Composition

(exprimée par : Flacon)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Interféron alfa-2b* 10.0 MUI
*recombinant produit par une technique d'ADN recombinant à partir de cellules d'E. coli, dans 1 ml de solution.
EXCIPIENTS
Phosphate disodique anhydre
Phosphate monosodique monohydraté
Edétate disodique
Sodium chlorure
Métacrésol
Polysorbate 80
Eau pour préparations injectables
Substrats d'origine :
Protéines d'Escherichia coli

Indications thérapeutiques


Hépatite B chronique

Traitement des patients adultes atteints d'hépatite B chronique, possédant des marqueurs de réplication virale de l'hépatite B (présence d'ADN du virus de l'hépatite B (ADN-VHB) et de l'antigène de l'hépatite B (Ag-HBe)), des alanine aminotransférases (ALAT) élevées et une inflammation active du foie histologiquement prouvée et/ou une fibrose.


Hépatite C chronique

Avant d'initier un traitement par IntronA, il convient de tenir compte des résultats issus des essais cliniques comparant IntronA avec l'interféron pégylé (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).


Patients adultes

IntronA est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d'hépatite C chronique possédant des transaminases élevées en l'absence de décompensation hépatique et ayant un ARN du virus de l'hépatite C (ARN-VHC) positif (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


La meilleure façon d'utiliser IntronA dans cette indication est de l'associer à la ribavirine.


Enfants de 3 ans et plus et adolescents

IntronA est indiqué, en association avec la ribavirine, pour le traitement des enfants âgés de 3 ans et plus et adolescents, atteints d'hépatite C chronique, non préalablement traités, en l'absence de décompensation hépatique et ayant un ARN-VHC positif.


Au moment de prendre la décision de ne pas différer le traitement à l'âge adulte, il est important de tenir compte du fait que le traitement combiné a provoqué des inhibitions de la croissance qui ont conduit à une réduction de la taille adulte définitive chez certains patients. La décision de traiter doit être prise au cas par cas (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Leucémie à tricholeucocytes

Traitement des patients atteints de leucémie à tricholeucocytes.

Leucémie myéloïde chronique

Monothérapie

Traitement des patients adultes atteints de leucémie myéloïde chronique avec chromosome Philadelphie positif ou translocation bcr/abl positive.

L'expérience clinique montre qu'une réponse majeure/mineure d'ordre hématologique et cytogénétique est obtenue chez la majorité des patients traités. Une réponse cytogénétique majeure est définie par un taux de cellules leucémiques Ph+ < 34 % dans la moelle osseuse, alors qu'une réponse mineure est définie par un taux de cellules Ph+ dans la moelle ? 34 % mais < 90 %.


Traitement combiné

Il a été démontré que l'association d'interféron alfa-2b et de cytarabine (Ara-C) administrée pendant les 12 premiers mois de traitement augmente significativement les taux de réponses cytogénétiques majeures et prolonge significativement la survie globale à trois ans comparé à l'interféron alfa-2b en monothérapie.


Myélome multiple

Traitement d'entretien chez les patients ayant obtenu une rémission objective (plus de 50 % de réduction des protéines du myélome) à la suite d'une chimiothérapie d'induction initiale.

L'expérience clinique actuelle montre que le traitement d'entretien par interféron alfa-2b prolonge la phase de plateau ; cependant, les effets sur la survie globale n'ont pas été démontrés de manière probante.


Lymphomes folliculaires

Traitement des lymphomes folliculaires de masse tumorale élevée en association à un protocole de chimiothérapie d'induction appropriée tel qu'un traitement de type CHOP. La masse tumorale élevée est définie par la présence de l'un au moins des critères suivants : masse tumorale volumineuse

(> 7 cm), atteinte d'au moins trois sites ganglionnaires (chacun > 3 cm), symptômes systémiques (perte de poids > 10 %, fièvre > 38°C pendant plus de 8 jours, ou sueurs nocturnes), splénomégalie dépassant l'ombilic, syndrome de compression ou d'obstruction d'un organe majeur, atteinte orbitaire ou épidurale, épanchements séreux, ou leucémie.


Tumeurs carcinoïdes

Traitement des tumeurs carcinoïdes avec atteinte ganglionnaire ou métastases hépatiques en présence d'un « syndrome carcinoïde ».


Mélanome malin

Traitement adjuvant chez des patients dont la rémission a été obtenue par chirurgie, mais considérés comme à haut risque de rechute systémique, par exemple les patients ayant une atteinte primaire ou secondaire (clinique ou pathologique) des ganglions lymphatiques.


  • Hépatite B chronique
  • Hépatite C chronique
  • Leucémie à tricholeucocytes
  • Leucémie myéloïde chronique chromosome Philadelphie positive
  • Myélome multiple
  • Lymphome folliculaire
  • Tumeur carcinoïde
  • Tumeur carcinoïde avec syndrome carcinoïde
  • Mélanome malin

Contre-indications


  • Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

  • Antécédents d'affection cardiaque sévère préexistante, ex : insuffisance cardiaque congestive non contrôlée, infarctus du myocarde récent, troubles du rythme sévères.

  • Insuffisance rénale ou hépatique sévère, y compris les troubles causés par des métastases.

