse buccale, glossodynie, abdomen sensible, selles décolorées, intoxication alimentaire, selles fréquentes, hématémèse, gêne buccale
Affections hépatobiliaires Très fréquent Augmentation de l'alanine aminotransférase†
Fréquent Augmentation de l'aspartate aminotransférase†, hyperbilirubinémie, fonction hépatique anormale
Peu fréquent Cholestase, lésion hépatique, hépatite, lésion hépatique d'origine médicamenteuse
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Fréquent Eruption cutanée, alopécie, hyperhidrose, prurit généralisé, pétéchie
Peu fréquent Urticaire, dermatose, sueur froide, érythème, mélanose, troubles de la pigmentation, altération de la couleur cutanée, exfoliation cutanée
Affections musculo- squelettiques et systémiques Fréquent Myalgie, spasme musculaire, douleurs musculo-squelettiques, douleur osseuse, douleur dorsale
Peu fréquent Faiblesse musculaire
Affections du rein et des voies urinaires Fréquent Protéinurie, augmentation de la créatininémie, microangiopathie thrombotique avec insuffisance rénale‡
Peu fréquent Insuffisance rénale, leucocyturie, néphropathie lupique, nycturie, augmentation de l'urémie, augmentation du ratio protéine/créatinine dans l'urine
Affections des organes de reproduction et du sein Fréquent Ménorragie
Troubles généraux et anomalies au site d'administration Fréquent Pyrexie *, douleur thoracique, asthénie * Très fréquent dans la TI de l'enfant
Peu fréquent Sensation de chaleur, hémorragie d'un vaisseau au site de ponction, sensation de nervosité, inflammation des plaies, malaise, sensation de corps étranger
Investigations Fréquent Augmentation des phosphatases alcalines sériques
Peu fréquent Augmentation de l'albuminémie, augmentation des protéines totales, diminution de l'albuminémie, augmentation du pH urinaire
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures Peu fréquent Brûlure solaire
  • Effets indésirables supplémentaires observés dans les études pédiatriques (âgés de 1 à 17 ans).

    † Des augmentations des alanine aminotransférases et des aspartate aminotransférases peuvent survenir simultanément, mais à des fréquences plus faibles.

    ‡ Terme groupé avec les termes préférés atteinte rénale aigue et insuffisance rénale

    Population des études dans le VHC (en association avec un traitement antiviral par interféron et ribavirine)

    Classe de systèmes d'organes Fréquence Effet indésirable
    Infections et infestations Fréquent Infection urinaire, infection des voies aériennes supérieures, bronchite, rhinopharyngite, grippe, herpès buccal
    Peu fréquent Gastro-entérite, pharyngite
    Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes) Fréquent Tumeur hépatique maligne
    Affections hématologiques et du système lymphatique Très fréquent Anémie
    Fréquent Lymphopénie
    Peu fréquent Anémie hémolytique
    Troubles du métabolisme et de la nutrition Très fréquent Diminution de l'appétit
    Fréquent Hyperglycémie, perte pondérale anormale
    Affections psychiatriques Fréquent Dépression, anxiété, troubles du sommeil
    Peu fréquent Etat confusionnel, agitation
    Affections du système nerveux Très fréquent Céphalées
    Fréquent Sensations vertigineuses, troubles de l'attention, dysgueusie, encéphalopathie hépatique, léthargie, atteinte de la mémoire, paresthésie
    Affections oculaires Fréquent Cataracte, exsudats rétiniens, sécheresse oculaire, ictère oculaire, hémorragie rétinienne
    Affections de l'oreille et du labyrinthe Fréquent Vertige
    Affections cardiaques Fréquent Palpitations
    Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Très fréquent Toux
    Fréquent Dyspnée, douleur oropharyngée, dyspnée d'effort, toux productive
    Affections gastro-intestinales Très fréquent Nausées, diarrhée
    Fréquent Vomissements, ascites, douleur abdominale, douleur abdominale haute, dyspepsie, sécheresse buccale, constipation, distension abdominale, douleurs dentaires, stomatite, reflux gastro- œsophagien, hémorroïdes, abdomen sensible, varices œsophagiennes
    Peu fréquent Hémorragies des varices œsophagiennes, gastrite, stomatite aphteuse
    Affections hépatobiliaires Fréquent Hyperbilirubinémie, ictère, lésion hépatique d'origine médicamenteuse
    Peu fréquent Thrombose veineuse portale, défaillance hépatique
    Affections de la peau et du tissu sous-cutané Très fréquent Prurit
    Fréquent Eruption cutanée, sécheresse cutanée, eczéma, éruption cutanée prurigineuse, érythème, hyperhidrose, prurit généralisé, alopécie
    Peu fréquent Lésions cutanées, altération de la couleur cutanée, hyperpigmentation cutanée, sueurs nocturnes
    Affections musculo- squelettiques et systémiques Très fréquent Myalgie
    Fréquent Arthralgie, spasmes musculaires, douleur dorsale, douleurs des extrémités, douleurs musculo-squelettiques, douleur osseuse
    Affections du rein et des voies urinaires Peu fréquent Microangiopathie thrombotique avec insuffisance rénale †, dysurie
    Troubles généraux et anomalies au site d'administration Très fréquent Pyrexie, fatigue, syndrome grippal, asthénie, frissons
    Fréquent Irritabilité, douleur, malaise, réaction au site d'injection, douleur thoracique non cardiaque, œdème, œdème périphérique
    Peu fréquent Prurit au site d'injection, éruption au site d'injection, gêne au niveau thoracique
    Investigations Fréquent Augmentation de la bilirubinémie, perte de poids,globules blancs diminués, hémoglobine diminuée, numération de polynucléaires neutrophiles diminuée, augmentation de l'INR (« International Normalised Ratio »), temps de céphaline activée prolongé, augmentation du glucose dans le sang, diminution de l'albuminémie
    Peu fréquent Intervalle QT prolongé à l'électrocardiogramme

