Composition

(exprimée par : Comprimé)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Etravirine 200.0 mg
EXCIPIENTS
Hypromellose
Cellulose microcristalline silicifiée
Cellulose microcristalline
Silice colloïdale anhydre
Croscarmellose sodique
Magnésium stéarate

Indications thérapeutiques

INTELENCE, en association avec un inhibiteur de protéase boosté et d'autres médicaments antirétroviraux, est indiqué dans le traitement de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1) chez les adultes pré-traités par des antirétroviraux et chez les enfants et adolescents à partir de l'âge de 6 ans pré-traités par des antirétroviraux (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi, Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacodynamiques).

  • Infection par le VIH

Contre-indications

Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

Co-administration avec elbasvir/grazoprevir (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

  • Allaitement
  • Intolérance au galactose
  • Déficience en lactase
  • Syndrome de malabsorption du glucose
  • Syndrome de malabsorption du galactose
  • Insuffisance hépatique sévère

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité d'emploi

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (incidence ≥ 10 %), tous grades confondus, pour l'étravirine ont été : éruptions cutanées, diarrhée, nausées et céphalées. Dans les études de phase III, les taux d'arrêt de traitement en raison d'effet indésirable ont été de 7,2 % chez les patients recevant de l'étravirine. L'effet indésirable ayant le plus fréquemment conduit à un arrêt du traitement a été les éruptions cutanées.

Tableau récapitulatif des effets indésirables

Les effets indésirables rapportés chez les patients traités par l'étravirine sont décrits dans le tableau 2. Les effets indésirables sont classés par classe système organe (CSO) et par fréquence. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. Les fréquences sont définies de la manière suivante : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, < 1/10), peu fréquent (≥1/1 000 et <1/100), rare (≥ 1/10 000 et < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000).

Tableau 2 : Effets indésirables observés avec l'étravirine dans les essais cliniques et après la mise sur le marché

Classe de systèmes organes (CSO) Fréquence Effet indésirable
Affections hématologiques et du système lymphatique fréquent thrombocytopénie, anémie, nombre de neutrophiles diminué
peu fréquent Diminution des globules blancs
Affections du système immunitaire fréquent Réaction d'hypersensibilité
peu fréquent syndrome de restauration immunitaire
Troubles du métabolisme et de la nutrition fréquent diabète sucré, hyperglycémie, hypercholestérolémie, lipoprotéines de faible densité augmentées, hypertriglycéridémie, hyperlipidémie, dyslipidémie, anorexie
Affections psychiatriques fréquent anxiété, insomnie, troubles du sommeil
peu fréquent état confusionnel, désorientation, cauchemars, nervosité, rêves anormaux
Affections du système nerveux très fréquent céphalées
fréquent neuropathie périphérique, paresthésie, hypoesthésie, amnésie, somnolence

peu fréquent convulsions, syncope, tremblements, hypersomnie, trouble de l'attention
Affections oculaires fréquent vision trouble
Affections de l'oreille et du labyrinthe peu fréquent vertige
Affections cardiaques fréquent infarctus du myocarde
peu fréquent fibrillation auriculaire, angine de poitrine
Affections vasculaires fréquent hypertension
rare accident vasculaire cérébral hémorragiquea
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales fréquent dyspnée d'effort
peu fréquent bronchospasme
Affections gastro- intestinales très fréquent diarrhée, nausée
fréquent reflux gastro-œsophagien, vomissements, douleurs abdominales, distension abdominale, flatulences, gastrite, constipation, sécheresse buccale, stomatite, lipase augmentée, amylase sanguine augmentée
peu fréquent pancréatite, hématémèse , haut-le-cœur
Troubles hépato- biliaires fréquent alanine aminotransférase (ALAT) augmentée, aspartate aminotransférase (ASAT) augmentée
peu fréquent hépatite, stéatose hépatique, hépatite cytolytique, hépatomégalie
Affections de la peau et du tissu sous-cutané très fréquent éruption cutanée
fréquent sueurs nocturnes, sécheresse cutanée, prurigo
peu fréquent œdème de Quinckea, œdème facial, hyperhydrose
rare syndrome de Stevens-Johnsona, érythème polymorphea
très rare nécrolyse épidermique toxiquea, DRESSb
Affections du rein et des voies urinaires fréquent insuffisance rénale, créatinine sanguine augmentée
Affections des organes de reproduction et du sein peu fréquent gynécomastie
Troubles généraux et anomalies au site d'administration fréquent fatigue
peu fréquent apathie

a Ces effets indésirables ont été observés dans d'autres essais cliniques que les essais DUET-1 et DUET-2.

b Ces effets indésirables ont été identifiés après la mise sur le marché de l'étravirine.

