Composition

(exprimée par : Comprimé)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Mirtazapine 15.0 mg
Excipient à effet notoire : Chaque comprimé de MIRTAZAPINE MYLAN 15 mg, comprimé pelliculé contient 113,25 mg de lactose anhydre.
EXCIPIENTS
Lactose anhydre
Amidon de maïs
L-hydroxypropylcellulose
Silice colloïdale anhydre
Magnésium stéarate
Pelliculage :
Opadry jaune :
Hypromellose
Titane dioxyde
Lactose monohydraté
Macrogol 4000
Fer oxyde jaune
Jaune de quinoléine

Indications thérapeutiques

MIRTAZAPINE MYLAN est indiqué chez les adultes dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs.

  • Episode dépressif majeur

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

Association de la mirtazapine et d'inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

  • Enfant de moins de 6 ans
  • Allaitement
  • Enfant de 6 à 18 ans
  • Intolérance au lactose
  • Consommation d'alcool

Effets indésirables

Les patients dépressifs présentent un certain nombre de symptômes associés à la pathologie elle-même. Par conséquent, il est parfois difficile de distinguer les symptômes qui résultent de la maladie elle-même de ceux causés par le traitement par MIRTAZAPINE MYLAN.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés, survenant chez plus de 5 % des patients traités par la mirtazapine au cours d'études randomisées versus placebo (voir ci-dessous) sont une somnolence, une sédation, une sécheresse buccale, une prise de poids, une augmentation de l'appétit, un étourdissement et une fatigue.

Tous les essais randomisés versus placebo menés chez des patients (y compris dans des indications autres que l'épisode dépressif majeur) ont évalué les effets indésirables de la mirtazapine. La méta-analyse a étudié 20 essais portant sur une durée prévue de traitement allant jusqu'à 12 semaines et incluant 1 501 patients (134 années-patients) recevant des doses de mirtazapine allant jusqu'à 60 mg, et 850 patients (79 années-patients) recevant un placebo. Les phases d'extension de ces essais ont été exclues de l'analyse afin d'assurer la comparabilité avec le traitement par placebo.

Le tableau 1 présente l'incidence par catégorie des effets indésirables survenus dans les essais cliniques avec une fréquence statistiquement significativement plus élevée sous mirtazapine que sous placebo, ainsi que les effets indésirables spontanément rapportés. Les fréquences des effets indésirables spontanément rapportés se fondent sur le taux de signalement de ces évènements au cours des essais cliniques. La fréquence des effets indésirables spontanément rapportés pour lesquels aucun cas n'a été observé sous mirtazapine au cours des essais cliniques randomisés versus placebo, a été classée comme « indéterminée ».

Tableau 1. Effets indésirables de la MIRTAZAPINE MYLAN

Classe anatomique et fonctionnelle Très fréquent (≥ 1/10) Fréquent (≥ 1/100, < 1/10) Peu fréquent
(≥ 1/1000, < 1/100)
Rare (≥ 1/10000, < 1/1000) Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles)
Affections hématologiques et du système lymphatique Aplasie médullaire (granulocytopénie, agranulocytose, anémie arégénérative, thrombocytopénie) Eosinophilie
Affections endocriniennes Sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique Hyperprolactinémie (et les symptômes associés galactorrhée et gynécomastie)
Troubles du métabolisme et de la nutrition Augmentation de l'appétit1 Prise de poids1 Hyponatrémie
Affections psychiatriques Rêves anormaux Confusion Anxiété2, 5 Insomnie3, 5 Cauchemars2 Accès maniaques Agitation2 Hallucinations Agitation psychomotrice (dont akathisie, hyperkinésie) Agressivité Idées suicidaires6 Comportement suicidaire6 Somnambulisme
Affections du système nerveux Somnolence1, 4 Sédation1, 4 Céphalée2 Léthargie1 Sensations vertigineuses Tremblements Paresthésies2 Syndrome des jambes sans repos Syncope Myoclonies Convulsions (crises) Syndrome sérotoninergique Paresthésies orales Dysarthrie
Affections vasculaires Hypotension orthostatique Hypotension2
Affections gastro-intestinales Sécheresse de la bouche Nausées3 Diarrhée2 Vomissements2 Constipation1 Hypoesthésie orale Pancréatite Œdème de la sphère buccale Augmentation de la salivation
Affections hépatobiliaires Elévation des transaminases sériques
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Exanthème2 Syndrome de   Stevens-Johnson
Dermatite bulleuse
Erythème polymorphe
Syndrome de Lyell
Affections musculo-squelettiques et systémiques Arthralgies Rhabdomyolyse
Myalgies
Rachialgies1
Affections du rein et des voies urinaires Rétention d'urine
Troubles généraux et anomalies au site d'administration Œdème périphérique1 Fatigue Œdème généralisé Œdème localisé
Investigations Elévation de la créatine-kinase

