Composition

(exprimée par : Comprimé)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Acétate de nomégestrol 3.75 mg
Excipient : lactose monohydraté
EXCIPIENTS
Lactose monohydraté
Cellulose microcristalline
Glycérol palmitostéarate
Silice colloïdale anhydre
Crospovidone

Indications thérapeutiques

En association à un estrogène dans le cadre d'un Traitement Hormonal Substitutif (THS), chez des femmes ménopausées et non hystérectomisées.

  • Ménopause

Contre-indications

·         Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

·         Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédents de cancer du sein ;

·         Tumeurs malignes estrogéno-dépendantes connues ou suspectées (exemple: cancer de l'endomètre) ;

·         Hémorragie génitale non diagnostiquée ;

·         Hyperplasie endométriale non traitée ;

·         Antécédent de thrombo-embolie veineuse ou thrombo-embolie en cours (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;

·         Affections thrombophiliques connues (telles que déficits en protéine C, en protéine S ou en antithrombine, voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) ;

·         Pathologie thrombo‑embolique active ou récente (exemple: angor, infarctus du myocarde) ;

·         Affection hépatique aiguë ou antécédents d'affection hépatique, jusqu'à normalisation des tests hépatiques ;

·         Porphyrie ;

·         Existence ou antécédents de méningiomes.

  • Cancer du sein
  • Antécédent de cancer du sein
  • Tumeur estrogénodépendante
  • Hémorragie génitale non diagnostiquée
  • Hyperplasie endométriale non traitée
  • Antécédent d'accident thrombo-embolique veineux
  • Thrombo-embolie
  • Thrombophilie
  • Affection hépatique aiguë
  • Antécédent d'affection hépatique jusqu'à normalisation des tests hépatiques
  • Porphyrie
  • Grossesse
  • Méningiome
  • Antécédent de méningiome
  • Intolérance au galactose
  • Syndrome de malabsorption du glucose
  • Syndrome de malabsorption du galactose
  • Déficit en lactase
  • Allaitement

Effets indésirables

Lors des essais cliniques de phase III avec 3,75 mg d'acétate de nomégestrol associé à 1,5 mg d'estradiol, les effets indésirables les plus fréquemment rencontrés (≥ 10 %) ont été des mastodynies, des spottings et des saignements intercurrents. Ces effets sont habituellement ceux observés lors des traitements hormonaux de la ménopause.

Les effets indésirables suivants ont été observés lors des études de phase III à des fréquences inférieures à 10 %.

Les effets indésirables sont répertoriés par classes de systèmes organes en appliquant les conventions suivantes: très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 ; < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 ; < 1/100), rare (≥ 1/10 000 ; < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Système

Effets indésirables fréquents

>1/100 <1/10

Effets indésirables peu fréquents
>1/1 000 <1/100

Effets indésirables très rares
< 1/10000

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)

 

tumeur bénigne du sein, aggravation de fibromes utérins

 

méningiomes

Affections des organes de reproduction et du sein

dysménorrhée, ménorragies, troubles menstruels, leucorrhées

polype utérin, endométriose, candidose vaginale, augmentation du volume mammaire

 

Affections gastro-intestinales

douleurs abdominales, gonflement abdominal, nausées

vomissements, constipation, diarrhée

 

 

Affections du système nerveux

céphalées

migraine, vertiges

 

Affections musculo squelettiques et systémiques

crampes musculaires, douleurs dans les membres

 

arthralgie

 

Affections psychiatriques

anxiété, dépression

 

 

Affections vasculaires

 

thrombose veineuse superficielle ou profonde, thrombophlébite, hypertension artérielle

 

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

 

oedème périphérique, asthénie, augmentation de l'appétit

 

Investigations

 

Prise de poids

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

 

rash cutané, prurit, alopécie

 

Affections hépato-biliaires

 

tests hépatiques anormaux

 

Cancer du sein

Les résultats d'un grand nombre d'études épidémiologiques et d'une étude randomisée versus placébo, l'étude WHI, montrent que le risque de cancer du sein est 2 fois plus élevé chez une femme traitée par une association estrogène/progestatif pendant plus de 5 ans.

L'augmentation du risque chez les femmes utilisant des estrogènes seuls est sensiblement inférieure à celui observé chez les utilisatrices d'associations estrogène/progestatif.