  • Epilepsie et/ou atteinte des fonctions du système nerveux central (SNC) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

  • Hépatite chronique avec cirrhose hépatique décompensée.

  • Hépatite chronique chez des patients en cours de traitement ou ayant été traités récemment par des agents immunosuppresseurs, à l'exception d'une corticothérapie de courte durée.

  • Hépatite auto-immune ; ou antécédents de maladie auto-immune ; patients transplantés immunodéprimés.

  • Troubles thyroïdiens préexistants sauf s'ils sont contrôlés par des traitements conventionnels.

  • Association d'IntronA avec la telbivudine.


    Enfants et adolescents

  • Présence ou antécédents de troubles psychiatriques sévères, particulièrement dépression sévère, idées suicidaires ou tentative de suicide.


    Traitement combiné avec la ribavirine

    Se reporter également au RCP de la ribavirine si IntronA est administré en association avec la ribavirine chez les patients atteints d'hépatite C chronique.

  • Antécédent d'affection cardiaque sévère
  • Trouble du rythme sévère
  • Insuffisance rénale sévère
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Epilepsie
  • Atteinte des fonctions du SNC
  • Hépatite chronique avec cirrhose hépatique décompensée
  • Antécédent de maladie auto-immune
  • Transplanté
  • Troubles thyroïdiens non contrôlés
  • Antécédent de troubles psychiatriques sévères chez l'enfant
  • Troubles psychiatriques sévères chez l'enfant
  • Idée suicidaire chez l'enfant
  • Tentative de suicide chez l'enfant
  • Absence de contraception féminine efficace
  • Absence de contraception masculine
  • Allaitement
  • Grossesse

Effets indésirables


Se reporter au RCP de la ribavirine pour les effets indésirables propres à la ribavirine si IntronA est administré en association avec la ribavirine chez les patients atteints d'hépatite C chronique.


Lors des essais cliniques conduits dans de nombreuses indications et sur un intervalle de doses très large (de 6 MUI/m²/semaine pour la leucémie à tricholeucocytes à 100 MUI/m²/semaine pour le mélanome), les effets indésirables les plus couramment rapportés étaient la fièvre, la fatigue, les céphalées et les myalgies. La fièvre et la fatigue étaient fréquemment réversibles dans les 72 heures suivant l'interruption ou l'arrêt du traitement.


Adultes

Dans les essais cliniques conduits dans la population atteinte d'hépatite C, les patients étaient traités par IntronA seul ou en association avec la ribavirine pendant un an. Tous les patients dans ces essais recevaient 3 MUI d'IntronA trois fois par semaine. La fréquence des effets indésirables (liés au traitement) rapportés au cours des essais cliniques réalisés chez le patient naïf traité pendant un an est présentée dans le Tableau 1. La sévérité était généralement faible à modérée. Les effets indésirables décrits dans le Tableau 1 sont basés sur l'expérience issue des essais cliniques et sur l'expérience post-commercialisation. Au sein des classes de systèmes d'organes, les effets indésirables sont listés par type de fréquence en définissant les catégories suivantes : très fréquent (? 1/10) ; fréquent

(? 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (? 1/1 000 à < 1/100) ; rare (? 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare

(< 1/10 000) ; fréquence indéterminée. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.


Tableau 1 Effets indésirables rapportés lors des essais cliniques ou après la mise sur le marché d'IntronA seul ou en association avec la ribavirine

Classe de systèmes d'organes

Effets indésirables

Infections et infestations

Très fréquent : Fréquent :

Peu fréquent :

Rare :

Fréquence indéterminée :


Pharyngite*, infection virale*

Bronchite, sinusite, herpes simplex (résistance), rhinite Infection bactérienne

Pneumonie§, sepsis

Réactivation de l'hépatite B chez les patients co-infectés VHC/VHB

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent : Fréquent :

Très rare :

Fréquence indéterminée :


Leucopénie

Thrombocytopénie, lymphadénopathie, lymphopénie Aplasie médullaire

Erythroblastopénie, purpura thrombopénique idiopathique, purpura thrombocytopénique thrombotique

Affections du système immunitaire§

Très rare :

Fréquence indéterminée :


Sarcoïdose, exacerbation de sarcoïdose

Lupus érythémateux disséminé, vascularite, polyarthrite rhumatoïde (nouvelle ou aggravée), syndrome de

Vogt-Koyanagi-Harada§, réactions d'hypersensibilité aiguë incluant urticaire, angio-œdème, bronchoconstriction, anaphylaxie§

Affections endocriniennes

Fréquent :

Très rare :


Hypothyroïdie§, hyperthyroïdie§ Diabète, aggravation du diabète

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Très fréquent : Fréquent : Très rare :


Anorexie

Hypocalcémie, déshydratation, hyperuricémie, soif Hyperglycémie, hypertriglycéridémie§, augmentation de l'appétit

Affections psychiatriques§

Très fréquent :


Fréquent :

Rare :

Très rare :


Fréquence indéterminée :


Dépression, insomnie, anxiété, instabilité émotionnelle*, agitation, nervosité

Confusion, trouble du sommeil, baisse de la libido Idées suicidaires

Suicide, tentatives de suicide, comportement agressif (parfois dirigé contre autrui), psychoses dont hallucinations Idéation d'homicide, altération de l'état mental§, manie, troubles bipolaires