    † Terme groupé avec les termes préférés oligurie, atteinte rénale et insuffisance rénale

    Population des études dans l'AMS

    Classe de systèmes d'organes Fréquence Effet indésirable
    Affections hématologiques et du système lymphatique Fréquent Neutropénie, infarctus splénique
    Troubles du métabolisme et de la nutrition Fréquent Surcharge en fer, diminution de l'appétit, hypoglycémie, augmentation de l'appétit
    Affections psychiatriques Fréquent Anxiété, dépression
    Affections du système nerveux Très fréquent Céphalées, sensations vertigineuses
    Fréquent Syncope
    Affections oculaires Fréquent Sécheresse oculaire, cataracte, ictère oculaire, vision floue, troubles de la vision, corps flottants vitréens
    Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Très fréquent Toux, douleur oropharyngée, rhinorrhée
    Fréquent Epistaxis
    Affections gastro-intestinales Très fréquent Diarrhée, nausées, saignement gingival, douleur abdominale
    Fréquent Vésicule sur la muqueuse buccale, douleur buccale, vomissements, gêne abdominale, constipation, distension abdominale, dysphagie, selles décolorées, gonflement de la langue, troubles de la motilité gastro-intestinale, flatulence
    Affections hépatobiliaires Très fréquent Augmentation des transaminases
    Fréquent Augmentation de la bilirubine sanguine (hyperbilirubinémie), ictère
    Fréquence indéterminée Lésion hépatique d'origine médicamenteuse* *Des cas de lésions hépatiques d'origine médicamenteuse ont été rapportés chez des patients ayant une TI et infectés par le VHC
    Affections de la peau et du tissu sous-cutané Fréquent Pétéchies, éruption cutanée, prurit, urticaire, lésions cutanées, éruption maculeuse
    Fréquence indéterminée Altération de la couleur cutanée, hyperpigmentation cutanée
    Affections musculo- squelettiques et systémiques Très fréquent Arthralgie, douleurs des extrémités, spasmes musculaires
    Fréquent Douleur dorsale, myalgie, douleur osseuse
    Affections du rein et des voies urinaires Fréquent Chromaturie
    Troubles généraux et anomalies au site d'administration Très fréquent Fatigue, pyrexie, frissons
    Fréquent Asthénie, œdème périphérique, malaise
    Investigations Fréquent Augmentation des CPK (créatine phosphokinase)

    Description de certains effets indésirables

    Evénements thrombotiques/thrombo-emboliques (ETE)

    Dans 3 études cliniques contrôlées et 2 études cliniques non contrôlées, parmi les patients adultes ayant une TI recevant eltrombopag (n=446), 17 patients ont présenté un total de 19 ETE, qui ont inclus (par ordre décroissant d'incidence) : thromboses veineuses profondes (n=6), embolies pulmonaires (n=6), infarctus aigu du myocarde (n=2), accidents vasculaires cérébraux (n=2), embolies (n=1) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Dans une étude contrôlée versus placebo (n=288, population évaluable pour la tolérance), après 2 semaines de traitement dans le cadre de la préparation à des actes chirurgicaux invasifs, 6 des 143 patients adultes (4%) ayant une maladie hépatique chronique et recevant eltrombopag ont présenté 7 ETE du système veineux portal et 2 des 145 patients (1%) du groupe placebo ont présenté 3 ETE. Cinq des 6 patients traités par eltrombopag ont présenté un ETE à un taux de plaquettes >200 000/µl.

    Aucun facteur de risque spécifique n'a été identifié chez les patients ayant présenté un ETE, à l'exception d'un taux de plaquettes ≥200 000/µl (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Dans les études contrôlées chez les patients thrombopéniques infectés par le VHC (n=1 439), 38 des 955 patients (4%) traités par eltrombopag ont présenté un ETE et 6 des 484 patients (1 %) du groupe placebo ont présenté un ETE. La thrombose veineuse portale était l'ETE le plus fréquent dans les deux groupes de traitement (2% chez les patients traités par eltrombopag versus < 1% pour le placebo) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Les patients ayant un taux d'albumine bas (≤ 35 g/l) ou un score MELD ≥10 avaient un risque 2 fois plus élevé d'ETE par rapport à ceux ayant des taux plus élevés d'albumine ; les patients âgés de ≥60 ans avaient un risque 2 fois plus élevé d'ETE par rapport aux patients plus jeunes.