1Au cours des essais cliniques, ces évènements sont survenus avec une fréquence statistiquement significative plus élevée au cours du traitement par la mirtazapine qu'avec le placebo.

2Au cours des essais cliniques, ces évènements sont survenus plus fréquemment pendant le traitement par le placebo qu'avec la mirtazapine, mais sans différence statistiquement significative.

3Au cours des essais cliniques, ces évènements sont survenus avec une fréquence statistiquement significative plus élevée au cours du traitement par le placebo qu'avec la mirtazapine.

4N.B. une diminution de dose n'entraîne généralement pas une réduction de la somnolence/sédation, mais peut compromettre l'efficacité antidépressive.

5Au cours d'un traitement par antidépresseur en général, une anxiété et une insomnie (qui peuvent être des symptômes de la dépression) peuvent apparaître ou s'aggraver. Cela a par ailleurs été rapporté au cours d'un traitement par mirtazapine.

6Des cas d'idées et de comportements suicidaires ont été rapportés pendant un traitement par la mirtazapine, ou peu après son arrêt (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les analyses de laboratoire effectuées au cours des essais cliniques ont montré des élévations transitoires des transaminases et des gamma-glutamyl-transférases (cependant, aucune augmentation de fréquence statistiquement significative des effets indésirables associés n'a été rapportée sous mirtazapine comparativement au placebo).

Population pédiatrique

Les effets indésirables suivants ont été fréquemment observés au cours des études cliniques chez l'enfant : prise de poids, urticaire et hypertriglycéridémie (voir également la rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

  • Aplasie médullaire
  • Granulocytopénie
  • Agranulocytose
  • Anémie arégénérative
  • Thrombocytopénie
  • Eosinophilie
  • Sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique
  • Hyperprolactinémie
  • Galactorrhée
  • Gynécomastie
  • Hyponatrémie
  • Augmentation de l'appétit
  • Prise de poids
  • Rêves anormaux
  • Confusion
  • Anxiété
  • Insomnie
  • Cauchemars
  • Accès maniaque
  • Agitation
  • Hallucinations
  • Agitation psychomotrice
  • Akathisie
  • Hyperkinésie
  • Agressivité
  • Idée suicidaire
  • Comportement suicidaire
  • Somnambulisme
  • Somnolence
  • Sédation
  • Céphalée
  • Léthargie
  • Sensation vertigineuse
  • Tremblement
  • Paresthésie
  • Syndrome des jambes sans repos
  • Syncope
  • Myoclonie
  • Convulsions
  • Syndrome sérotoninergique
  • Paresthésie orale
  • Dysarthrie
  • Hypotension orthostatique
  • Hypotension
  • Sécheresse de la bouche
  • Nausée
  • Diarrhée
  • Vomissement
  • Constipation
  • Hypo-esthésie orale
  • Pancréatite
  • Oedème de la sphère buccale
  • Augmentation de la salivation
  • Elévation des transaminases
  • Exanthème
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Dermatite bulleuse
  • Erythème polymorphe
  • Syndrome de Lyell
  • Arthralgie
  • Myalgie
  • Rachialgie
  • Rhabdomyolyse
  • Rétention urinaire
  • Oedème périphérique
  • Fatigue
  • Oedème généralisé
  • Oedème localisé
  • Elévation de la CPK
  • Elévation des gamma-glutamyl transférases
  • Etourdissement
  • Fièvre
  • Maux de gorge
  • Stomatite
  • Ictère