Affections du système nerveux§

Très fréquent : Fréquent :

Peu fréquent :

Très rare :


Fréquence indéterminée :


Etourdissement, céphalée, concentration altérée, sécheresse buccale

Tremblements, paresthésie, hypoesthésie, migraine, bouffées vasomotrices, somnolence, perversion du goût Neuropathie périphérique

Hémorragie vasculaire cérébrale, ischémie vasculaire cérébrale, convulsions, conscience altérée, encéphalopathie Mononeuropathies, coma§

Affections oculaires Très fréquent : Fréquent :


Rare :


Fréquence indéterminée :


Vision trouble

Conjonctivite, vision anormale, troubles des glandes lacrymales, douleur oculaire

Hémorragies rétiniennes§, rétinopathies (incluant œdème maculaire), occlusions de l'artère ou de la veine rétinienne§, névrite optique, œdème de la papille, perte d'acuité visuelle ou de champ visuel, nodules cotonneux§

Décollement séreux de la rétine

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Fréquent :

Très rare :


Vertige, acouphène

Perte de l'audition, trouble de l'audition

Affections cardiaques

Fréquent :

Peu fréquent :

Rare :

Très rare :

Fréquence indéterminée :


Palpitation, tachycardie Péricardite Cardiomyopathie

Infarctus du myocarde, ischémie cardiaque Insuffisance cardiaque congestive, épanchement péricardique, arythmie

Affections vasculaires

Fréquent :

Très rare :


Hypertension

Ischémie périphérique, hypotension§

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquent : Fréquent :


Très rare :

Fréquence indéterminée :


Dyspnée*, toux*

Epistaxis, trouble respiratoire, congestion nasale, rhinorrhée, toux non productive

Infiltrats pulmonaires§, pneumopathie inflammatoire§ Fibrose pulmonaire, hypertension artérielle pulmonaire#

Affections gastro-intestinales

Très fréquent : Fréquent :

Très rare :


Fréquence indéterminée :


Nausées/vomissement, douleur abdominale, diarrhée, stomatite, dyspepsie

Stomatite ulcéreuse, douleur dans la partie supérieure droite de l'abdomen, glossite, gingivite, constipation, selles molles Pancréatite, colite ischémique, colite ulcéreuse, saignement des gencives

Affection parodontale NAS, affection dentaire NAS§, pigmentation de la langue

Affections hépatobiliaires

Fréquent :

Très rare :


Hépatomégalie Hépatotoxicité (même fatale)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent : Fréquent :


Très rare :


Alopécie, prurit*, peau sèche*, rash*, sudation augmentée Psoriasis (nouveau ou aggravé)§, rash maculo-papulaire, rash érythémateux, eczéma, érythème, affections cutanées Syndrome de Stevens Johnson, nécrolyse épidermique toxique, érythème multiforme

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Très fréquent : Fréquent : Très rare :


Myalgie, arthralgie, douleur musculo-squelettique Arthrite

Rhabdomyolyse, myosite, crampes dans les jambes, douleur dorsale

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent : Très rare :


Mictions fréquentes

Trouble de la fonction rénale, insuffisance rénale, syndrome néphrotique

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquent :


Aménorrhée, douleur mammaire, dysménorrhée, ménorragie, trouble menstruel, trouble vaginal

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent :


Fréquent : Très rare :


Inflammation au point d'injection, réaction au point d'injection*, fatigue, frissons, fièvre§, symptômes

pseudo-grippaux§, asthénie, irritabilité, douleur thoracique, malaise

Douleur au site d'injection

Nécrose au site d'injection, œdème de la face

Investigations

Très fréquent :


Perte de poids

  • Ces évènements ont été fréquents uniquement avec IntronA seul

    § Voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi

    # Effet de classe des produits à base d'interféron, voir ci-dessous Hypertension artérielle pulmonaire


    Ces effets indésirables ont également été rapportés avec IntronA seul.


    Les effets indésirables observés dans l'hépatite C sont représentatifs des effets rapportés lorsque IntronA est administré dans d'autres indications, avec certaines augmentations attendues de l'incidence en fonction de la dose. Par exemple, dans un essai utilisant un traitement adjuvant à forte dose d'IntronA chez des patients atteints de mélanome, les incidences de la fatigue, de la fièvre, de la myalgie, de la neutropénie/anémie, de l'anorexie, de la nausée et des vomissements, de la diarrhée, des frissons, des symptômes pseudo-grippaux, de la dépression, de l'alopécie, de l'altération du goût, et des étourdissements ont été supérieures à celles des essais dans l'hépatite C. La sévérité augmentait également avec le traitement à forte dose (Grades 3 et 4 de l'OMS, chez respectivement 66 % et 14 % des patients) par comparaison avec la sévérité faible à modérée habituellement associée à des doses plus faibles. Les effets indésirables étaient habituellement résolus par un ajustement de la dose.


    Les effets indésirables cardio-vasculaires (CV), notamment l'arythmie, semblent la plupart du temps être corrélés à une pathologie CV préexistante et à un traitement antérieur par des substances cardiotoxiques (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). De rares cas de cardiomyopathie, pouvant être réversibles à l'arrêt du traitement par interféron alfa, ont été rapportés chez des patients exempts d'antécédents cardiaques (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


    Des cas d'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) ont été signalés avec des produits à base d'interféron alfa, notamment chez des patients présentant des facteurs de risque d'HTAP (tels qu'une hypertension portale, une infection par le VIH, une cirrhose). Ces événements ont été rapportés avec des délais divers, en général plusieurs mois après le début du traitement par l'interféron alfa.


