Composition

(exprimée par : Comprimé)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Phénobarbital 100.0 mg
Excipient à effet notoire : amidon de blé
EXCIPIENTS
Amidon de pomme de terre
Amidon de blé
Dextrine blanche
Magnésium stéarate
Calcium carbonate

Indications thérapeutiques

Chez l'adulte :

·         Soit en monothérapie.

·         Soit en association à un autre traitement antiépileptique :

o   traitement des épilepsies généralisées : crises cloniques, toniques, tonico-cloniques,

o   traitement des épilepsies partielles : crises partielles avec ou sans généralisation secondaire.

Chez l'enfant :

·         Soit en monothérapie.

·         Soit en association à un autre traitement antiépileptique :

o   traitement des épilepsies généralisées : crises cloniques, toniques, tonico-cloniques,

o   traitement des épilepsies partielles : crises partielles avec ou sans généralisation secondaire.

  • Crise épileptique clonique
  • Crise épileptique tonique
  • Crise épileptique tonico-clonique
  • Crise épileptique partielle avec ou sans généralisation secondaire

Contre-indications

Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les situations suivantes :

·         Porphyries.

·         Antécédents d'hypersensibilité aux barbituriques.

·         Insuffisance respiratoire sévère.

·         Traitement par le cobicistat, la rilpivirine, le telaprevir, l'acide cholique, le delamanid, le daclatasvir, le dasabuvir, l'ombitasvir-paritaprévir, le lédipasvir, le sofosbuvir ou le voriconazole (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

·         En association avec le millepertuis.

·         Ce médicament est contre-indiqué chez les patients présentant une allergie au blé (autre que la maladie coeliaque).

  • Allergie blé
  • Porphyrie
  • Insuffisance respiratoire sévère
  • Consommation d'alcool
  • Absence de contraception féminine efficace
  • Allaitement
  • Grossesse

Effets indésirables

La classification des événements indésirables en fonction de leur fréquence est la suivante : Très fréquent (≥ 10 %) ; Fréquent (≥1 % - <10 %) ; Peu fréquent (≥ 0,1 % - <1 %) ; Rare (≥ 0,01 % - <0,1 %) ; Très rare (<0,01%) ; Indéterminée (ne peut être estimée d'après les données disponibles).

Affections du système nerveux

·         Fréquents : somnolence (réveil difficile avec parfois difficultés pour articuler), troubles cognitifs, atteinte de la mémoire.

·         Peu fréquents : troubles de la coordination et de l'équilibre, vertiges, céphalées.

·         Rares : perturbation de l'attention.

·         Fréquence indéterminée : dyskinésie.

Affections psychiatriques

·         Fréquents : anomalies du comportement, agitation, agression.

·         Peu fréquents : troubles de l'humeur, troubles du sommeil/insomnie.

·         Fréquence indéterminée : syndrome de dépendance.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

·         Fréquent : dermatite allergique (en particulier, éruptions maculo-papuleuses morbiliformes ou scarlatiniformes).

·         Fréquence indéterminée :

o   Erythème pigmenté fixe.

o   Réactions cutanées graves incluant la nécrolyse épidermique toxique, le syndrome de Stevens-Johnson et la dermatite exfoliatrice.

o   Réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques. L'existence de rares cas de réactions croisées entre le phénobarbital, la phénytoïne et la carbamazépine doit rendre prudent le remplacement de phénobarbital par l'une ou l'autre des molécules.

Affections hépatobiliaires

·         Fréquents : augmentation desgammaglutamyltransférases, des transaminases et/ou des phosphatases alcalines.

·         Fréquence indéterminée : hépatites.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

·         Fréquents : rétraction de l'aponévrose palmaire (maladie de Dupuytren).

·         Peu fréquents : arthralgies (syndrome épaule-main ou rhumatisme gardénalique).

·         Fréquence indéterminée :

o   rétraction de l'aponévrose plantaire (maladie de Ledderhose), induration des corps caverneux (maladie de la Peyronie).

Des cas de diminution de la densité minérale osseuse, d'ostéopénie, d'ostéoporose et de fractures ont été rapportés chez des patients traités au long cours par GARDENAL. Le mode d'action de GARDENAL sur le métabolisme osseux n'est pas connu.

Affections hématologiques et du système lymphatique

·         Fréquence indéterminée : pancytopénie, anémie aplasique, anémie par carence d'acide folique, agranulocytose, neutropénie leucopénie, thrombocytopénie.

Affections gastro-intestinales

·         Fréquents : nausées, vomissements.

Affections congénitales, familiales et génétiques

·         Fréquence indéterminée : malformations congénitales, autres anomalies du développement (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Fertilité, grossesse et allaitement).

