Composition

(exprimée par : Gélule)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Milnacipran chlorhydrate (quantité correspondant à milnacipran base : 43,55 mg)50.0 mg
EXCIPIENTS
Calcium hydrogénophosphate dihydraté
Carmellose calcique
Povidone K 30
Silice colloïdale anhydre
Magnésium stéarate
Talc
Composition de l'enveloppe de la gélule :
Tête et corps (couleur rose) :
Titane dioxyde
Fer oxyde rouge
Fer oxyde jaune
Gélatine

Indications thérapeutiques

Traitement des épisodes dépressifs majeurs (c'est-à-dire caractérisés) de l'adulte.

  • Episode dépressif majeur

Contre-indications

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les cas suivants :

·         hypersensibilité au milnacipran ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition,

·         association avec les IMAO irréversibles (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions),

·         allaitement.

·         hypertension non contrôlée, maladie coronarienne sévère ou instable, car les augmentations de la tension artérielle ou de la fréquence cardiaque peuvent aggraver ces pathologies sous-jacentes.

  • Hypersensibilité milnacipran
  • Enfant de moins de 6 ans
  • Allaitement
  • Hypertension artérielle non contrôlée
  • Maladie coronarienne sévère
  • Maladie coronarienne instable
  • Enfant de 6 à 18 ans
  • Consommation d'alcool
  • Grossesse
  • Absence de contraception féminine efficace

Effets indésirables

Les effets indésirables observés durant le traitement par le milnacipran sont surtout notés durant la première voire les deux premières semaines du traitement et s'estompent par la suite, parallèlement à l'amélioration de l'épisode dépressif.

Le tableau ci-dessous présente les événements indésirables pour lesquels une relation causale n'a pas été « exclue », qui ont été observés dans 13 études cliniques, dont 5 études contrôlées versus placebo (incluant au total 3 059 patients - 2 557 sous milnacipran et 502 sous placebo) menées chez des patients présentant une dépression.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patients déprimés traités par IXEL® dans les études cliniques ont été des nausées et des céphalées.

Tableau des effets indésirables

Estimation de la fréquence :

Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Aucun effet indésirable n'est de fréquence « très rare », la colonne « très rare » n'est donc pas présente dans le tableau.

Très fréquent

(≥ 10 %)

Fréquent

(≥ 1 % à 10 %)

Peu Fréquent

(≥ 0,1 % à 1 %)

Rare

(< 0,1 %)

Fréquence indéterminée

Affections hématologiques et du système lymphatique

 

 

 

 

Ecchymoses (1) (3) Saignements cutanéo-
muqueux (1) (3)

Affections du système immunitaire

 

 

Hypersensibilité

Choc anaphylactique

 

Affections endocriniennes

 

 

 

Sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique

 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

 

 

Hyperlipidémie
Perte de poids

 

 

 

Hyponatrémie(1) (3)

Affections psychiatriques

 

Agitation
Anxiété
Dépression
Troubles du comportement alimentaire
Troubles du sommeil
Comportement suicidaire

Attaque de panique
Confusion
Délire
Hallucinations
Manie
Diminution de la libido
Cauchemars
Idées suicidaires

Déréalisation
Pensées anormales
Trouble psychotique

Agressivité

Affections du système nerveux

Céphalées

Migraine
Tremblement
Etourdissements
Dysesthésie
Somnolence

Troubles de la mémoire
Akathisie
Troubles de l'équilibre
Dysgueusie
Syncope

Accident vasculaire cérébral
Dyskinésie
Parkinsonisme
Convulsions

Syndrome sérotoninergique(1) (*)
Convulsion (1) (2)

Affections oculaires

 

 

Sécheresse oculaire
Douleur oculaire
Mydriase
Troubles de l'accommodation
Vision floue
Perte d'acuité visuelle

 

 

Affections de l'oreille et du labyrinthe

 

 

Acouphènes
Vertiges

 

 

Affections cardiaques

 

Tachycardie
Palpitations

Arythmies
Bloc de branche
Extrasystoles
Infarctus du myocarde

Angor

Cardiomyopathie de Takotsubo

Affections vasculaires

 

Bouffées vasomotrices
Hypertension

Syndrome de Raynaud
Hypotension
Hypotension orthostatique

 

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

 

 

Toux
Dyspnée
Sécheresse nasale
Affection pharyngée

 

 

Affections gastro-intestinales

Nausées

Constipation
Diarrhée
Douleur abdominale
Dyspepsie
Vomissements
Bouche sèche

Colite
Gastrite
Troubles de la motilité gastro-intestinale
Gêne abdominale
Météorisme
Ulcère gastro-duodénal
Hémorroïdes
Stomatite