    Une grande variété de maladies auto-immunes et d'origine immunologique ont été rapportées avec les interférons alpha comprenant troubles de la thyroïde, lupus érythémateux disséminé, polyarthrite rhumatoïde (nouvelle ou aggravée), purpura thrombopénique idiopathique et purpura thrombocytopénique thrombotique, vascularite, neuropathies y compris mononeuropathies (voir aussi rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


    Les anomalies biologiques ayant une importance sur le plan clinique, rencontrées surtout aux doses supérieures à 10 millions d'UI par jour, comprennent une granulocytopénie et une leucopénie ; une baisse du taux d'hémoglobine et une thrombocytopénie ; une élévation des phosphatases alcalines, de la LDH, de la créatinine sérique et du taux sanguin d'urée. Des cas de pancytopénie modérée et habituellement réversible ont été rapportés. Des taux sériques d'ALAT/ASAT anormalement élevés ont été notés chez quelques patients ne souffrant pas d'hépatite ainsi que chez quelques porteurs d'une hépatite B chronique, parallèlement à la clairance de l'ADNp viral.


    Enfants et adolescents

    Hépatite C chronique - Traitement combiné avec la ribavirine

    Dans les essais cliniques portant sur 118 enfants et adolescents (3 à 16 ans), 6 % ont arrêté leur traitement du fait de la survenue d'effets indésirables. En général, le profil des effets indésirables

    observées sur le nombre limité d'enfants et adolescents étudiés était similaire à celui observé chez les adultes, bien qu'il existe une préoccupation spécifiquement pédiatrique concernant l'inhibition de la croissance étant donné qu'une diminution du percentile de la taille (diminution moyenne du percentile de 9 percentiles) et du percentile du poids (diminution moyenne du percentile de 13 percentiles) ont été observées au cours du traitement. Au cours de la période de suivi post-traitement de 5 ans, les enfants avaient une taille moyenne située au 44ème percentile ce qui était inférieur à la médiane de la population de référence et inférieur à leur taille moyenne initiale (48ème percentile). Vingt (21 %)

    des 97 enfants présentaient une diminution du percentile de la taille > 15 percentiles, parmi

    lesquels 10 enfants sur les 20 avaient une diminution du percentile de la taille > 30 percentiles entre le début du traitement et la fin du suivi à long terme (allant jusqu'à 5 ans). La taille adulte définitive était disponible pour 14 de ces enfants et a montré que 12 d'entre-eux continuaient à présenter une diminution du percentile de la taille > 15 percentiles, 10 à 12 ans après la fin du traitement. Le traitement combiné par IntronA et ribavirine, administré pour une durée allant jusqu'à 48 semaines, a entraîné une inhibition de la croissance qui a conduit à une réduction de la taille adulte définitive chez certains patients. En particulier, la diminution du percentile moyen de la taille entre l'instauration du traitement et la fin du suivi à long terme a été la plus importante chez les enfants pré-pubaires (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


    En outre, des idées suicidaires ou tentatives de suicide ont été rapportées plus fréquemment que chez les adultes (2,4 % vs 1 %) au cours du traitement et pendant les 6 mois de suivi post-thérapeutique. Comme chez les adultes, les enfants et adolescents ont eu également d'autres effets indésirables d'ordre psychiatrique (tels que dépression, instabilité émotionnelle et somnolence) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). De plus, des réactions au point d'injection, fièvre, anorexie, vomissements et instabilité émotionnelle sont survenus plus fréquemment chez les enfants et adolescents que chez les adultes. 30 % des patients ont nécessité une modification de posologie, le plus souvent du fait de la survenue d'une anémie ou d'une neutropénie.


    Les effets indésirables listées dans le Tableau 2 sont basées sur l'expérience issue des deux essais cliniques multicentriques chez l'enfant et l'adolescent. Au sein des classes de systèmes d'organes, les effets indésirables sont listées par type de fréquence en définissant les catégories suivantes : très fréquent (? 1/10) ; fréquent (? 1/100, < 1/10). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.


    Tableau 2 Effets indésirables très fréquemment et fréquemment rapportés dans les essais cliniques chez les enfants et les adolescents traités par IntronA en association avec la ribavirine

    Classe de systèmes d'organes

    Effets indésirables

    Infections et infestations

    Très fréquent : Fréquent :


    Infection virale, pharyngite

    Infection fongique, infection bactérienne, infection pulmonaire, otite moyenne, abcès dentaire, herpes simplex, infection urinaire, vaginite, gastro-entérite

    Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)

    Fréquent :


    Néoplasme (non spécifié)

    Affections hématologiques et du système lymphatique Très fréquent :

    Fréquent :


    Anémie, neutropénie Thrombocytopénie, lymphadénopathie

    Affections endocriniennes

    Très fréquent :

    Fréquent :


    Hypothyroïdie§ Hyperthyroïdie§, virilisme

    Troubles du métabolisme et de la nutrition

    Très fréquent :

    Fréquent :