Les effets graves intéressant les systèmes hépatique et/ou dermatologique ainsi que les réactions d'hypersensibilité imposent l'arrêt du traitement.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

  • Somnolence
  • Réveil difficile
  • Difficulté pour articuler
  • Trouble cognitif
  • Trouble de la mémoire
  • Trouble de la coordination
  • Trouble de l'équilibre
  • Vertige
  • Céphalée
  • Perturbation de l'attention
  • Dyskinésie
  • Anomalie du comportement
  • Agitation
  • Agression
  • Trouble de l'humeur
  • Trouble du sommeil
  • Insomnie
  • Syndrome de dépendance au phénobarbital
  • Dermatite allergique
  • Eruption maculopapuleuse morbilliforme
  • Eruption maculopapuleuse scarlatiniforme
  • Erythème pigmenté fixe
  • Réaction cutanée
  • Syndrome de Lyell
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Dermatite exfoliatrice
  • Eosinophilie
  • Hypersensibilité médicamenteuse
  • Augmentation de la gammaglutamyltranspeptidase
  • Elévation des transaminases
  • Elévation des phosphatases alcalines
  • Hépatite
  • Maladie de Dupuytren
  • Arthralgie
  • Syndrome épaule-main
  • Rhumatisme gardénalique
  • Maladie de Ledderhose
  • Maladie de La Peyronie
  • Diminution de la densité minérale osseuse
  • Ostéopénie
  • Ostéoporose
  • Fracture
  • Pancytopénie
  • Anémie aplasique
  • Anémie mégaloblastique par carence d'acide folique
  • Agranulocytose
  • Neutropénie
  • Leucopénie
  • Thrombocytopénie
  • Nausée
  • Vomissement
  • Malformation congénitale
  • Fente labiale
  • Fente palatine
  • Malformation anatomique du pénis
  • Malformation cardiaque
  • Malformation faciale
  • Hypoplasie des doigts
  • Hypoplasie des ongles
  • Microcéphalie
  • Troubles de l'humeur
  • Risque d'hémorragie en obstétrique au moment de l'accouchement
  • Hémorragie du post-partum
  • Idée suicidaire
  • Comportement suicidaire

Fertilité, grossesse et allaitement

Femmes en âge de procréer/Contraception

Le phénobarbital ne doit pas être utilisé chez les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, sauf en l'absence d'alternative thérapeutique moins tératogène. En cas d'instauration d'un traitement chez une femme en âge de procréer, on s'assurera de l'absence de grossesse et on l'informera du risque en cas d'exposition au cours de la grossesse. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusqu'à 2 mois après l'arrêt du traitement. En raison du caractère inducteur enzymatique du phénobarbital, le traitement par GARDENAL peut conduire à une diminution de l'efficacité des contraceptifs oraux contenant des oestrogènes et/ou de la progestérone. Si l'association s'avère nécessaire, utiliser une méthode additionnelle de type mécanique.

Si une grossesse est envisagée, l'arrêt du traitement doit être envisagé sauf en l'absence d'alternative thérapeutique moins tératogène.

Grossesse

Risque lié à l'épilepsie et aux antiépileptiques en général :

Un avis médical spécialisé doit être donné aux femmes en âge de procréer, avec une réévaluation régulière du  traitement, par un médecin spécialiste. Celles-ci doivent être informées, avant le début du traitement, de la nécessité d'anticiper un projet de grossesse. Lorsqu'une femme envisage une grossesse, la nécessité du traitement antiépileptique doit être réévaluée et un suivi adapté mis en place. Une polythérapie antiépileptique peut être associée à un risque plus élevé de malformations congénitales qu'une monothérapie ; ce risque varie en fonction des antiépileptiques co-administrés et est, en particulier, plus important si la polythérapie inclut le valproate.

Chez les femmes traitées pour une épilepsie, un arrêt brutal du traitement antiépileptique doit être évité car cela peut entraîner la réapparition de crises dont les conséquences pour la mère et le foetus peuvent être graves.

Risque lié au phénobarbital:

Le phénobarbital traverse le placenta. Les concentrations maternelles et néonatales sont similaires.

Malformations congénitales :

Chez l'Homme, le phénobarbital peut entrainer un risque de malformations environ 3 fois supérieur à celui de la population générale qui est de 2-3%, en particulier des fentes labiales et/ou palatines, de malformations  cardiaques et d'hypospadias. Des dysmorphies faciales, des microcéphalies  et des hypoplasies des ongles et des doigts ont également été rapportées. Des données publiées suggèrent une relation dose-effet mais celle-ci reste à confirmer.

Troubles développementaux :

Les études relatives aux troubles neuro-développementaux chez les enfants exposés in utero au phénobarbital sont contradictoires mais celles-ci ne permettent pas d'exclure un risque.

Compte tenu de ces données, le phénobarbital ne doit pas être utilisé chez les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, sauf en l'absence d'alternative thérapeutique moins tératogène.