    Décompensation hépatique (utilisation avec l'interféron)

    Les patients ayant une infection chronique par le VHC et atteints de cirrhose peuvent être à risque de décompensation hépatique lorsqu'ils reçoivent un traitement par interféron alfa. Dans 2 études cliniques contrôlées chez les patients thrombopéniques infectés par le VHC, une décompensation hépatique (ascites, encéphalopathie hépatique, hémorragie variqueuse, péritonite bactérienne spontanée) a été rapportée plus fréquemment dans le bras eltrombopag (11%) que dans le bras placebo (6%). Chez les patients ayant un taux d'albumine bas (≤35 g/l) ou un score « MELD » ≥10 à l'initiation, il y avait un risque 3 fois plus élevé de décompensation hépatique et une augmentation du risque d'événement indésirable d'issue fatale par rapport aux patients avec une maladie hépatique moins avancée. Eltrombopag ne doit être administré à ces patients qu'après avoir évalué attentivement les bénéfices attendus par rapport aux risques. Les patients présentant ces caractéristiques doivent être étroitement surveillés par rapport aux signes et symptômes de décompensation hépatique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Hépatotoxicité

    Dans les études cliniques contrôlées dans la TI avec eltrombopag, des augmentations des taux d'ALAT, d'ASAT et de bilirubine sérique ont été observées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Ces augmentations étaient pour la plupart légères à modérées (Grade 1-2), réversible, et n'étaient accompagnées d'aucun symptôme cliniquement significatif, pouvant indiquer une fonction hépatique altérée. Au cours des 3 études contrôlées, versus placebo dans la TI de l'adulte, 1 patient dans le groupe placebo et 1 patient dans le groupe eltrombopag ont présenté une anomalie de Grade 4 des tests hépatiques. Dans deux études contrôlées versus placebo chez des patients pédiatriques (âgés de 1 à 17 ans) ayant une TI, un taux d'ALAT ≥3 x LSN a été rapporté chez 4,7% et 0% des patients respectivement dans les groupes eltrombopag et placebo.

    Dans 2 études cliniques contrôlées chez les patients infectés par le VHC, des taux d'ALAT ou ASAT ≥3 x LSN ont été rapportés chez 34% et 38% des patients respectivement dans les groupes eltrombopag et placebo. La plupart des patients recevant eltrombopag en association avec peginterféron/ribavirine présenteront une hyperbilirubinémie indirecte. De façon globale, un taux de bilirubine totale ≥1,5 x LSN a été rapporté chez 76% et 50% des patients respectivement dans les groupes eltrombopag et placebo.

    Dans une étude de phase II, comportant un seul bras, en monothérapie, dans l'AMS réfractaire, des ALAT ou ASAT >3 x LSN simultanément avec une bilirubine totale (indirecte) >1,5 x LSN ont été rapportées chez 5% des patients. Une bilirubine totale >1,5 x LSN a eu lieu chez 14% des patients.

    Thrombopénie après arrêt du traitement

    Dans les 3 études cliniques contrôlées dans la TI, des diminutions transitoires des taux de plaquettes à des valeurs inférieures à celles à l'inclusion ont été observées respectivement dans 8% et 8% des groupes eltrombopag et placebo après arrêt du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Augmentation de la réticuline dans la moelle osseuse

    Au cours du programme clinique, aucun patient n'a présenté d'anomalies cliniquement significatives de la moelle osseuse ou d'éléments cliniques qui indiqueraient un dysfonctionnement de la moelle osseuse. Chez un petit nombre de patients ayant une TI, le traitement par eltrombopag a été arrêté en raison de la réticuline dans la moelle osseuse (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Anomalies cytogénétiques

    Dans l'étude de phase II dans l'AMS réfractaire avec l'eltrombopag avec une dose de départ de 50 mg/jour (augmentation toutes les 2 semaines jusqu'à un maximum de 150 mg/jour) (ELT112523), l'incidence de nouvelles anomalies cytogénétiques a été observée chez 17,1% des patients adultes [7/41 (parmi lesquels 4 d'entre eux présentaient des modifications du chromosome 7)]. Le délai médian d'apparition d'une anomalie cytogénétique dans l'étude était de 2,9 mois.

    Dans l'étude clinique de phase II dans l'AMS réfractaire avec l'eltrombopag à une dose de 150 mg/jour (avec des modifications relatives à l'âge ou l'origine ethnique tel qu'indiqué) (ELT116826), l'incidence des anomalies cytogénétiques nouvelles a été observée chez 22,6% des patients adultes [7/31 (parmi lesquels 3 d'entre eux présentaient des modifications du chromosome 7)]. Les 7 patients avaient une cytogénétique normale à l'inclusion. Six patients ont eu des anomalies cytogénétiques au 3ème mois du traitement par eltrombopag et un patient a eu des anomalies cytogénétiques au 6ème mois.

    Hémopathies malignes

    Dans l'étude, en ouvert, comportant un seul bras dans l'AMS, un SMD a été diagnostiqué chez trois patients (7%) à la suite du traitement par eltrombopag. Dans les deux études en cours (ELT116826 et ELT116643), 1/28 patients (4%) et 1/62 patients (2%) ont été diagnostiqués avec un SMD ou une LAM, dans chaque étude.

    Déclaration des effets indésirables suspectés

    La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.