    Anorexie

    Hypertriglycéridémie§, hyperuricémie, augmentation de l'appétit

    Affections psychiatriques§

    Très fréquent : Fréquent :


    Dépression, instabilité émotionnelle, insomnie

    Idées suicidaires, réaction agressive, confusion, troubles du comportement, agitation, somnambulisme, anxiété, nervosité, trouble du sommeil, rêves inhabituels, apathie

    Affections du système nerveux§

    Très fréquent : Fréquent :


    Céphalée, étourdissements

    Hyperkinésie, tremblements, dysphonie, paresthésie, hypoesthésie, hyperesthésie, concentration altérée, somnolence

    Affections oculaires

    Fréquent :


    Conjonctivite, douleur oculaire, vision anormale, trouble des glandes lacrymales

    Affections vasculaires

    Fréquent :


    Bouffées vasomotrices, pâleur

    Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Fréquent :


    Dyspnée, tachypnée, épistaxis, toux, congestion nasale, irritation nasale, rhinorrhée, éternuements

    Affections gastro-intestinales

    Très fréquent : Fréquent :


    Diarrhées, vomissements, nausées, douleur abdominale Ulcération de la bouche, stomatite ulcéreuse, stomatite, douleur dans la partie supérieure droite de l'abdomen, dyspepsie, glossite, reflux gastro-œsophagien, troubles rectaux, troubles

    gastro-intestinaux, constipation, selles molles, douleur dentaire, troubles dentaires

    Affections hépatobiliaires

    Fréquent :


    Fonction hépatique anormale

    Affections de la peau et du tissu sous-cutané

    Très fréquent : Fréquent :


    Alopécie, rash

    Réaction de photosensibilité, rash maculo-papulaire, eczéma, acné, affections cutanées, problème au niveau de l'ongle, décoloration de la peau, prurit, peau sèche, érythème, contusion, sudation augmentée

    Affections musculo- squelettiques et systémiques

    Très fréquent :


    Arthralgie, myalgie, douleur musculo-squelettique

    Affections du rein et des voies urinaires

    Fréquent :


    Enurésie, troubles de la miction, incontinence urinaire

    Affections des organes de reproduction et du sein Fréquent :


    Femme : aménorrhée, ménorragie, trouble menstruel, troubles vaginaux

    Homme : douleur testiculaire

    Troubles généraux et anomalies au site d'administration Très fréquent :


    Fréquent :


    Inflammation au point d'injection, réaction au point d'injection, fatigue, frissons, fièvre§, symptômes pseudo-grippaux§, malaise, irritabilité

    Douleur thoracique, asthénie, œdème, douleur au point d'injection

    Investigations

    Très fréquent :


    Retard de croissance (diminution de la taille et/ou du poids rapportée à l'âge)§

    Lésions et intoxications

    Fréquent :


    Lacération cutanée

    § Voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi


    Déclaration des effets indésirables suspectés

    La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.