Chez les femmes en âge de procréer :

·         Il est recommandé d'avoir recours à des alternatives thérapeutiques moins tératogènes ;

·         En cas d'instauration d'un traitement par phénobarbital :

o   on s'assurera que la femme en âge de procréer n'est pas enceinte

o   les patientes doivent être informées des risques de l'utilisation de phénobarbital pendant la  grossesse et de la nécessité d'anticiper un projet de grossesse ;

o   les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace et ininterrompue pendant le traitement par GARDENAL et jusqu'à 2 mois après l'arrêt du traitement par GARDENAL (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). En raison du caractère inducteur enzymatique du phénobarbital, le traitement par GARDENAL peut conduire à un échec des contraceptifs oraux contenant des oestrogènes et/ou de la progestérone. Si l'association s'avère nécessaire, utiliser une méthode de contraception additionnelle,  par exemple de type mécanique.

Si une femme envisage une grossesse:

·         Une visite préconceptionnelle est recommandée.

·         L'arrêt du traitement doit être envisagé sauf en l'absence d'alternative thérapeutique moins tératogène.

·         La patiente doit être pleinement informée des risques.

Chez la femme enceinte :

·         En cas de grossesse, il convient d'évaluer soigneusement les risques et les bénéfices du traitement par GARDENAL pour la mère et le foetus, et d'évaluer si le traitement par GARDENAL peut être poursuivi ou remplacé par un traitement alternatif plus approprié. Si après ré-évaluation, le traitement par phénobarbital devait absolument être maintenu pendant la grossesse :

o   il conviendrait d'administrer la posologie minimale efficace. Un contrôle régulier des concentrations plasmatiques est recommandé pour ajuster la posologie.

o   l'efficacité d'une supplémentation en acide folique n'est pas étayée à ce jour chez les femmes exposées au phénobarbital. Toutefois, compte tenu de son effet bénéfique dans d'autres situations, celle-ci peut être proposée à la posologie de 5 mg/j 1 mois avant et 2 mois après la conception.

o   une surveillance prénatale spécialisée orientée sur les malformations décrites ci-dessus doit être instaurée.

·         La patiente doit être pleinement informée des risques.

Le dépistage des malformations sera identique que la patiente ait reçu ou non de l'acide folique.

Avant l'accouchement/ Chez le nouveau-né :

Les antiépileptiques inducteurs enzymatiques peuvent parfois provoquer chez le nouveau-né de mère traitée :

·         Un syndrome hémorragique pouvant survenir lors de l'accouchement ou dans les premiers jours de vie.  Une prévention par la vitamine K1 per os chez la mère dans le mois précédant l'accouchement et l'administration de vitamine K1 par voie parentérale (IM ou IV lente) à la naissance, chez le nouveau-né semblent efficaces. Un bilan d'hémostase normal chez la mère ne permet pas d'éliminer des anomalies de l'hémostase chez le nouveau-né.

·         Des perturbations du métabolisme phosphocalcique et de la minéralisation osseuse, qu'une supplémentation de la mère en vitamine D au cours du 3ème trimestre semble pouvoir prévenir.

·         Des symptômes liés à l'imprégnation du nouveau-né par le phénobarbital, notamment une sédation, une hypotonie et une mauvaise succion.

·         Rarement : un syndrome de sevrage modéré (mouvements anormaux, succion inefficace).

Suivi post natal / Chez l'enfant : en cas d'exposition pendant la grossesse, un suivi rapproché du développement neurocomportemental de l'enfant est à instaurer et une prise en charge adaptée doit être mise en place au plus tôt en cas de nécessité.

Allaitement

Déconseillé, car possibilité de sédation pouvant entraîner des difficultés de succion à l'origine d'une mauvaise courbe pondérale dans la période immédiatement néonatale.

Posologie et mode d'administration

L'efficacité du médicament ne peut être jugée qu'après 15 jours de traitement. Il en sera de même pour toute modification de la posologie.

Lorsque la clinique le justifie, contrôler la barbitémie en effectuant le prélèvement de préférence le matin (en général 65 à 130 µmol/l chez l'adulte soit 15 à 30 mg/l chez l'adulte et 85 µmol/l soit 20 mg/l chez l'enfant).

Enfants (selon le poids) :

·         Inférieur à 20 kg: 5 mg/kg par jour,

·         Entre 20 et 30 kg: 3 à 4 mg/kg par jour,

·         Au-dessus de 30 kg: 2 à 3 mg/kg par jour en une ou deux prises.

Chez l'enfant de moins de 6 ans, le comprimé sera écrasé et mélangé aux aliments avant administration en raison du risque de fausse route.

Adultes :

2 à 3 mg/kg par jour.

Une seule prise par jour au coucher (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

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