  • Rhinopharyngite
  • Infection des voies respiratoires hautes
  • Pharyngite
  • Grippe
  • Herpès oral
  • Rhinite
  • Pneumonie
  • Sinusite
  • Angine
  • Infection des voies respiratoires
  • Gingivite
  • Infection cutanée
  • Cancer rectosigmoïdien
  • Anémie
  • Hyperéosinophilie
  • Hyperleucocytose
  • Thrombopénie
  • Diminution de l'hémoglobine
  • Diminution du nombre de globules blancs
  • Anisocytose
  • Anémie hémolytique
  • Augmentation des polynucléaires neutrophiles
  • Présence de myélocytes
  • Elévation de la numération plaquettaire
  • Augmentation de l'hémoglobine
  • Hypersensibilité
  • Hypokaliémie
  • Diminution de l'appétit
  • Augmentation de l'uricémie
  • Anorexie
  • Goutte
  • Hypocalcémie
  • Trouble du sommeil
  • Dépression
  • Apathie
  • Trouble de l'humeur
  • Pleurs
  • Paresthésie
  • Hypo-esthésie
  • Somnolence
  • Migraine
  • Tremblement
  • Trouble de l'équilibre
  • Dysesthésie
  • Hémiparésie
  • Migraine avec aura
  • Neuropathie périphérique
  • Neuropathie sensitive périphérique
  • Trouble de la parole
  • Neuropathie toxique
  • Céphalée vasculaire
  • Sécheresse oculaire
  • Vision floue
  • Douleur oculaire
  • Diminution de l'acuité visuelle
  • Opacité lenticulaire
  • Astigmatisme
  • Cataracte corticale
  • Augmentation de l'activité lacrymale
  • Hémorragie rétinienne
  • Epithéliopathie pigmentaire rétinienne
  • Trouble de la vision
  • Examens de l'acuité visuelle anormaux
  • Blépharite
  • Kératoconjonctivite sèche
  • Douleur auriculaire
  • Vertige labyrinthique
  • Tachycardie
  • Infarctus aigu du myocarde
  • Trouble cardiovasculaire
  • Cyanose
  • Tachycardie sinusale
  • Prolongation de l'intervalle QT
  • Thrombose veineuse profonde
  • Hématome
  • Bouffée de chaleur
  • Embolie
  • Thrombophlébite superficielle
  • Bouffée congestive
  • Toux
  • Douleur oropharyngée
  • Rhinorrhée
  • Embolie pulmonaire
  • Infarctus pulmonaire
  • Inconfort nasal
  • Vésicule oropharyngée
  • Trouble des sinus
  • Syndrome d'apnée du sommeil
  • Nausée
  • Diarrhée
  • Ulcération buccale
  • Douleur dentaire
  • Vomissement
  • Douleur abdominale
  • Hémorragie buccale
  • Flatulence
  • Sécheresse buccale
  • Glossodynie
  • Inconfort abdominal
  • Décoloration des selles
  • Intoxication alimentaire
  • Selles fréquentes
  • Hématémèse
  • Inconfort oral
  • Augmentation des ALAT
  • Augmentation des ASAT
  • Hyperbilirubinémie
  • Fonction hépatique anormale
  • Cholestase
  • Lésion hépatique
  • Hépatite
  • Hépatite médicamenteuse
  • Eruption cutanée
  • Alopécie
  • Hyperhidrose
  • Prurit généralisé
  • Pétéchie
  • Urticaire
  • Dermatose
  • Sueur froide
  • Erythème
  • Mélanose cutanée
  • Trouble de la pigmentation
  • Décoloration cutanée
  • Exfoliation cutanée
  • Myalgie
  • Spasme musculaire
  • Douleur musculosquelettique
  • Douleur osseuse
  • Douleur dorsale
  • Faiblesse musculaire
  • Protéinurie
  • Augmentation de la créatininémie
  • Micro-angiopathie thrombotique
  • Insuffisance rénale
  • Leucocyturie
  • Néphropathie lupique
  • Nycturie
  • Augmentation de l'urémie
  • Augmentation du ratio protéine/créatinine dans l'urine
  • Ménorragie
  • Pyrexie
  • Douleur thoracique
  • Asthénie
  • Sensation de chaleur
  • Hémorragie au point de ponction veineuse
  • Sensation d'énervement
  • Inflammation des plaies
  • Malaise
  • Sensation de corps étranger
  • Augmentation de la phosphatase alcaline
  • Augmentation de l'albuminémie
  • Augmentation des protéines totales
  • Diminution de I'albuminémie
  • Augmentation du pH urinaire
  • Erythème solaire
  • Infection urinaire
  • Bronchite
  • Gastro-entérite
  • Tumeur hépatique maligne
  • Lymphopénie
  • Hyperglycémie
  • Perte anormale de poids
  • Anxiété
  • Confusion
  • Agitation
  • Céphalée
  • Sensation de vertige
  • Trouble de l'attention
  • Dysgueusie
  • Encéphalopathie hépatique
  • Léthargie
  • Altération de la mémoire
  • Cataracte
  • Exsudat rétinien
  • Ictère oculaire
  • Palpitation
  • Dyspnée
  • Dyspnée d'effort
  • Toux productive
  • Ascite
  • Douleur abdominale haute
  • Dyspepsie
  • Constipation
  • Distension abdominale
  • Stomatite
  • Reflux gastro-oesophagien
  • Hémorroïde
  • Varices oesophagiennes
  • Hémorragie digestive par rupture des varices oesophagiennes
  • Gastrite
  • Stomatite aphteuse
  • Ictère
  • Thrombose de la veine porte
  • Défaillance hépatique
  • Prurit cutané
  • Sécheresse cutanée
  • Eczéma
  • Eruption cutanée prurigineuse
  • Lésion cutanée
  • Sueur nocturne
  • Arthralgie
  • Douleur des extrémités
  • Dysurie
  • Fatigue
  • Syndrome pseudo-grippal
  • Frissons
  • Irritabilité
  • Douleur
  • Réaction au site d'injection
  • Douleur thoracique non cardiaque
  • Oedème
  • Oedème périphérique
  • Prurit au site d'injection
  • Eruption au site d'injection
  • Gêne thoracique
  • Augmentation de la bilirubinémie
  • Perte de poids
  • Diminution des neutrophiles
  • Augmentation de l'INR
  • Allongement du TCA
  • Augmentation de la glycémie
  • Neutropénie
  • Infarctus splénique
  • Surcharge martiale
  • Hypoglycémie
  • Augmentation de l'appétit
  • Syncope
  • Prurit oculaire
  • Corps flottants vitréens
  • Epistaxis
  • Saignement gingival
  • Vésicule de la muqueuse buccale
  • Douleur buccale
  • Dysphagie
  • Gonflement de la langue
  • Trouble de la motilité gastro-intestinale
  • Augmentation des transaminases
  • Eruption maculeuse
  • Hyperpigmentation cutanée
  • Chromaturie
  • Augmentation des CPK
  • Neutropénie fébrile
  • Accident vasculaire cérébral
  • Décompensation d'une insuffisance hépatique
  • Péritonite bactérienne
  • Augmentation de la réticuline dans la moelle osseuse
  • Anomalie cytogénétique
  • Syndrome myélodysplasique
  • Leucémie aiguë myéloïde