  • Pharyngite
  • Infection virale
  • Bronchite
  • Sinusite
  • Herpes simplex
  • Rhinite
  • Infection bactérienne
  • Pneumonie
  • Réactivation de l'hépatite B
  • Sepsis
  • Leucopénie
  • Thrombocytopénie
  • Lymphadénopathie
  • Lymphopénie
  • Aplasie médullaire
  • Erythroblastopénie
  • Purpura thrombopénique idiopathique
  • Purpura thrombocytopénique thrombotique
  • Sarcoïdose
  • Exacerbation de sarcoïdose
  • Lupus érythémateux disséminé
  • Vascularite auto-immune
  • Polyarthrite rhumatoïde nouvelle
  • Polyarthrite rhumatoïde aggravée
  • Syndrome de Vogt-Koyanagi-Harada
  • Réaction d'hypersensibilité
  • Urticaire
  • Angio-oedème
  • Bronchoconstriction
  • Anaphylaxie
  • Hypothyroïdie
  • Hyperthyroïdie
  • Diabète
  • Aggravation de diabète
  • Anorexie
  • Hypocalcémie
  • Déshydratation
  • Hyperuricémie
  • Soif
  • Hyperglycémie
  • Hypertriglycéridémie
  • Augmentation de l'appétit
  • Dépression
  • Insomnie
  • Anxiété
  • Instabilité émotionnelle
  • Agitation
  • Nervosité
  • Confusion
  • Trouble du sommeil
  • Baisse de la libido
  • Idée suicidaire
  • Suicide
  • Tentative de suicide
  • Comportement agressif
  • Psychose
  • Hallucinations
  • Idéation d'homicide
  • Altération de l'état mental
  • Manie
  • Trouble bipolaire
  • Etourdissement
  • Céphalée
  • Concentration altérée
  • Sécheresse buccale
  • Tremblement
  • Paresthésie
  • Hypo-esthésie
  • Migraine
  • Bouffées vasomotrices
  • Somnolence
  • Perversion du goût
  • Neuropathie périphérique
  • Hémorragie vasculaire cérébrale
  • Ischémie vasculaire cérébrale
  • Convulsions
  • Conscience altérée
  • Encéphalopathie
  • Mononeuropathie
  • Coma
  • Vision trouble
  • Conjonctivite
  • Vision anormale
  • Trouble des glandes lacrymales
  • Douleur oculaire
  • Hémorragie rétinienne
  • Rétinopathie
  • Oedème maculaire
  • Occlusion de l'artère rétinienne
  • Occlusion de la veine rétinienne
  • Névrite optique
  • Oedème de la papille
  • Perte d'acuité visuelle
  • Perte de champ visuel
  • Nodule cotonneux
  • Décollement séreux de la rétine
  • Vertige labyrinthique
  • Acouphène
  • Perte de l'audition
  • Trouble de l'audition
  • Palpitation
  • Tachycardie
  • Péricardite
  • Cardiomyopathie
  • Infarctus du myocarde
  • Ischémie cardiaque
  • Insuffisance cardiaque congestive
  • Epanchement péricardique
  • Arythmie
  • Hypertension
  • Ischémie périphérique
  • Hypotension
  • Dyspnée
  • Toux
  • Epistaxis
  • Trouble respiratoire
  • Congestion nasale
  • Rhinorrhée
  • Toux non productive
  • Infiltrat pulmonaire
  • Pneumopathie inflammatoire
  • Fibrose pulmonaire
  • Hypertension artérielle pulmonaire
  • Nausée
  • Vomissement
  • Douleur abdominale
  • Diarrhée
  • Stomatite
  • Dyspepsie
  • Stomatite ulcéreuse
  • Douleur dans la partie supérieure droite de l'abdomen
  • Glossite
  • Gingivite
  • Constipation
  • Selles molles
  • Pancréatite
  • Colite ischémique
  • Colite ulcéreuse
  • Saignement des gencives
  • Affection parodontale
  • Affection dentaire
  • Coloration au niveau de la langue
  • Hépatomégalie
  • Hépatotoxicité
  • Alopécie
  • Prurit cutané
  • Peau sèche
  • Rash cutané
  • Sudation augmentée
  • Psoriasis nouveau
  • Psoriasis aggravé
  • Rash maculopapuleux
  • Rash érythémateux
  • Eczéma
  • Erythème
  • Affection cutanée
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Nécrolyse épidermique toxique
  • Erythème multiforme
  • Myalgie
  • Arthralgie
  • Douleur musculosquelettique
  • Arthrite
  • Rhabdomyolyse
  • Myosite
  • Crampe dans les jambes
  • Douleur dorsale
  • Mictions fréquentes
  • Trouble de la fonction rénale
  • Insuffisance rénale
  • Syndrome néphrotique
  • Aménorrhée
  • Douleur mammaire
  • Dysménorrhée
  • Ménorragie
  • Trouble menstruel
  • Trouble vaginal
  • Inflammation au point d'injection
  • Réaction au point d'injection
  • Fatigue
  • Frissons
  • Fièvre
  • Symptômes pseudogrippaux
  • Asthénie
  • Irritabilité
  • Douleur thoracique
  • Malaise
  • Douleur au site d'injection
  • Nécrose au site d'injection
  • Oedème de la face
  • Perte de poids
  • Granulocytopénie
  • Baisse du taux d'hémoglobine
  • Elévation des phosphatases alcalines
  • Elévation de la LDH
  • Elévation de la créatinine sérique
  • Elévation du taux sanguin d'urée
  • Pancytopénie
  • Elévation des ALAT
  • Elévation des ASAT
  • Infection fongique
  • Infection pulmonaire
  • Otite moyenne
  • Abcès dentaire
  • Infection urinaire
  • Vaginite
  • Gastro-entérite
  • Néoplasme
  • Anémie
  • Neutropénie
  • Virilisme
  • Trouble du comportement
  • Somnambulisme
  • Rêves inhabituels
  • Apathie
  • Hyperkinésie
  • Dysphonie
  • Hyperesthésie
  • Pâleur
  • Tachypnée
  • Irritation nasale
  • Eternuements
  • Ulcération de la bouche
  • Reflux gastro-oesophagien
  • Troubles rectaux
  • Troubles gastro-intestinaux
  • Douleur dentaire
  • Trouble dentaire
  • Fonction hépatique anormale
  • Réaction de photosensibilité
  • Acné
  • Problème au niveau de l'ongle
  • Décoloration de la peau
  • Contusion
  • Enurésie
  • Troubles de la miction
  • Incontinence urinaire
  • Douleur testiculaire
  • Oedème
  • Retard de croissance
  • Lacération cutanée

Fertilité, grossesse et allaitement

Femmes en âge d'avoir des enfants/contraception chez les hommes et les femmes

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement. Des concentrations sériques diminuées en estradiol et progestérone ont été rapportées chez des femmes traitées avec un interféron leucocytaire humain.

 

IntronA doit être utilisé avec précaution chez les hommes fertiles.

 

Traitement combiné avec la ribavirine

La ribavirine administrée au cours de la grossesse provoque de sérieuses déficiences sur l'enfant à naître. Toutes les précautions doivent être prises afin d'éviter la survenue d'une grossesse chez les patientes ou chez les partenaires de patients masculins traités par IntronA en association avec la ribavirine. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant toute la durée du traitement et pendant les 4 mois qui suivent son arrêt. Les patients de sexe masculin ou leurs partenaires féminines doivent utiliser une contraception efficace pendant toute la durée du traitement et pendant les 7 mois qui suivent son arrêt (se reporter au RCP de la ribavirine).