Description des effets indésirables particuliers

Eruption cutanée

Les éruptions cutanées ont été le plus souvent légères à modérées, généralement de type maculaire à maculo-papulaire ou érythémateux, survenant principalement au cours de la deuxième semaine de traitement, et ont été peu fréquentes après la quatrième semaine. Dans la plupart des cas, les éruptions cutanées régressaient spontanément et disparaissaient généralement en 1 à 2 semaines avec la poursuite du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). L'incidence des éruptions cutanées a été plus élevée chez les femmes que chez les hommes dans le groupe étravirine dans les essais DUET (des éruptions cutanées de grade ≥ 2 ont été rapportées chez 9/60 [15,0%] femmes versus 51/539[9,5%] hommes ; des interruptions de traitement dues aux éruptions cutanées ont été rapportées chez 3/60 [5,0%] femmes versus 10/539 [1,9%] hommes) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Aucune différence liée au sexe n'a été observée en termes de sévérité ou d'interruption du traitement dues à une éruption cutanée. Les données cliniques sont limitées et une augmentation du risque des réactions cutanées chez les patients ayant des antécédents d'éruptions cutanées liées aux INNTI ne peut être exclue (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Paramètres métaboliques

Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Syndrome de restauration immunitaire

Chez les patients infectés par le VIH présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut apparaître. Des maladies autoimmunes (comme la maladie de Basedow) ont également été rapportées; cependant, le délai d'apparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après l'instauration du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Ostéonécrose

Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque généralement connus, un stade avancé de la maladie ou une exposition à long terme à l'association de traitements antirétroviraux. La fréquence de cet effet n'est pas connue (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Population pédiatrique (âgée de 6 ans à moins de 18 ans)

La fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables chez les patients pédiatriques ont été comparables à ceux observés chez les adultes. Des éruptions cutanées ont été rapportées plus fréquemment chez les sujets féminins que chez les sujets masculins (des éruptions cutanées de grade ≥ 2 ont été rapportées chez 13/64 [20,3%] sujets féminins versus 2/37 [5,4%] sujets masculins ; des interruptions de traitement dus aux éruptions cutanées ont été rapportées chez 4/64 [6,3%] sujets féminins versus 0/37 [0%] sujets masculins) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Le plus souvent, les éruptions cutanées ont été légères à modérées, de type maculaire/papulaire et sont apparues au cours de la deuxième semaine de traitement. Dans la plupart des cas les éruptions cutanées régressaient spontanément et disparaissaient généralement en 1 semaine avec la poursuite du traitement.

Autres populations particulières

Patients co-infectés par le virus de l'hépatite B et/ou celui de l'hépatite C

Dans l'analyse compilée DUET-1 et DUET-2, l'incidence des évènements hépatiques avait tendance à être plus élevée chez les sujets co-infectés traités par l'étravirine comparativement aux sujets co- infectés du groupe placebo.

INTELENCE doit être utilisé avec précaution chez ces patients (voir aussi rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.

  • Thrombocytopénie
  • Anémie
  • Diminution du nombre de neutrophiles
  • Diminution du nombre des globules blancs
  • Réaction d'hypersensibilité
  • Syndrome de restauration immunitaire
  • Diabète sucré
  • Hyperglycémie
  • Hypercholestérolémie
  • Augmentation des lipoprotéines de basse densité
  • Hypertriglycéridémie
  • Hyperlipidémie
  • Dyslipidémie
  • Anorexie
  • Anxiété
  • Insomnie
  • Trouble du sommeil
  • Etat confusionnel
  • Désorientation
  • Cauchemars
  • Nervosité
  • Rêves anormaux
  • Céphalée
  • Neuropathie périphérique
  • Paresthésie
  • Hypo-esthésie
  • Amnésie
  • Somnolence
  • Convulsions
  • Syncope
  • Tremblement
  • Hypersomnie
  • Trouble de l'attention
  • Vision trouble
  • Vertige labyrinthique
  • Infarctus du myocarde
  • Fibrillation auriculaire
  • Angine de poitrine
  • Hypertension
  • Accident vasculaire cérébral hémorragique
  • Dyspnée d'effort
  • Bronchospasme
  • Diarrhée
  • Nausée
  • Reflux gastro-oesophagien
  • Vomissement
  • Douleur abdominale
  • Distension abdominale
  • Flatulence
  • Gastrite
  • Constipation
  • Sécheresse buccale
  • Stomatite
  • Augmentation de la lipase
  • Augmentation de l'amylase
  • Pancréatite
  • Hématémèse
  • Haut-le-coeur
  • Augmentation de l'alanine aminotransférase
  • Augmentation de l'aspartate aminotransférase
  • Hépatite
  • Stéatose hépatique
  • Hépatite cytolytique
  • Hépatomégalie
  • Eruption cutanée
  • Sueurs nocturnes
  • Sécheresse cutanée
  • Prurigo
  • Oedème de Quincke
  • Oedème facial
  • Hyperhidrose
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Erythème polymorphe
  • Syndrome de Lyell
  • Syndrome DRESS
  • Insuffisance rénale
  • Augmentation de la créatininémie
  • Gynécomastie
  • Fatigue
  • Apathie
  • Eruption maculaire
  • Eruption maculopapuleuse
  • Eruption érythémateuse
  • Augmentation du poids
  • Augmentation du glucose
  • Maladie auto-immune
  • Maladie de Basedow
  • Ostéonécrose
  • Douleur osseuse
  • Arthralgie
  • Raideur articulaire
  • Difficulté pour se mouvoir
  • Fièvre
  • Malaise général
  • Douleur musculaire
  • Eosinophilie
  • Eruption bulleuse
  • Lésion buccale
  • Conjonctivite
  • Rétinite à cytomégalovirus
  • Infection mycobactérienne
  • Pneumopathie à Pneumocystis jiroveci
  • Infection opportuniste

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

En règle générale, l'utilisation des antirétroviraux pour traiter l'infection par le VIH chez les femmes enceintes et par conséquent réduire le risque de transmission verticale du VIH chez le nourrisson, nécessite de prendre en compte les données obtenues chez l'animal ainsi que l'expérience clinique acquise chez les femmes enceintes afin de déterminer la sécurité d'emploi pour le fœtus.