Fertilité, grossesse et allaitement


Grossesse


Il n'existe pas de données ou il existe des données limitées sur l'utilisation d'eltrombopag chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le risque potentiel chez l'homme n'est pas connu.


Revolade n'est pas recommandé pendant la grossesse.

 

Femmes en âge de procréer / Contraception chez les hommes et les femmes

Revolade n'est pas recommandé chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de contraception.

Allaitement

L'excrétion d'eltrombopag/de ses métabolites dans le lait maternel n'est pas connue. Des études chez l'animal ont montré qu'eltrombopag était susceptible d'être excrété dans le lait maternel (voir rubrique Données de sécurité précliniques) ; par conséquent, le risque chez l'enfant allaité ne peut être exclu. Une décision doit être

prise entre interrompre l'allaitement ou interrompre/ s'abstenir du traitement avec Revolade en prenant en compte le bénéfice de l'allaitement pour l'enfant au regard du bénéfice du traitement pour la mère.


Fertilité


La fertilité n'a pas été affectée chez les rats mâles et femelles à des expositions qui étaient comparables à l'exposition humaine. Cependant un risque chez l'Homme ne peut être exclu (voir rubrique Données de sécurité précliniques).


Posologie et mode d'administration

Le traitement par eltrombopag doit être initié et maintenu sous la surveillance d'un médecin spécialisé dans le traitement des maladies hématologiques ou la prise en charge de l'hépatite C et de ses complications.

Posologie

Le schéma posologique d'eltrombopag doit être individualisé sur la base du taux plaquettaire du patient. L'objectif du traitement par eltrombopag n'est pas de normaliser le taux plaquettaire.

La poudre pour suspension buvable peut entraîner une exposition plus élevée à l'eltrombopag que la forme comprimé (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Lors du changement de la forme comprimé à la forme poudre pour suspension buvable, le taux plaquettaire doit être contrôlé chaque semaine pendant 2 semaines.

Thrombopénie immunologique (primaire)

La dose la plus faible d'eltrombopag permettant d'obtenir et de maintenir un taux plaquettaire ≥50 000/µl doit être utilisée. Les adaptations posologiques sont basées sur la réponse obtenue en termes de taux plaquettaires. Eltrombopag ne doit pas être utilisé pour normaliser les taux plaquettaires. Dans les études cliniques, les taux de plaquettes ont augmenté en général dans les 1 à 2 semaines après l'initiation du traitement par eltrombopag, et diminué dans les 1 à 2 semaines après l'arrêt du traitement.

Adultes et population pédiatrique âgée de 6 à 17 ans

La dose initiale recommandée d'eltrombopag est de 50 mg une fois par jour. Pour les patients originaires d'Asie (tels que les Chinois, Japonais, Taïwanais, Coréens ou Thaïlandais), eltrombopag doit être initié à une dose réduite de 25 mg une fois par jour (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Population pédiatrique âgée de 1 à 5 ans

La dose initiale recommandée d'eltrombopag est de 25 mg une fois par jour.