 

Grossesse

Il n'existe pas de données suffisamment pertinentes concernant l'utilisation de l'interféron alfa-2b chez la femme enceinte. Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le risque potentiel en clinique n'est pas connu. IntronA ne doit être administré pendant la grossesse que si le bénéfice attendu pour la mère justifie le risque potentiel pour le foetus.

 

Traitement combiné avec la ribavirine

La ribavirine est contre-indiquée chez les patientes enceintes.

 

Allaitement

On ignore si les composants de ce médicament sont excrétés dans le lait maternel. En raison du risque potentiel d'effets indésirables chez le nourrisson, l'allaitement doit être interrompu avant l'initiation du traitement.

Posologie et mode d'administration


Le traitement doit être initié par un médecin expérimenté dans la prise en charge de la maladie.


Toutes les présentations et tous les dosages ne sont pas adaptés à l'ensemble des indications. La présentation et le dosage appropriés doivent être choisis.


Si des effets indésirables se manifestent lors du traitement par IntronA, quelle qu'en soit l'indication, modifier la dose ou interrompre temporairement le traitement jusqu'à ce que les effets indésirables diminuent. Si malgré un ajustement adéquat de la dose, une mauvaise tolérance continue à se manifester ou se répète, ou si la maladie progresse, interrompre le traitement par IntronA. Suivant l'avis du médecin, le patient pourra s'administrer lui-même la dose de traitement d'entretien par voie sous-cutanée.

Hépatite B chronique

La dose recommandée se situe entre 5 et 10 millions d'UI, administrés par voie sous-cutanée trois fois par semaine (tous les 2 jours) pendant une période de 4 à 6 mois.


La dose administrée doit être réduite de 50 % en cas de survenue de troubles hématologiques (globules blancs < 1 500/mm3, granulocytes < 1 000/mm3, plaquettes < 100 000/mm3). Le traitement doit être interrompu en cas de leucopénie sévère (< 1 200/mm3), de neutropénie sévère (< 750/mm3) ou de thrombocytopénie sévère (< 70 000/mm3).


Chez tous les patients, si aucune amélioration des taux d'ADN-VHB sérique n'est observée

après 3 à 4 mois de traitement (à la dose maximale tolérée), interrompre le traitement avec IntronA.


Hépatite C chronique

Adultes

IntronA est administré par voie sous-cutanée à la dose de 3 millions d'UI trois fois par semaine (tous les 2 jours) chez les patients adultes, que ce soit en monothérapie ou en association avec la ribavirine.


Enfants âgés de 3 ans et plus et adolescents

IntronA 3 MUI/m2 est administré par voie sous-cutanée 3 fois par semaine (tous les 2 jours) en association avec la ribavirine sous forme de gélules ou de solution buvable administrée quotidiennement par voie orale en deux prises (matin et soir) au moment des repas.


(Se reporter au RCP de la ribavirine en gélule pour la dose de ribavirine en gélules et aux recommandations en matière de modification de dose pour le traitement combiné. Pour les enfants de moins de 47 kg ou qui ne peuvent pas avaler de gélules, se reporter au RCP de la ribavirine en solution buvable.)


Patients rechuteurs (adultes)

IntronA est donné en association avec la ribavirine. Sur la base des résultats des essais cliniques, pour lesquels des données sont disponibles pour 6 mois de traitement, il est recommandé que les patients soient traités avec IntronA en association avec la ribavirine pendant 6 mois.


Patients naïfs (adultes)

L'efficacité d'IntronA est renforcée lorsqu'il est administré en association avec la ribavirine. IntronA doit être donné seul principalement en cas d'intolérance ou de contre-indication à la ribavirine.


  • IntronA en association avec la ribavirine

    Sur la base des résultats des essais cliniques, pour lesquels des données sont disponibles pour 12 mois de traitement, il est recommandé que les patients soient traités avec IntronA en association avec la ribavirine pendant au moins 6 mois.


    Le traitement doit être poursuivi pour une autre période de 6 mois (soit un total de 12 mois) chez les patients qui présentent un ARN-VHC négatif à 6 mois, et avec un génotype viral de type 1 (déterminé sur un échantillon avant traitement) et une charge virale élevée avant traitement.


    D'autres facteurs de mauvais pronostic (âge > 40 ans, sexe masculin, fibrose septale) doivent être pris en compte en vue de prolonger le traitement jusqu'à 12 mois.


    Au cours des essais cliniques, les patients qui n'avaient pas eu une réponse virologique après 6 mois de traitement (ARN-VHC en-dessous de la limite inférieure de détection) ne sont pas devenus des répondeurs avec une réponse virologique prolongée (ARN-VHC en-dessous de la limite inférieure de détection six mois après l'arrêt du traitement).


  • IntronA seul

    La durée optimale de traitement avec IntronA seul n'est pas encore complètement établie, mais un traitement compris entre 12 et 18 mois est recommandé.

    Il est recommandé que les patients soient traités avec IntronA seul pendant au moins 3 à 4 mois, puis que le taux d'ARN-VHC soit déterminé. Le traitement doit être poursuivi chez les patients qui présentent un ARN-VHC négatif.


    Patients naïfs (enfants et adolescents)

    La sécurité et l'efficacité d'IntronA en association avec la ribavirine a été étudiée chez les enfants et adolescents non préalablement traités pour leur hépatite C chronique.


