Composition

(exprimée par : Comprimé)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Rufinamide 200.0 mg
Excipients à effet notoire :
Chaque comprimé pelliculé contient 40 mg de lactose ( sous forme de monohydrate).
EXCIPIENTS
Noyau :
Lactose monohydraté
Cellulose microcristalline
Amidon de maïs
Croscarmellose sodique
Hypromellose
Magnésium stéarate
Sodium laurylsulfate
Silice colloidale anhydre
Pelliculage :
Hypromellose
Macrogol 8000
Titane dioxyde
Talc
Fer oxyde rouge

Indications thérapeutiques


Inovelon est indiqué en traitement adjuvant des crises d'épilepsie associées au syndrome de Lennox- Gastaut chez les patients âgés de 1 an ou plus.


  • Syndrome de Lennox-Gastaut

Contre-indications


Hypersensibilité au principe actif, aux dérivés triazolés ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.


  • Enfant de moins de 1 an
  • Intolérance au galactose
  • Déficit en lactase
  • Malabsorption du glucose-galactose
  • Insuffisance hépatique sévère
  • Allaitement
  • Grossesse
  • Absence de contraception féminine efficace

Effets indésirables


Synthèse du profil de tolérance

Pendant le programme de développement clinique, plus de 1 900 patients présentant différents types d'épilepsie ont été exposés au rufinamide. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ont été céphalées, vertiges, fatigue et somnolence. Chez les patients atteints du syndrome de

Lennox-Gastaut, les effets indésirables les plus fréquents, observés à une incidence plus élevée que sous placebo, ont été somnolence et vomissements. Les effets indésirables ont été généralement d'intensité légère à modérée. Chez les patients présentant un syndrome de Lennox-Gastaut, les taux d'arrêt du traitement dus à des effets indésirables ont été de 8,2 % chez les patients recevant le rufinamide et de 0 % chez les patients recevant le placebo. Les effets indésirables les plus fréquents ayant entraîné l'arrêt du traitement dans le groupe traité par le rufinamide ont été des éruptions cutanées et des vomissements.


Tableau des effets indésirables

Les effets indésirables rapportés à une incidence plus élevée qu'avec le placebo dans les études en double aveugle dans le syndrome de Lennox-Gastaut ou dans la population globale exposée au rufinamide sont présentés dans le tableau ci-dessous par terme préférentiel MedDRA, classe de systèmes d'organes et fréquence.


Les fréquences sont définies ainsi : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000).


Classe de système organe


Très fréquent


Fréquent


Peu fréquent


Rare

Infections et infestations


Pneumonie Grippe Rhinopharyngite

Infection auriculaire Sinusite

Rhinite



Affections du système

immunitaire




Hypersensibilité*


Troubles du

métabolisme et de la nutrition


Anorexie

Troubles de l'alimentation Diminution de l'appétit



Affections psychiatriques


Anxiété Insomnie



Affections du système nerveux

Somnolence* Céphalées Vertiges*

État de mal épileptique* Convulsions

Troubles de la coordination* Nystagmus

Hyperactivité psychomotrice Tremblement



Classe de système organe


Très fréquent


Fréquent


Peu fréquent


Rare

Affections oculaires


Diplopie Vision trouble



Affections de l'oreille et du

labyrinthe


Vertige



Affections respiratoires, thoraciques et

médiastinales


Épistaxis



Affections gastro- intestinales

Nausées Vomissements

Douleurs abdominales hautes


Constipation Dyspepsie Diarrhée




Affections

hépatobiliaires



Élévation des

enzymes hépatiques


Affections de la peau et du tissu sous-cutané


Éruption cutanée*



Acné


Affections musculo- squelettiques et systémiques et

infections osseuses :


Mal de dos



Affections des organes de reproduction et du

sein


Oligoménorrhée



Troubles généraux

et anomalies au site d'administration

Fatigue

Trouble de la marche*



Investigations


Perte de poids



Lésions, intoxications et complications liées

aux procédures


Traumatisme crânien



Contusion

* Se référer à la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.

Informations supplémentaires concernant les populations particulières Population pédiatrique (de 1 an à moins de 4 ans)

Une étude multicentrique en ouvert a été menée afin de comparer l'ajout du rufinamide à un autre médicament antiépileptique (MAE) choisi par l'investigateur au traitement actuel par 1 à 3 MAE chez des enfants âgés de 1 an à moins de 4 ans présentant un syndrome de Lennox-Gastaut mal contrôlé.

25 patients, dont 10 étaient âgés de 1 à 2 ans, ont été exposés au rufinamide en traitement adjuvant pendant 24 semaines à une dose allant jusqu'à 45 mg/kg par jour en deux doses fractionnées. Les événements indésirables apparus sous traitement (EIAT) les plus fréquemment rapportés dans le groupe de traitement par le rufinamide (survenus chez ≥ 10 % des patients) étaient : infection des voies respiratoires supérieures et vomissements (28,0 % chacun), pneumonie et somnolence (20,0 % chacun), sinusite, otite moyenne, diarrhée, toux et pyrexie (16,0 % chacun) et bronchite, constipation, congestion nasale, éruption cutanée, irritabilité et diminution de l'appétit (12,0 % chacun). La fréquence, la nature et la sévérité de ces effets indésirables étaient comparables à celles observées chez

les enfants âgés de 4 ans et plus, les adolescents et les adultes. La caractérisation de l'âge chez les patients de moins de 4 ans n'a pas été identifiée dans la base de données de sécurité limitées en raison du faible nombre de patients dans l'étude.


Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.


  • Pneumonie
  • Grippe
  • Rhinopharyngite
  • Infection auriculaire
  • Sinusite
  • Rhinite
  • Syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse
  • Anorexie
  • Troubles de l'alimentation
  • Diminution de l'appétit
  • Anxiété
  • Insomnie
  • Somnolence
  • Céphalée
  • Vertige
  • Etat de mal épileptique
  • Convulsions
  • Trouble de la coordination
  • Nystagmus
  • Hyperactivité psychomotrice
  • Tremblement
  • Diplopie
  • Vision trouble
  • Vertige labyrinthique
  • Epistaxis
  • Nausée
  • Vomissement
  • Douleur abdominale haute
  • Constipation
  • Dyspepsie
  • Diarrhée
  • Elévation des enzymes hépatiques
  • Eruption cutanée
  • Acné
  • Mal de dos
  • Oligoménorrhée
  • Fatigue
  • Trouble de la marche
  • Perte de poids
  • Traumatisme crânien
  • Contusion
  • Ataxie
  • Raccourcissement de l'espace QTc
  • Infection des voies respiratoires supérieures
  • Otite moyenne
  • Toux
  • Pyrexie
  • Bronchite
  • Congestion nasale
  • Irritabilité

Fertilité, grossesse et allaitement


Grossesse

Risque lié à l'épilepsie et aux médicaments antiépileptiques en général :

Il a été démontré que dans la descendance de femmes épileptiques, la prévalence de malformations est deux à trois fois supérieure au taux d'environ 3 % dans la population générale. Dans la population traitée, une augmentation des malformations a été constatée sous polythérapie. Toutefois, la part respective de responsabilité du traitement et/ou de la maladie n'a pas été établie.


De plus, le traitement antiépileptique efficace ne doit pas être interrompu brutalement, car l'aggravation de la maladie est préjudiciable à la mère et au fœtus. Le traitement antiépileptique pendant la grossesse doit faire l'objet d'une discussion attentive avec le médecin traitant.


Risque lié au rufinamide :

Les études chez l'animal n'ont mis en évidence aucun effet tératogène, mais une fœtotoxicité en présence d'une toxicité maternelle a été observée (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le risque potentiel en clinique n'est pas connu.


Pour le rufinamide, il n'existe pas de données sur l'utilisation de ce médicament chez la femme enceinte.


Compte tenu de ces données, le rufinamide ne doit pas être administré pendant la grossesse ou chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de moyen de contraception à moins d'une nécessité absolue.


Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement par le rufinamide. Les médecins doivent tenter de s'assurer de l'utilisation d'un moyen de contraception approprié et doivent exercer leur jugement clinique pour évaluer si les contraceptifs oraux, ou les doses des composants du contraceptif oral, sont adaptés à l'état clinique particulier de la patiente (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).


Si les femmes traitées par le rufinamide planifient une grossesse, la poursuite de l'utilisation de ce produit doit être pesée minutieusement. Pendant la grossesse, l'interruption du traitement antiépileptique peut être préjudiciable à la mère et au fœtus si elle entraîne une aggravation de la maladie.


Allaitement

On ne sait pas si le rufinamide est excrété dans le lait maternel. En raison de ses effets délétères possibles sur le nourrisson allaité, il convient d'éviter l'allaitement pendant le traitement de la mère par le rufinamide.


Fertilité

Il n'existe pas de données concernant les effets sur la fertilité après un traitement par le rufinamide.

Posologie et mode d'administration


Le traitement par le rufinamide doit être instauré par un médecin spécialise en pédiatrie ou en neurologie et expérimenté dans la prise en charge de l'épilepsie.


Inovelon comprimés pelliculés et Inovelon suspension buvable sont interchangeables à doses égales. Les patients doivent être surveillés pendant la période de relais.

Posologie


Utilisation chez les enfants âgés d'un an à moins de quatre ans


Patients ne recevant pas de valproate :

Le traitement doit être instauré à une posologie de 10 mg/kg/jour divisée en deux doses égales administrées à 12 heures d'intervalle environ. En fonction de la réponse clinique et de la tolérance, la posologie peut être augmentée de 10 mg/kg/jour au maximum tous les trois jours jusqu'à une posologie cible de 45 mg/kg/jour divisée en deux doses égales administrées à 12 heures d'intervalle environ. Pour cette population de patients, la posologie maximale recommandée est de 45 mg/kg/jour.