Surveillance et adaptation posologique

Après la période d'initiation du traitement par eltrombopag, la dose doit être adaptée afin d'obtenir et de maintenir un taux plaquettaire ≥50 000/µl, taux nécessaire pour réduire le risque de saignements. La dose journalière ne doit pas excéder 75 mg.

L'examen clinique et les tests hépatiques doivent être régulièrement contrôlés tout au long du traitement par eltrombopag et le schéma posologique d'eltrombopag modifié en fonction du taux plaquettaire comme indiqué dans le Tableau 1. Pendant le traitement par eltrombopag, un hémogramme complet, incluant taux plaquettaire et frottis de sang périphérique doit être effectué chaque semaine, jusqu'à obtention d'un taux plaquettaire stable (≥50 000/µl pendant au moins 4 semaines). Par la suite, des hémogrammes incluant taux plaquettaire et frottis de sang périphérique doivent être réalisés mensuellement.

Tableau 1 Adaptation posologique d'eltrombopag chez les patients ayant une TI

Taux de plaquettes Adaptation de la dose ou réponse
<50 000/µl après au moins 2 semaines de traitement Augmenter la dose journalière par palier de 25mg jusqu'à un maximum de 75mg/jour*.
De ≥50 000/µl à ≤150 000/µl Utiliser la dose la plus faible d'eltrombopag et/ou du traitement concomitant pour la TI afin de maintenir un taux plaquettaire permettant d'éviter ou réduire les saignements.
De >150 000/µl à ≤250 000/µl Diminuer la dose journalière par palier de 25 mg. Attendre 2 semaines afin d'évaluer les effets de cette diminution et ? d'envisager toute adaptation ultérieure de la posologie .
>250 000/µl Arrêter eltrombopag ; augmenter la fréquence de surveillance du taux de plaquettes à deux fois par semaine. Une fois le taux de plaquettes revenu à ≤100 000/µl, réintroduire le traitement à une dose journalière réduite de 25 mg.

* Pour les patients prenant 25 mg d'eltrombopag une fois tous les deux jours, augmenter la dose à 25 mg une fois par jour.

  • Pour les patients prenant 25 mg d'eltrombopag une fois par jour, il doit être envisagé d'administrer 12,5 mg une fois par jour ou sinon une dose de 25 mg une fois tous les deux jours.

    Eltrombopag peut être administré en association à d'autres médicaments pour le traitement de la TI. Le schéma posologique des traitements concomitants pour la TI doit être modifié de manière médicalement appropriée, afin d'éviter des augmentations excessives des taux plaquettaires pendant le traitement par eltrombopag.

    Toute adaptation de posologie nécessite un délai d'attente d'au minimum 2 semaines afin d'évaluer son effet sur la réponse plaquettaire du patient avant d'envisager une nouvelle adaptation de la posologie.

    Une adaptation posologique standard d'eltrombopag, qu'il s'agisse d'une diminution ou d'une augmentation, est de 25 mg une fois par jour.

    Arrêt du traitement

    Le traitement par eltrombopag doit être interrompu si, après 4 semaines de traitement par eltrombopag à la posologie de 75 mg une fois par jour, le taux de plaquettes n'augmente pas jusqu'à un niveau suffisant permettant d'éviter les saignements cliniquement importants.

    Une évaluation clinique des patients doit être faite régulièrement et la poursuite du traitement doit être envisagée par le médecin sur une base individuelle. Chez les patients non splénectomisés, l'intérêt de la splénectomie doit être évalué. La réapparition d'une thrombopénie est possible à l'interruption du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Thrombopénie associée à l'hépatite C (VHC) chronique

    Lors de l'administration d'eltrombopag en association avec des traitements antiviraux, les Résumés des Caractéristiques des Produits de chacun des médicaments co-administrés doivent servir de référence pour obtenir l'ensemble des informations relatives à la sécurité ou les contre-indications.

    Dans les études cliniques, les taux de plaquettes ont en général commencé à augmenter dans la première semaine après l'initiation du traitement par eltrombopag.

    L'objectif du traitement par eltrombopag est d'obtenir le niveau minimum du taux de plaquettes nécessaire pour initier un traitement antiviral, en accord avec les recommandations de pratique clinique. Pendant le traitement antiviral, l'objectif du traitement par eltrombopag est de maintenir un taux plaquettaire à un niveau prévenant le risque de complications hémorragiques, normalement autour de 50 000-75 000/µl. Les taux plaquettaires >75 000/µl doivent être évités. La dose la plus faible d'eltrombopag nécessaire à l'obtention du taux plaquettaire cible doit être utilisée. Les adaptations posologiques sont basées sur la réponse obtenue en termes de taux plaquettaires.

    Schéma posologique à l'initiation du traitement

    Le traitement par eltrombopag doit être initié à la dose de 25 mg une fois par jour. Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients infectés par le VHC, originaires de l'Asie de l'Est ou ayant une insuffisance hépatique légère (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

    Surveillance et adaptation posologique

    La dose d'eltrombopag doit être adaptée par palier de 25 mg toutes les 2 semaines dans le but d'obtenir le taux plaquettaire cible requis pour initier un traitement antiviral. Le taux plaquettaire doit être contrôlé chaque semaine avant de débuter un traitement antiviral. Une chute du taux de plaquettes pouvant survenir à l'initiation du traitement antiviral, des adaptations immédiates de la dose d'eltrombopag doivent par conséquent être évitées (voir Tableau 2).