 

 

Affections hépatobiliaires

 

 

Augmentation des enzymes hépatiques

Hépatite
Atteinte hépatocellulaire

Hépatites cytolytiques (1)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

 

Prurit
Rash
Hyperhidrose

Urticaire
Dermatite
Dermatose

Réaction de photosensibilité

Syndrome de Stevens-Johnson

Affections musculo-squelettiques et systémiques

 

Douleurs musculo-squelettiques

Raideur musculaire
Myalgies

 

 

Affections du rein et des voies urinaires

 

Dysurie
Pollakiurie

Chromaturie
Incontinence urinaire
Rétention urinaire

 

 

Affections des organes de reproduction et du sein

 

Troubles de l'éjaculation Dysfonction Erectile
Douleur testiculaire

Aménorrhée
Ménorragie
Troubles menstruels
Métrorragie
Affection prostatique

 

 

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

 

Fatigue

Pyrexie 
Douleur thoracique
Frissons
Sensation d'état anormal
Malaise

 

 

(1) fréquence estimée à partir des effets indésirables rapportés lors de la surveillance post-commercialisation; non observé dans le groupe placebo des essais cliniques contrôlés.

(2) en particulier chez les patients ayant des antécédents d'épilepsie

(3) voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi

(*) Un syndrome sérotoninergique, en particulier lorsque le milnacipran est associé à d'autres médicaments (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions), se caractérise par au moins trois symptômes incluant des modifications de l'état psychiatrique et du comportement (excitation, confusion, anxiété, agitation, délire et nervosité), une dysfonction motrice (tremblement, raideur, myoclonies, hyperréflexie et ataxie), une hypotension ou hypertension et des symptômes autonomes tels qu'hypersudation, fièvre, frissons et diarrhée peuvent survenir.

Des cas d'idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par milnacipran ou peu après son arrêt (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Syndrome de sevrage

Quelques cas de potentiels symptômes de sevrage ont été rapportés après l'interruption du traitement par milnacipran.

Généralement, pour les ISRS et les IRSN les symptômes sont de nature légère à modérée et spontanément résolutifs, cependant chez certains patients, ils peuvent être d'intensité sévère et/ou se prolonger. Il est donc recommandé, lorsqu'un traitement par milnacipran n'est plus nécessaire, de diminuer progressivement la posologie (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi)

Effets indésirables rapportés après la commercialisation dans l'indication dépression (fréquence indéterminée)

Certains effets indésirables rapportés après la commercialisation chez les patients dépressifs sont liés à la nature même de la maladie dépressive :

·         levée de l'inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire ;

·         inversion de l'humeur avec apparition d'épisodes maniaques ;

·         réactivation d'un délire chez les sujets psychotiques ;

·         manifestations paroxystiques d'angoisse (pour les antidépresseurs psychostimulants).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