Patients recevant du valproate :

Le valproate diminuant significativement la clairance du rufinamide, il est recommandé de diminuer la dose maximale d'Inovelon chez les patients recevant un traitement concomitant par le valproate. Le traitement doit être instauré à une posologie de 10 mg/kg/jour divisée en deux doses égales administrées à 12 heures d'intervalle environ. En fonction de la réponse clinique et de la tolérance, la posologie peut être augmentée de 10 mg/kg/jour au maximum tous les trois jours jusqu'à une posologie cible de 30 mg/kg/jour divisée en deux doses égales administrées à 12 heures d'intervalle environ. Pour cette population de patients, la posologie maximale recommandée est de 30 mg/kg/jour.


Si la posologie calculée recommandée d'Inovelon ne peut pas être atteinte, la dose doit être administrée au comprimé de 100 mg complet le plus proche.


Utilisation chez les enfants âgés de quatre ans ou plus et pesant moins de 30 kg


Patients pesant moins de 30 kg ne recevant pas de valproate :

Le traitement doit être instauré à une dose journalière de 200 mg. En fonction de la réponse clinique et de la tolérance, la posologie peut être augmentée par paliers de 200 mg/jour, tous les trois jours, jusqu'à la dose maximale recommandée de 1 000 mg/jour.


Des doses pouvant atteindre 3 600 mg/jour ont été étudiées chez un nombre limité de patients.


Patients pesant moins de 30 kg recevant également du valproate :

Le valproate diminuant significativement la clairance du rufinamide, il est recommandé de diminuer la dose maximale d'Inovelon chez les patients de moins de 30 kg recevant un traitement concomitant par le valproate. Le traitement doit être instauré à la posologie journalière de 200 mg. En fonction de la réponse clinique et de la tolérance, après un intervalle de temps d'au moins deux jours, la posologie peut être augmentée de 200 mg/jour, jusqu'à la dose maximale recommandée de 600 mg/jour.


Utilisation chez les adultes, les adolescents et les enfants âgés de 4 ans ou plus et pesant 30 kg ou plus


Patients pesant plus de 30 kg ne recevant pas de valproate :

Le traitement doit être instauré à la posologie journalière de 400 mg. En fonction de la réponse clinique et de la tolérance, la dose peut être augmentée par paliers de 400 mg/jour, tous les deux jours, jusqu'à la dose maximale recommandée indiquée dans le tableau ci-dessous.


Poids corporel

30,0 - 50,0 kg

50,1 - 70,0 kg

? 70,1 kg

Dose maximale

recommandée

1 800 mg/jour

2 400 mg/jour

3 200 mg/jour


Des doses pouvant atteindre 4 000 mg/jour (pour un poids corporel compris entre 30 et 50 kg) ou

4 800 mg/jour (pour un poids supérieur à 50 kg) ont été étudiées chez un nombre limité de patients.

Patients pesant plus de 30 kg recevant également du valproate :

Le traitement doit être instauré à la posologie journalière de 400 mg. En fonction de la réponse clinique et de la tolérance, la dose peut être augmentée par paliers de 400 mg/jour, tous les deux jours, jusqu'à la dose maximale recommandée indiquée dans le tableau ci-dessous.


Poids corporel

30,0 - 50,0 kg

50,1 - 70,0 kg

≥ 70,1 kg

Dose maximale

recommandée

1 200 mg/jour

1 600 mg/jour

2 200 mg/jour


Sujets âgés

Il existe peu de données sur l'utilisation du rufinamide chez les sujets âgés. Les paramètres pharmacocinétiques du rufinamide n'étant pas altérés chez les sujets âgés (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques), il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie chez les patients de plus de 65 ans.


Insuffisance rénale

Une étude réalisée chez des patients présentant une insuffisance rénale sévère a indiqué qu'aucune adaptation posologique n'était nécessaire chez ces patients (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).


Insuffisance hépatique

L'utilisation du rufinamide chez les patients présentant une insuffisance hépatique n'a pas été étudiée. La prudence s'impose et il est recommandé d'augmenter la dose avec précaution chez les patients atteints d'insuffisance hépatique légère à modérée. L'utilisation chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère n'est pas recommandée.


Arrêt du rufinamide

En cas d'arrêt, l'arrêt du traitement par le rufinamide doit être progressif. Dans les essais cliniques, le traitement par le rufinamide a été arrêté en réduisant la dose d'environ 25 % tous les deux jours (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


En cas d'oubli d'une ou de plusieurs doses, une évaluation clinique est nécessaire.


Des études non contrôlées en ouvert suggèrent un maintien de l'efficacité à long terme, bien qu'aucune étude contrôlée n'ait été conduite sur des périodes de plus trois mois.


Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité du rufinamide chez les nouveau-nés, les nourrissons et les enfants âgés de moins de 1 an n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).


Mode d'administration


Le rufinamide est administré par voie orale. Le comprimé doit être pris avec de l'eau deux fois par jour, le matin et le soir, en deux doses égales. Inovelon doit être pris au cours des repas (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Si le patient a des difficultés pour avaler, il est possible d'écraser les comprimés et de les administrer avec un demi-verre d'eau. Sinon, utiliser la barre de cassure pour casser le comprimé en deux moitiés égales.


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