    Pendant le traitement antiviral, les doses d'eltrombopag doivent être adaptées de manière à éviter des réductions de dose de peginterféron dues à une diminution du taux plaquettaire pouvant entraîner un risque de saignement pour les patients (voir Tableau 2). Le taux de plaquettes doit être contrôlé chaque semaine pendant le traitement antiviral jusqu'à obtention d'un taux plaquettaire stable, normalement autour de 50 000-75 000/µl. Par la suite, des hémogrammes complets incluant taux plaquettaire et frottis de sang périphérique doivent être réalisés mensuellement. Des diminutions de la dose journalière par palier de 25 mg doivent être envisagées si les taux de plaquettes excèdent la valeur cible. Il est recommandé d'attendre 2 semaines pour évaluer les effets de cette diminution et d'envisager toute adaptation ultérieure de la posologie.

    La dose journalière d'eltrombopag ne doit pas excéder 100 mg.

    Tableau 2 Adaptation posologique d'eltrombopag chez les patients infectés par le VHC pendant le traitement antiviral

    Taux de plaquettes Adaptation de la dose ou réponse
    <50 000/µl après au moins 2 semaines de traitement Augmenter la dose journalière par palier de 25 mg jusqu'à un maximum de 100 mg/jour.
    De ≥50 000/µl à ≤100 000/µl Utiliser la dose la plus faible d'eltrombopag permettant d'éviter des diminutions de dose du peginterféron
    De >100 000/µl à ≤150 000/µl Diminuer la dose journalière par palier de 25 mg. Attendre 2 semaines afin d'évaluer les effets de cette diminution et d'envisager toute adaptation ultérieure de la posologie?.
    >150 000/µl Arrêter eltrombopag ; augmenter la fréquence de surveillance du taux de plaquettes à deux fois par semaine. Une fois le taux de plaquettes revenu à ≤100 000/µl, réintroduire le traitement à une dose journalière réduite de 25 mg*.
    • Pour les patients recevant 25 mg d'eltrombopag une fois par jour, la réinitialisation du traitement à une dose de 25 mg un jour sur deux doit être envisagée.

  • Le taux de plaquettes pouvant chuter à l'initiation du traitement antiviral, des diminutions immédiates de la dose d'eltrombopag doivent par conséquent être évitées.

    Arrêt du traitement

    Si après 2 semaines de traitement par eltrombopag à la posologie de 100 mg, le taux de plaquettes requis pour initier le traitement antiviral n'est pas obtenu, eltrombopag doit être arrêté.

    Le traitement par eltrombopag doit être arrêté lorsque le traitement antiviral est arrêté sauf justification contraire. Des réponses excessives du taux de plaquettes ou des anomalies hépatiques sévères nécessitent également l'arrêt d'eltrombopag.

    Aplasie médullaire sévère

    Posologie initiale

    Le traitement par eltrombopag doit être initié à la dose de 50 mg une fois par jour. Pour les patients originaires d'Asie, eltrombopag doit être initié à une dose réduite de 25 mg une fois par jour (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Le traitement ne doit pas être initié lorsque les patients présentent des anomalies cytogénétiques du chromosome 7.

    Surveillance et adaptation posologique

    La réponse hématologique nécessite une adaptation posologique, généralement jusqu'à 150 mg, et peut nécessiter jusqu'à 16 semaines après le début du traitement par eltrombopag (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). La dose d'eltrombopag doit être adaptée par palier de 50 mg toutes les 2 semaines dans le but d'obtenir le taux plaquettaire cible ≥50 000/µl. Pour les patients prenant une dose de 25 mg une fois par jour, la dose doit être augmentée à 50 mg par jour avant d'adapter la dose par palier de 50 mg. La dose journalière ne doit pas excéder 150 mg. Le bilan hématologique et les tests hépatiques doivent être contrôlés régulièrement tout au long du traitement par eltrombopag et le schéma posologique d'eltrombopag doit être modifié en fonction du taux plaquettaire comme indiqué dans le Tableau 3.

    Tableau 3 Adaptation posologique d'eltrombopag chez les patients ayant une aplasie médullaire sévère

    Taux de plaquettes Adaptation de la dose ou réponse
    <50 000/µl après au moins 2 semaines de traitement Augmenter la dose journalière par palier de 50 mg jusqu'à un maximum de 150 mg/jour. Pour les patients prenant une dose de 25 mg une fois par jour, augmenter la dose à 50 mg par jour avant d'adapter la dose par palier de 50 mg.
    De ≥50 000/µl à ≤150 000/µl Utiliser la dose la plus faible d'eltrombopag afin de maintenir le taux plaquettaire
    De >150 000/µl à ≤250 000/µl Diminuer la dose journalière par palier de 50 mg. Attendre 2 semaines avant d'évaluer les effets de cette diminution et d'envisager toute adaptation ultérieure de la posologie.
    >250 000/µl Arrêter eltrombopag ; pendant au moins une semaine. Une fois le taux de plaquettes ≤100 000/µl, réintroduire le traitement à une dose journalière réduite de 50 mg.

