Composition

(exprimée par : Gélule)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Milnacipran chlorhydrate (quantité correspondant à milnacipran base : 43,55 mg)50.0 mg
Excipient à effet notoire : sodium : ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par gélule, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
EXCIPIENTS
Calcium hydrogénophosphate anhydre
Croscarmellose sodique
Silice colloïdale anhydre
Magnésium stéarate
Talc
Composition de l'enveloppe de la gélule :
Tête : (couleur rouille) :
Titane dioxyde
Fer oxyde rouge
Gélatine
Corps : (couleur rose) :
Titane dioxyde
Fer oxyde rouge
Fer oxyde jaune
Gélatine

Indications thérapeutiques

Traitement des épisodes dépressifs majeurs (c'est‑à‑dire caractérisés) de l'adulte.

  • Episode dépressif majeur

Contre-indications

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les cas suivants :

·hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition ;

·association avec les IMAO irréversibles (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) ;

·allaitement ;

·hypertension non contrôlée, maladie coronarienne sévère ou instable, car les augmentations de la tension artérielle ou de la fréquence cardiaque peuvent aggraver ces pathologies sous‑jacentes.

  • Allaitement
  • Hypertension artérielle non contrôlée
  • Coronaropathie sévère
  • Coronaropathie non contrôlée
  • Enfant de moins de 6 ans
  • Consommation d'alcool
  • Enfant de 6 à 18 ans
  • Grossesse
  • Absence de contraception féminine efficace

Effets indésirables

Les effets indésirables observés durant le traitement par le milnacipran sont surtout notés durant la première voire les deux premières semaines du traitement et s'estompent par la suite, parallèlement à l'amélioration de l'épisode dépressif.

Le tableau ci‑dessous présente les événements indésirables pour lesquels une relation causale n'a pas été « exclue », qui ont été observés dans 13 études cliniques, dont 5 études contrôlées versus placebo (incluant au total 3 059 patients - 2 557 sous milnacipran et 502 sous placebo) menées chez des patients présentant une dépression.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patients déprimés traités par milnacipran dans les études cliniques ont été des nausées et des céphalées.

Tableau des effets indésirables

Estimation de la fréquence :

Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Aucun effet indésirable n'est de fréquence « très rare », la colonne « très rare » n'est donc pas présente dans le tableau.

Très fréquent (≥ 10 %) Fréquent (≥ 1 % à 10 %) Peu fréquent
(≥ 0,1 % à 1 %)
Rare (< 0,1 %) Fréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatique
Ecchymoses (1) (3) Saignements cutanéo-
muqueux (1) (3)
Affections du système immunitaire
Hypersensibilité Choc anaphylactique
Affections endocriniennes
Sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Hyperlipidémie
Perte de poids
Hyponatrémie(1) (3)
Affections psychiatriques
Agitation
Anxiété
Dépression
Troubles du comportement alimentaire
Troubles du sommeil
Comportement suicidaire
Attaque de panique
Confusion
Délire
Hallucinations
Manie
Diminution de la libido
Cauchemars
Idées suicidaires
Déréalisation
Pensées anormales
Trouble psychotique
Agressivité
Affections du système nerveux
Céphalées Migraine
Tremblement
Etourdissements
Dysesthésie
Somnolence
Troubles de la mémoire
Akathisie
Troubles de l'équilibre
Dysgueusie
Syncope
Accident vasculaire cérébral
Dyskinésie
Parkinsonisme
Convulsions
Syndrome sérotoninergique(1) (*) Convulsion (1) (2)
Affections oculaires
Sécheresse oculaire
Douleur oculaire
Mydriase
Troubles de l'accommodation
Vision floue
Perte d'acuité visuelle
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Acouphènes
Vertiges
Affections cardiaques
Tachycardie
Palpitations
Arythmies
Bloc de branche
Extrasystoles
Infarctus du myocarde
Angor Cardiomyopathie de Takotsubo
Affections vasculaires
Bouffées vasomotrices
Hypertension
Syndrome de Raynaud
Hypotension
Hypotension orthostatique
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Toux
Dyspnée
Sécheresse nasale
Affection pharyngée
Affections gastro-intestinales
Nausées Constipation
Diarrhée
Douleur abdominale
Dyspepsie
Vomissements
Bouche sèche
Colite
Gastrite
Troubles de la motilité gastro-intestinale
Gêne abdominale
Météorisme
Ulcère gastro-duodénal
Hémorroïdes
Stomatite
Affections hépatobiliaires
Augmentation des enzymes hépatiques Hépatite
Atteinte hépatocellulaire
Hépatites cytolytiques (1)
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Prurit
Rash
Hyperhidrose
Urticaire
Dermatite
Dermatose
Réaction de photosensibilité Syndrome de Stevens-Johnson
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Douleurs musculo-squelettiques Raideur musculaire
Myalgies
Affections du rein et des voies urinaires
Dysurie
Pollakiurie
Chromaturie
Incontinence urinaire
Rétention urinaire
Affections des organes de reproduction et du sein
Troubles de l'éjaculation Dysfonction Erectile
Douleur testiculaire
Aménorrhée
Ménorragie
Troubles menstruels
Métrorragie
Affection prostatique
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fatigue Pyrexie 
Douleur thoracique
Frissons
Sensation d'état anormal
Malaise