Un passage transplacentaire a été observé chez des rates gravides, mais on ne sait pas s'il existe également un passage transplacentaire d'étravirine chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement embryonnaire/fœtal, l'accouchement ou le développement post-natal (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Sur la base des données chez l'animal, le risque de malformations chez l'homme est peu probable. Les données cliniques ne soulèvent pas de problème de sécurité mais elles sont très limitées.

Allaitement

L'étravirine est excrétée dans le lait maternel humain.

En règle générale, quelles que soient les circonstances, il est recommandé aux mères infectées par le VIH de ne pas allaiter leur nourrisson afin d'éviter la transmission du VIH.

Fertilité

Il n'y a pas de donnée disponible chez l'Homme concernant l'effet de l'étravirine sur la fertilité. Chez le rat, aucun effet sur l'accouplement ou la fertilité n'a été observé avec le traitement par l'étravirine (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Posologie et mode d'administration

Le traitement doit être initié par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l'infection par le VIH.

Posologie

INTELENCE doit toujours être utilisé en association avec d'autres médicaments antirétroviraux.

Adultes

La dose recommandée d'étravirine chez les adultes est de 200 mg (un comprimé à 200 mg ou deux comprimés à 100 mg) à prendre par voie orale, deux fois par jour, après un repas (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Population pédiatrique (âgée de 6 ans à moins de 18 ans)

La dose d'étravirine recommandée chez les enfants et adolescents (âgés de 6 ans à moins de 18 ans et pesant au moins 16 kg) est fonction du poids corporel (voir tableau ci-dessous).Les comprimés d'INTELENCE doivent être pris par voie orale, après un repas (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Dose d'étravirine recommandée chez les patients pédiatriques âgés de 6 ans à moins de 18 ans

Poids corporel Dose Comprimés
≥ 16 à < 20 kg 100 mg deux fois par jour quatre comprimés de 25 mg deux fois par jour ou un comprimé de 100 mg deux fois par jour
≥ 20 à < 25 kg 125 mg deux fois par jour cinq comprimés de 25 mg deux fois par jour ou un comprimé de 100 mg et un comprimé de 25 mg deux fois par jour
≥ 25 à < 30 kg 150 mg deux fois par jour six comprimés de 25 mg deux fois par jour ou un comprimé de 100 mg et deux comprimés de 25 mg deux fois par jour
≥ 30 kg 200 mg deux fois par jour huit comprimés de 25 mg deux fois par jour ou deux comprimés de 100 mg deux fois par jour ou un comprimé de 200 mg deux fois par jour

Oubli d'une dose

Si le patient oublie une dose d'INTELENCE dans les 6 heures qui suivent l'horaire de la prise habituelle, il doit prendre la dose oubliée dès que possible après un repas et prendre ensuite la dose suivante à l'heure habituelle. Si le patient oublie une dose plus de 6 heures après l'horaire de la prise habituelle, il ne doit pas prendre la dose oubliée et simplement poursuivre le schéma posologique habituel.

Si un patient vomit dans les 4 heures après avoir pris le médicament, un autre comprimé d'INTELENCE doit être pris le plus tôt possible après un repas. Si un patient vomit plus de 4 heures après avoir pris le médicament, il n'a pas besoin de prendre une autre dose avant la prochaine prise prévue.

Sujets âgés

L'information disponible concernant l'utilisation d'INTELENCE chez les patients de plus de 65 ans est limitée (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques), en conséquence des précautions doivent être prises dans cette population.

Insuffisance hépatique :

Aucune adaptation posologique n'est recommandée chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée (Child-Pugh classe A ou B). INTELENCE doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée. Les paramètres pharmacocinétiques de l'étravirine n'ont pas été étudiés chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh classe C). En conséquence, INTELENCE n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance rénale :

Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Population pédiatrique (âgée de moins de 6 ans)

La sécurité et l'efficacité d'étravirine chez les enfants âgés de moins de 6 ans et pesant moins de 16 kg n'ont pas encore été établies (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Aucune donnée n'est disponible.

Mode d'administration

Voie orale.

Les patients doivent être informés qu'ils doivent avaler le(s) comprimé(s) en entier avec une boisson telle que de l'eau. Les patients qui ne peuvent pas avaler le(s) comprimé(s) en entier peuvent disperser le(s) comprimé(s) dans un verre d'eau.

Pour plus d'informations sur la dispersion du médicament avant administration, voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

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