    Réduction de dose en fonction des réponses des trois lignées cellulaires sanguines (lymphocytes, érythrocytes, et plaquettes)

    Pour les patients qui ont obtenu une réponse des trois lignées, et qui n'ont plus besoin de transfusion, pendant une durée d'au moins 8 semaines : la dose d'eltrombopag peut être réduite de 50%.

    Si les taux restent stables après 8 semaines à la dose réduite, l'eltrombopag doit alors être interrompu et les numérations sanguines doivent être surveillées. Si le taux de plaquettes chute <30 000/µl, l'hémoglobine chute <9 g/dl ou le Nombre Absolu de Neutrophiles (NAN) est <0,5 x 109/l, eltrombopag peut être réintroduit à la dose précédemment efficace.

    Arrêt du traitement

    Si aucune réponse hématologique n'a eu lieu après 16 semaines de traitement par eltrombopag, le traitement doit être arrêté. Si de nouvelles anomalies cytogénétiques sont détectées, il faut évaluer si la poursuite du traitement par eltrombopag est nécessaire (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables). Des réponses excessives du taux de plaquettes (comme indiqué dans le Tableau 3) ou des anomalies hépatiques sévères nécessitent également l'arrêt d'eltrombopag (voir rubrique Effets indésirables).

    Populations particulières

    Insuffisance rénale

    Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients insuffisants rénaux. Eltrombopag doit être utilisé avec précaution chez les patients ayant une fonction rénale altérée, et une surveillance étroite de ces patients doit être réalisée, en contrôlant par exemple le taux de créatinine sérique et/ou en réalisant une analyse d'urine (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

    Insuffisance hépatique

    Eltrombopag ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une TI et ayant une insuffisance hépatique (score de Child-Pugh ≥5), sauf si le bénéfice escompté l'emporte sur le risque identifié de thrombose veineuse portale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Si l'utilisation d'eltrombopag est estimée nécessaire chez les patients présentant une TI et ayant une insuffisance hépatique, la dose d'initiation doit être de 25 mg une fois par jour. Après initiation d'un traitement par eltrombopag chez les patients insuffisants hépatiques, un délai de 3 semaines doit être respecté avant d'augmenter la dose.

    Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients thrombopéniques avec une infection chronique par le VHC et ayant une insuffisance hépatique légère (score de Child-Pugh ≤6). Les patients atteints d'une infection chronique par le VHC et les patients atteints d'une aplasie médullaire sévère avec une insuffisance hépatique doivent initier le traitement par eltrombopag à la dose de 25 mg une fois par jour (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Après l'initiation d'eltrombopag chez les patients ayant une insuffisance hépatique, un délai de 2 semaines doit être respecté avant d'augmenter la dose.

    Il y a un risque accru d'événements indésirables, incluant une décompensation hépatique et des événements thrombo-emboliques, chez les patients thrombopéniques ayant une maladie hépatique chronique avancée, traités par eltrombopag, soit dans le cadre de la préparation à un acte chirurgical invasif soit chez les patients infectés par le VHC recevant un traitement antiviral (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables).

    Patients âgés

    Les données sur l'utilisation d'eltrombopag chez les patients ayant une TI âgés de 65 ans et plus sont limitées et aucune donnée clinique n'est disponible chez les patients ayant une TI âgés de plus de 85 ans. Les études cliniques réalisées avec eltrombopag n'ont globalement pas révélé de différences cliniquement significatives concernant la sécurité d'eltrombopag entre les patients âgés de 65 ans et plus et les patients plus jeunes. D'autres expériences cliniques rapportées n'ont pas identifié de différences dans les réponses au traitement entre les patients âgés et les patients plus jeunes, bien qu'une exacerbation de la sensibilité ne peut être exclue chez certains patients plus âgés (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

    Les données sur l'utilisation d'eltrombopag chez les patients infectés par le VHC et les patients atteints d'une aplasie médullaire sévère âgés de plus de 75 ans sont limitées. La prudence est requise chez ces patients (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Patients originaires d'Asie

    Pour les patients originaires d'Asie (tels que les Chinois, Japonais, Taïwanais, Coréens ou Thaïlandais) y compris ceux ayant une insuffisance hépatique, le traitement par eltrombopag doit être initié à une dose de 25 mg une fois par jour (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

    La surveillance du taux plaquettaire des patients doit être maintenue et les adaptations ultérieures des doses devront suivre les critères standard.

    Population pédiatrique

    Revolade n'est pas recommandé chez les enfants de moins d'un an ayant une TI en raison de données de sécurité et d'efficacité insuffisantes. La sécurité et l'efficacité d'eltrombopag n'ont pas été établies chez les enfants et les adolescents (<18 ans) présentant une thrombopénie associée à une infection par le VHC chronique ou une aplasie médullaire sévère.

    Aucune donnée n'est disponible.

  • Mode d'administration

    Voie orale.

    Les comprimés doivent être pris au moins deux heures avant ou quatre heures après la prise de produits tels que les antiacides, produits laitiers (ou tout autre aliment contenant du calcium), ou des compléments minéraux contenant des cations polyvalents (par exemple : fer, calcium, magnésium, aluminium, sélénium et zinc) (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacocinétiques).

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