(1) fréquence estimée à partir des effets indésirables rapportés lors de la surveillance post‑commercialisation ; non observé dans le groupe placebo des essais cliniques contrôlés.

(2) en particulier chez les patients ayant des antécédents d'épilepsie.

(3) voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.

(*) Un syndrome sérotoninergique, en particulier lorsque le milnacipran est associé à d'autres médicaments (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions), se caractérise par au moins trois symptômes incluant des modifications de l'état psychiatrique et du comportement (excitation, confusion, anxiété, agitation, délire et nervosité), une dysfonction motrice (tremblement, raideur, myoclonies, hyperréflexie et ataxie), une hypotension ou hypertension et des symptômes autonomes tels qu'hypersudation, fièvre, frissons et diarrhée peuvent survenir.

Des cas d'idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par milnacipran ou peu après son arrêt (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Syndrome de sevrage

Quelques cas de potentiels symptômes de sevrage ont été rapportés après l'interruption du traitement par milnacipran.

Généralement, pour les ISRS et les IRSN les symptômes sont de nature légère à modérée et spontanément résolutifs, cependant chez certains patients, ils peuvent être d'intensité sévère et/ou se prolonger. Il est donc recommandé, lorsqu'un traitement par milnacipran n'est plus nécessaire, de diminuer progressivement la posologie (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi).

Effets indésirables rapportés après la commercialisation dans l'indication dépression (fréquence indéterminée)

Certains effets indésirables rapportés après la commercialisation chez les patients dépressifs sont liés à la nature même de la maladie dépressive :

· levée de l'inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire ;

· inversion de l'humeur avec apparition d'épisodes maniaques ;

· réactivation d'un délire chez les sujets psychotiques ;

· manifestations paroxystiques d'angoisse (pour les antidépresseurs psychostimulants).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