Le niveau de risque dépend de la durée d'utilisation (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

Les résultats de la plus grande étude épidémiologique (MWS) et de la plus grande étude randomisée versus placebo (WHI) sont présentés ci-dessous :

Etude MWS - Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 5 ans d'utilisation d'une association oestrogène/progestatif :

Tranche d'âge (années)

Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 patientes n'ayant jamais utilisé de THS sur une période de 5 ans

Risque relatif (RR) et IC 95 %

Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 patientes utilisatrices de THS sur une période de plus de 5 ans (IC 95 %)

Estrogènes seuls

50-65

9-12

1.2

1-2 (0-3)

Association estrogène/progestatif

50-65

9-12

1.7

6(5-7)

Risque relatif global : le risque relatif n'est pas constant mais augmente avec la durée d'utilisation.

Remarque : comme l'incidence du cancer du sein diffère selon les pays d'Europe, le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein change également proportionnellement.

Etude WHI - Risque supplémentaire de cancer du sein après 5 ans d'utilisation :

Tranche d'âge (années)

Incidence pour 1000 femmes

par rapport au groupe placebo sur 5 ans

Risque relatif et IC 95%

Nombre de cas supplémentaires pour 1000 patientes traitées par THS sur 5 ans (IC 95%)

Estrogènes seuls (CEE : estrogènes conjugués équins)

50-79

21

0.8 (0.7-1.0)

-4 (-6-0)*3

Association estrogène/progestatif (CEE+MPA)

50-79

17

1.2 (1.0-1.5)

+4 (0-9)

Lorsque l'analyse a été limitée aux femmes n'ayant pas pris de THS avant l'étude, il n'y avait pas de risque accru apparent au cours des 5 premières années de traitement : après 5 ans, le risque était plus élevé que chez les non-utilisatrices.

Cancer de l'endomètre

Femmes ménopausées non hystérectomisées :

Chez les femmes non-hystérectomisées n'utilisant pas de THS, le risque de survenue d'un cancer de l'endomètre est de 5 pour 1 000.

Chez les femmes non-hystérectomisées, l'utilisation d'un THS composé uniquement d'estrogènes n'est pas recommandée car le risque de survenue du cancer de l'endomètre est augmenté (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

Selon les études épidémiologiques, l'augmentation du risque de cancer de l'endomètre varie de 5 à 55 cas supplémentaires pour 1 000 femmes âgées de 50 à 65 ans. Ce risque varie en fonction de la durée d'utilisation des oestrogènes et de la dose d'oestrogène.

L'association d'un progestatif à l'oestrogène pendant au moins 12 jours par cycle peut prévenir l'augmentation de ce risque.

Dans l'étude WHS, le risque de survenue de cancer de l'endomètre n'est pas augmenté chez les femmes lors de l'utilisation séquentielle ou combinée d'un THS pendant 5 ans (risque relatif à 1.0 (0.8‑1.2)).

Cancer de l'ovaire

L'utilisation sur le long terme d'un THS (estrogène seul ou en association à un progestatif) a été associé à une légère augmentation du risque de survenue de cancer de l'ovaire. L'étude MWS montre que l'utilisation d'un THS pendant 5 ans, entraine la survenue d'1 cas supplémentaire de cancer de l'ovaire chez une femme sur 2 500.

Maladie thrombo-embolique veineuse

Le risque de développer une maladie thrombo-embolique veineuse telle que thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire est 1,3 à 3 fois plus élevé chez les femmes sous TSH que chez les non utilisatrices. La survenue d'un tel évènement est plus probable dans la première année d'utilisation du THS (chapitre Mises en garde et précautions d'emploi).

Résultat de l'étude WHI - Risque supplémentaire de maladie thrombo-embolique veineuse sur 5 ans d'utilisation

Tranche d'âge

Incidence pour 1000 femmes

par rapport au groupe placebo sur 5 ans

Risque relatif et IC 95%

Nombre de cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS

Estrogène seul par voie orale (étude chez des femmes non-hystérectomisées)

50-59

7

1.2 (0.6-2.4)

1 (-3-10)

Association estrogène-progestatif par voie orale

50-59

4

2.3 (1.2-4.3)

5 (1-13)

Infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral

Le risque de survenue d'une maladie coronarienne est légèrement augmenté chez les utilisatrices de THS associant estrogène et progestatif, au-delà de l'âge de 60 ans (chapitre Mises en garde et précautions d'emploi).