    Durée de traitement chez les enfants et les adolescents

    • Génotype 1 : La durée recommandée de traitement est de 1 an. Les patients qui n'ont pas eu de réponse virologique à la 12ème semaine de traitement ont peu de chance de devenir des répondeurs avec une réponse virologique prolongée (valeur prédictive négative 96 %). Il est donc recommandé d'interrompre le traitement des enfants et des adolescents recevant l'association IntronA/ribavirine si la diminution de l'ARN-VHC à la 12ème semaine est < 2 log10 par rapport à la valeur d'avant traitement ou si l'ARN-VHC est détectable à la 24ème semaine de traitement.

    • Génotype 2/3 : La durée recommandée de traitement est de 24 semaines.


      Leucémie à tricholeucocytes

      La dose recommandée est de 2 millions d'UI/m² administrée par voie sous-cutanée trois fois par semaine (tous les 2 jours) chez les patients splénectomisés ou non. Chez la majorité des patients atteints de leucémie à tricholeucocytes, la normalisation d'un ou de plusieurs paramètres hématologiques survient au cours du premier ou deuxième mois de traitement avec IntronA. L'amélioration des 3 paramètres hématologiques (nombre de granulocytes, de plaquettes et taux d'hémoglobine) peut requérir une période de six mois ou plus. Ce schéma thérapeutique doit être maintenu à moins que la maladie ne progresse rapidement ou qu'une intolérance sévère ne se manifeste.


      Leucémie myéloïde chronique

      La dose recommandée d'IntronA est de 4 à 5 millions d'UI/m² administrée quotidiennement par voie sous-cutanée. Certains patients ont retiré un bénéfice d'un traitement avec IntronA 5 millions d'UI/m² administré quotidiennement par voie sous-cutanée en association avec la cytarabine (Ara-C) 20 mg/m² administrée quotidiennement par voie sous-cutanée 10 jours par mois (jusqu'à une dose maximale quotidienne de 40 mg). Lorsque le nombre de globules blancs est contrôlé, administrer la dose maximale tolérée d'IntronA (4 à 5 millions d'UI/m² quotidiennement) afin de maintenir une rémission hématologique.


      Le traitement avec IntronA doit être interrompu après 8 à 12 semaines de traitement si une rémission hématologique partielle ou une cytoréduction cliniquement significative n'a pas au moins été obtenue.


      Myélome multiple

      Traitement d'entretien

      Les patients se trouvant en phase de plateau (réduction supérieure à 50 % des protéines du myélome) après la chimiothérapie initiale d'induction peuvent être traités par interféron alfa-2b en monothérapie, par voie sous-cutanée, à une dose de 3 millions d'UI/m² trois fois par semaine (tous les 2 jours).


      Lymphomes folliculaires

      Associé à la chimiothérapie, l'interféron alfa-2b peut être administré par voie sous-cutanée à une dose de 5 millions d'UI trois fois par semaine (tous les 2 jours) pendant 18 mois. Une chimiothérapie de type CHOP est recommandée, l'expérience clinique est cependant limitée au CHVP (association du cyclophosphamide, de la doxorubicine, du téniposide et de la prednisolone).

      Tumeurs carcinoïdes

      La dose usuelle est de 5 millions d'UI (3 à 9 millions d'UI), administrée par voie sous-cutanée trois fois par semaine (tous les deux jours). Les patients avec une pathologie évoluée peuvent nécessiter une dose quotidienne de 5 millions d'UI. Le traitement doit être interrompu de façon transitoire avant et après la chirurgie. Le traitement peut continuer tant que le patient répond au traitement par interféron alfa-2b.


      Mélanome malin

      En traitement d'induction, l'interféron alfa-2b est administré par voie intraveineuse à la dose

      de 20 millions d'UI/m2 par jour pendant cinq jours par semaine sur une période de 4 semaines ; la dose calculée d'interféron alfa-2b est ajoutée dans une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) et administrée en perfusion de 20 minutes (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination). En traitement d'entretien, la dose recommandée est de 10 millions d'UI/m2 administrée par voie sous-cutanée, trois jours par semaine (tous les deux jours) pendant 48 semaines.


      En cas d'apparition d'effets indésirables sévères pendant le traitement par interféron alfa-2b, particulièrement si les granulocytes diminuent à un taux inférieur à 500/mm3 ou si les alanine aminotransférases/aspartate aminotransférases (ALAT/ASAT) dépassent le seuil de 5 fois la limite supérieure de la normale, interrompre temporairement le traitement jusqu'à la disparition de l'effet indésirable. Le traitement par interféron alfa-2b doit être repris à 50 % de la dose antérieure. Si l'intolérance persiste après l'ajustement des doses ou si les granulocytes diminuent à un taux inférieur à 250/mm3 ou si les ALAT/ASAT dépassent 10 fois la limite supérieure de la normale, interrompre le traitement par interféron alfa-2b.


      Bien que la dose optimale (minimale) pour obtenir un bénéfice clinique maximal ne soit pas encore connue, les patients doivent être traités à la dose recommandée, en réduisant les doses en fonction de la tolérance comme décrit ci-dessus.


      IntronA peut être administré en utilisant des seringues à usage unique en verre ou en plastique.


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