  • Ecchymose
  • Saignement cutanéomuqueux
  • Hypersensibilité
  • Choc anaphylactique
  • Sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique
  • Hyperlipidémie
  • Perte de poids
  • Hyponatrémie
  • Agitation
  • Anxiété
  • Dépression
  • Troubles de l'alimentation
  • Trouble du sommeil
  • Comportement suicidaire
  • Attaque de panique
  • Confusion
  • Délire
  • Hallucination
  • Manie
  • Diminution de la libido
  • Cauchemars
  • Idée suicidaire
  • Déréalisation
  • Pensée anormale
  • Trouble psychotique
  • Agressivité
  • Céphalée
  • Migraine
  • Tremblement
  • Etourdissement
  • Dysesthésie
  • Somnolence
  • Trouble de la mémoire
  • Akathisie
  • Trouble de l'équilibre
  • Dysgueusie
  • Syncope
  • Accident vasculaire cérébral
  • Dyskinésie
  • Parkinsonisme
  • Convulsions
  • Syndrome sérotoninergique
  • Excitation
  • Nervosité
  • Raideur
  • Myoclonie
  • Hyperréflexie
  • Ataxie
  • Sécheresse oculaire
  • Douleur oculaire
  • Mydriase
  • Trouble de l'accommodation
  • Vision floue
  • Perte d'acuité visuelle
  • Acouphène
  • Vertige
  • Tachycardie
  • Palpitation
  • Arythmie
  • Bloc de branche
  • Extrasystole
  • Infarctus du myocarde
  • Angor
  • Cardiomyopathie de Takotsubo
  • Bouffée vasomotrice
  • Hypertension
  • Syndrome de Raynaud
  • Hypotension
  • Hypotension orthostatique
  • Toux
  • Dyspnée
  • Sécheresse nasale
  • Affection pharyngée
  • Nausée
  • Constipation
  • Diarrhée
  • Douleur abdominale
  • Dyspepsie
  • Vomissement
  • Bouche sèche
  • Colite
  • Gastrite
  • Trouble de la motilité gastro-intestinale
  • Gêne abdominale
  • Météorisme
  • Ulcère gastro-intestinal
  • Hémorroïde
  • Stomatite
  • Augmentation des enzymes hépatiques
  • Hépatite
  • Atteinte hépatocellulaire
  • Hépatite cytolytique
  • Prurit cutané
  • Rash cutané
  • Hyperhidrose
  • Urticaire
  • Dermatite
  • Dermatose
  • Réaction de photosensibilité
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Douleur musculosquelettique
  • Raideur musculaire
  • Myalgie
  • Dysurie
  • Pollakiurie
  • Chromaturie
  • Incontinence urinaire
  • Rétention urinaire
  • Trouble de l'éjaculation
  • Dysfonction érectile
  • Douleur testiculaire
  • Aménorrhée
  • Ménorragie
  • Trouble menstruel
  • Métrorragie
  • Trouble prostatique
  • Fatigue
  • Pyrexie
  • Douleur thoracique
  • Frissons
  • Etat anormal
  • Malaise
  • Symptômes de sevrage
  • Levée de l'inhibition psychomotrice
  • Risque suicidaire
  • Inversion de l'humeur
  • Manifestations paroxystiques d'angoisse
  • Réactivation d'un délire

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les données concernant l'utilisation du milnacipran chez la femme enceinte sont insuffisantes. Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Un risque a été rapporté pour le nouveau‑né en cas d'exposition aux inhibiteurs de la recapture de la sérotonine au cours de la grossesse et peut correspondre, soit à un syndrome de sevrage, soit à une toxicité de la sérotonine : tachypnée, difficulté à s'alimenter, tremblements, hypertonie ou hypotonie, troubles du sommeil, hyperexcitabilité ou plus rarement pleurs persistants. Tous ces signes apparaissent dans les premiers jours de vie et sont généralement de courte durée et non sévères.

En conséquence, l'utilisation du milnacipran n'est pas recommandée pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de contraception.

Allaitement

En raison d'un faible passage du milnacipran dans le lait maternel, l'allaitement est contre‑indiqué.

Fertilité

Le milnacipran affecte la fertilité chez le rat et induit une létalité embryonnaire sans marge de sécurité (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Aucune donnée concernant l'effet du milnacipran sur la fertilité n'est disponible chez l'homme.

Posologie et mode d'administration

Posologie et mode d'administration

La dose recommandée est de 100 mg par jour, répartie en deux prises de 50 mg, 1 gélule le matin et 1 gélule le soir à prendre de préférence au cours des repas.

Dans ce cas, utiliser des gélules à 50 mg.

Chez le sujet âgé : une adaptation posologique n'est pas nécessaire tant que la fonction rénale est normale (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Chez l'insuffisant rénal : une adaptation posologique est nécessaire. Il est recommandé de réduire la posologie à 50 ou 25 mg en fonction du degré d'altération de la fonction rénale (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Dans ce cas, utiliser des gélules à 25 mg.

L'adaptation posologique suivante est recommandée :

Clairance créatinine (Clcr) (ml/mn) Posologie/24 h
Clcr ≥ 60 50 mg x 2
60 > Clcr ≥ 30 25 mg x 2
30 > Clcr ≥ 10 25 mg

Durée de traitement

Le traitement par antidépresseur est symptomatique.

Comme lors de tout traitement antidépresseur, l'efficacité du milnacipran apparaît seulement après un certain délai pouvant varier de 1 à 3 semaines.

Le traitement d'un épisode est de plusieurs mois (habituellement de l'ordre de 6 mois) afin de prévenir les risques de rechute de l'épisode dépressif.

Le traitement par le milnacipran doit être interrompu progressivement.

Traitements psychotropes associés

L'adjonction d'un traitement sédatif ou anxiolytique peut être utile en début de traitement, afin de couvrir la survenue ou l'aggravation de manifestations d'angoisse.

Toutefois, les anxiolytiques ne protègent pas forcément de la levée de l'inhibition.

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