Le risque relatif de survenue d'un AVC est 1,5 fois plus élevé lors de l'utilisation d'oestrogènes seuls ou en association à un progestatif. Le risque d'accident vasculaire hémorragique n'est pas augmenté au cours de l'utilisation d'un THS.

Ce risque relatif n'est pas dépendant de l'âge ou de la durée d'utilisation. Cependant, comme le risque de base est fortement dépendant de l'âge, le risque global d'accident vasculaire chez les femmes qui utilisent un THS augmentera avec l'âge (voir chapitre Mises en garde et précautions d'emploi).

Résultat des études WHI - Risque supplémentaire d'accident ischémique cérébral sur 5 ans d'utilisation (pas de différenciation faite entre les accidents vasculaires ischémiques et hémorragiques)

Tranche d'âge (années)

Incidence pour 1000 femmes par rapport au groupe placebo sur 5 ans

Risque relatif et IC 95%

Cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS sur 5 ans

50-59

8

1.3 (1.1-1.6)

3 (1-5)

D'autres effets indésirables ont été rapportés lors de traitement associant estrogènes et progestatif :

·         affections biliaires ;

·         troubles cutanés et sous-cutanés: chloasma, érythème polymorphe, érythème noueux; purpura vasculaire ;

·         probable démence après l'âge de 65 ans (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Méningiomes

Des cas de méningiomes (simples et multiples) ont été rapportés en cas d'utilisation prolongée (plusieurs années) de LUTENYL 3,75 mg à des doses de 3,75 mg par jour et plus (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

  • Tumeur bénigne du sein
  • Aggravation de fibrome utérin
  • Méningiome
  • Dysménorrhée
  • Ménorragie
  • Troubles menstruels
  • Leucorrhée
  • Polype utérin
  • Endométriose
  • Candidose vaginale
  • Augmentation du volume mammaire
  • Douleur abdominale
  • Gonflement abdominal
  • Nausée
  • Vomissement
  • Constipation
  • Diarrhée
  • Céphalée
  • Migraine
  • Vertige
  • Crampe musculaire
  • Douleur dans les membres
  • Arthralgie
  • Anxiété
  • Dépression
  • Thrombose veineuse superficielle
  • Thrombophlébite
  • Hypertension artérielle
  • Oedème périphérique
  • Asthénie
  • Augmentation de l'appétit
  • Prise de poids
  • Rash cutané
  • Prurit cutané
  • Alopécie
  • Tests hépatiques anormaux
  • Cancer du sein
  • Cancer de l'endomètre
  • Cancer de l'ovaire
  • Thrombose veineuse profonde
  • Embolie pulmonaire
  • Maladie coronarienne
  • Accident vasculaire cérébral
  • Affection biliaire
  • Chloasma
  • Erythème polymorphe
  • Erythème noueux
  • Purpura vasculaire
  • Démence

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Ce médicament n'a pas d'indication au cours de la grossesse.

La découverte d'une grossesse au cours du traitement par LUTENYL 3,75 mg associé à un estrogène impose l'arrêt immédiat du traitement.

En clinique, les données sur un nombre limité de grossesses exposées n'ont pas mis en évidence d'effet indésirable de l'acétate de nomégestrol sur les foetus.

A ce jour, la plupart des études épidémiologiques n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène ou foetotoxique chez les femmes enceintes exposées par mégarde aux doses thérapeutiques d'estrogènes associés aux progestatifs.

Allaitement

LUTENYL 3,75 mg est déconseillé au cours de l'allaitement.

Posologie et mode d'administration

Posologie

Voie orale.

La posologie habituelle est de 1 comprimé de LUTENYL 3,75 mg par jour, 12 à 14 jours par mois.

Toutefois les modalités de traitement y compris la durée doivent être individuellement adaptées en fonction des symptômes cliniques, de la posologie de l'estrogène associé et de la réponse au traitement.

L'oubli d'un comprimé peut favoriser la survenue de spottings et de saignements.

Pour débuter et poursuivre un traitement des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la durée la plus courte possible (voir aussi rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

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