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les données limitées concernant l'utilisation de la mirtazapine chez la femme enceinte ne montrent pas d'augmentation du risque de malformations congénitales. Des études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène cliniquement significatif, cependant une toxicité sur le développement a été observée (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Des données épidémiologiques suggèrent que l'utilisation d'ISRS pendant la grossesse, en particulier en fin de grossesse, pourrait augmenter le risque d'hypertension artérielle pulmonaire persistante (HTAP) du nouveau-né. Bien qu'aucune étude n'ait étudié l'existence d'une association entre HTAP et traitement par mirtazapine, ce risque potentiel ne peut être exclu, compte tenu du mécanisme d'action impliqué (augmentation des concentrations de sérotonine).

MIRTAZAPINE MYLAN doit être prescrit avec prudence chez la femme enceinte. Si MIRTAZAPINE MYLAN est utilisé jusqu'à la naissance ou peu avant, une surveillance post-natale du nouveau-né est recommandée afin de rechercher de possibles réactions de sevrage.

Allaitement

Les études chez l'animal et des données limitées chez l'homme ont montré que la mirtazapine n'était excrétée dans le lait maternel qu'en très faibles quantités. La décision de poursuivre ou non l'allaitement ou le traitement par MIRTAZAPINE MYLAN doit être prise en tenant compte, d'une part du bénéfice de l'allaitement maternel pour l'enfant, et d'autre part du bénéfice du traitement par MIRTAZAPINE MYLAN pour la mère.

Fertilité

Des études non cliniques de toxicité sur la reproduction menées chez l'animal n'ont pas montré d'effet sur la fertilité.

Posologie et mode d'administration

Posologie

Adultes

La dose journalière efficace est habituellement comprise entre 15 et 45 mg ; la dose de départ est de 15 ou 30 mg.

En général, les effets de la mirtazapine commencent à apparaître après 1 à 2 semaines de traitement. Un traitement à posologie adaptée devrait en théorie conduire à une réponse positive en 2 à 4 semaines. Si la réponse est insuffisante, la posologie pourra être augmentée jusqu'à la dose maximale. Si aucune réponse n'est constatée au cours des 2 à 4 semaines suivantes, le traitement devra être arrêté.

Les patients présentant une dépression doivent être traités pendant une période suffisante d'au moins 6 mois pour assurer la disparition complète des symptômes.

Il est recommandé d'arrêter le traitement par la mirtazapine progressivement afin d'éviter les symptômes de sevrage (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Sujets âgés

La dose recommandée est la même que chez l'adulte. Toute augmentation de posologie chez le sujet âgé impose une surveillance particulière pour obtenir une réponse clinique satisfaisante et bien tolérée.

Insuffisance rénale

La clairance de la mirtazapine peut être diminuée chez les patients atteints d'une insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine < 40 ml/min). Ceci est à prendre en compte lorsque MIRTAZAPINE MYLAN est prescrit à cette catégorie de patients (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Insuffisance hépatique

La clairance de la mirtazapine peut être diminuée chez les patients atteints d'insuffisance hépatique. Ceci doit être pris en compte lorsque MIRTAZAPINE MYLAN est prescrit à cette catégorie de patients, en particulier chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, qui n'ont pas fait l'objet d'études spécifiques (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Population pédiatrique

MIRTAZAPINE MYLAN ne devrait pas être utilisé chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans car son efficacité n'a pas été démontrée au cours des deux études cliniques à court terme (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques) et pour des raisons de sécurité d'emploi (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi, Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques).

Mode d'administration

La demi-vie d'élimination de la mirtazapine étant de 20 à 40 heures, MIRTAZAPINE MYLAN peut être administré en une prise quotidienne unique. Il doit être pris de préférence en une prise unique le soir au coucher. MIRTAZAPINE MYLAN peut également être administré en deux prises (une le matin et une au coucher, la dose la plus importante devant être prise au coucher).

Le comprimé doit être pris par voie orale, avec du liquide, et être avalé sans être mâché.

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