  • Ecchymose
  • Saignement cutanéomuqueux
  • Hypersensibilité
  • Choc anaphylactique
  • Sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique
  • Hyperlipidémie
  • Perte de poids
  • Hyponatrémie
  • Agitation
  • Anxiété
  • Dépression
  • Trouble alimentaire
  • Trouble du sommeil
  • Comportement suicidaire
  • Attaque de panique
  • Confusion
  • Délire
  • Hallucinations
  • Manie
  • Diminution de la libido
  • Cauchemars
  • Idée suicidaire
  • Déréalisation
  • Pensées anormales
  • Trouble psychotique
  • Agressivité
  • Céphalée
  • Migraine
  • Tremblement
  • Etourdissement
  • Dysesthésie
  • Somnolence
  • Trouble de la mémoire
  • Akathisie
  • Trouble de l'équilibre
  • Dysgueusie
  • Syncope
  • Accident vasculaire cérébral
  • Dyskinésie
  • Parkinsonisme
  • Convulsions
  • Syndrome sérotoninergique
  • Sécheresse oculaire
  • Douleur oculaire
  • Mydriase
  • Troubles de l'accommodation
  • Vision floue
  • Perte d'acuité visuelle
  • Acouphènes
  • Vertige
  • Tachycardie
  • Palpitation
  • Arythmie
  • Bloc de branche
  • Extrasystole
  • Infarctus du myocarde
  • Angor
  • Cardiomyopathie de Takotsubo
  • Bouffées vasomotrices
  • Hypertension
  • Syndrome de Raynaud
  • Hypotension
  • Hypotension orthostatique
  • Toux
  • Dyspnée
  • Sécheresse nasale
  • Affection pharyngée
  • Nausée
  • Constipation
  • Diarrhée
  • Douleur abdominale
  • Dyspepsie
  • Vomissement
  • Bouche sèche
  • Colite
  • Gastrite
  • Trouble de la motilité gastro-intestinale
  • Gêne abdominale
  • Météorisme
  • Ulcère gastroduodénal
  • Hémorroïdes
  • Stomatite
  • Augmentation des enzymes hépatiques
  • Hépatite
  • Atteinte hépatocellulaire
  • Hépatite cytolytique
  • Prurit
  • Rash
  • Hyperhidrose
  • Urticaire
  • Dermatite
  • Dermatose
  • Réaction de photosensibilité
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Douleur musculosquelettique
  • Raideur musculaire
  • Myalgie
  • Dysurie
  • Pollakiurie
  • Chromaturie
  • Incontinence urinaire
  • Rétention urinaire
  • Troubles de l'éjaculation
  • Dysfonction érectile
  • Douleur testiculaire
  • Aménorrhée
  • Ménorragie
  • Troubles menstruels
  • Métrorragie
  • Trouble prostatique
  • Fatigue
  • Pyrexie
  • Douleur thoracique
  • Frissons
  • Sensation anormale
  • Malaise
  • Excitation
  • Nervosité
  • Dysfonction motrice
  • Raideur
  • Myoclonie
  • Hyperréflexie
  • Ataxie
  • Levée de l'inhibition psychomotrice
  • Risque suicidaire
  • Inversion de l'humeur
  • Réactivation d'un délire
  • Manifestation paroxystique d'angoisse
  • Symptômes de sevrage
  • Hémorragie

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les données concernant l'utilisation du milnacipran chez la femme enceinte sont insuffisantes. Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Un risque a été rapporté pour le nouveau-né en cas d'exposition aux inhibiteurs de la recapture de la sérotonine au cours de la grossesse et peut correspondre, soit à un syndrome de sevrage, soit à une toxicité de la sérotonine : tachypnée, difficulté à s'alimenter, tremblements, hypertonie ou hypotonie, troubles du sommeil, hyperexcitabilité ou plus rarement pleurs persistants. Tous ces signes apparaissent dans les premiers jours de vie et sont généralement de courte durée et non sévères.

En conséquence, l'utilisation du milnacipran n'est pas recommandée pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de contraception.

Allaitement

En raison d'un faible passage du milnacipran dans le lait maternel, l'allaitement est contre-indiqué.

Fertilité

Le milnacipran affecte la fertilité chez le rat et induit une létalité embryonnaire sans marge de sécurité (voir section Données de sécurité précliniques)

Aucune donnée concernant l'effet du milnacipran sur la fertilité n'est disponible chez l'homme.

Posologie et mode d'administration

Posologie et mode d'administration

La dose recommandée est de 100 mg par jour, répartie en deux prises de 50 mg, 1 gélule le matin et 1 gélule le soir à prendre de préférence au cours des repas.

Dans ce cas, utiliser des gélules à 50 mg.

Chez le sujet âgé : une adaptation posologique n'est pas nécessaire tant que la fonction rénale est normale (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Chez l'insuffisant rénal : une adaptation posologique est nécessaire. Il est recommandé de réduire la posologie à 50 ou 25 mg en fonction du degré d'altération de la fonction rénale (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Dans ce cas, utiliser des gélules à 25 mg.

L'adaptation posologique suivante est recommandée :

Clairance créatinine (Clcr) (ml/mn)

Posologie / 24 h

Clcr ³ 60

50 mg x 2

60 > Clcr ³ 30

25 mg x 2

30 > Clcr ³ 10

25 mg

Durée de traitement

Le traitement par antidépresseur est symptomatique.

Comme lors de tout traitement antidépresseur, l'efficacité du milnacipran apparaît seulement après un certain délai pouvant varier de 1 à 3 semaines.

Le traitement d'un épisode est de plusieurs mois (habituellement de l'ordre de 6 mois) afin de prévenir les risques de rechute de l'épisode dépressif.

Le traitement par le milnacipran doit être interrompu progressivement.

Traitements psychotropes associés

L'adjonction d'un traitement sédatif ou anxiolytique peut être utile en début de traitement, afin de couvrir la survenue ou l'aggravation de manifestations d'angoisse.

Toutefois, les anxiolytiques ne protègent pas forcément de la levée de l'inhibition.

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