Composition

(exprimée par : Seringue préremplie)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Nadroparine calcique 15200.0 UI AXa
1 ml de solution injectable contient 19 000 Ul Axa de nadroparine calcique.
Excipient à effet notoire : latex (composant du protège aiguille)
EXCIPIENTS
Chlorhydrique acide solution ou
Calcium hydroxyde officinal soluté
Eau pour préparations injectables
Protège aiguille de la seringue :
Latex

Indications thérapeutiques

Cette héparine est une héparine de bas poids moléculaire (HBPM).

Son indication est la suivante:

·         traitement curatif des thromboses veineuses profondes constituées.

  • Thrombose veineuse profonde

Contre-indications

La nadroparine est contre-indiquée dans les situations suivantes :

·         hypersensibilité à la nadroparine ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition ;

·         antécédents de thrombopénie induite par l'héparine (ou TIH) grave de type II induite sous héparine non fractionnée ou sous héparine de bas poids moléculaire ou toute autre antécédent de thrombopénie avec la nadroparine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi Précautions d'emploi);

·         manifestations ou tendances hémorragiques liées à des troubles de l'hémostase (les coagulations intravasculaires disséminées peuvent être une exception à cette règle lorsqu'elles ne sont pas liées à un traitement par l'héparine - voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi Précautions d'emploi);

·         lésion organique susceptible de saigner (telle qu'un ulcère gastroduodénal évolutif) ;

·         accident vasculaire cérébral hémorragique,

·         en l'absence de données, en cas d'insuffisance rénale sévère (définie par une clairance de la créatinine < 30 ml/min selon l'estimation de la formule de Cockroft), à doses curatives dans le traitement des thromboses veineuses profondes, des évènements thromboemboliques, de l'angor instable et de l'infarctus du myocarde sans onde Q en dehors de l'indication au cours de l'hémodialyse

·         de plus, une anesthésie péridurale, ou une rachianesthésie ne doivent jamais être effectuées lors d'un traitement curatif par HBPM,

·         les formes multidoses contiennent de l'alcool benzylique, et ne devraient donc pas être utilisées chez les enfants âgés de moins de 3 ans,

·         endocardite infectieuse aiguë (en dehors de certaines cardiopathies emboligènes).

A dose curative, ce médicament est GÉNÉRALEMENT DECONSEILLE dans les cas suivants :

·         accident vasculaire cérébral ischémique étendu à la phase aiguë, avec ou sans troubles de la conscience. Lorsque l'accident vasculaire cérébral est d'origine embolique, le délai à respecter est de 72 heures. La preuve de l'efficacité des HBPM à dose curative n'a cependant pas été établie à ce jour, quelles que soient la cause, l'étendue et la sévérité clinique de l'infarctus cérébral ;

·         l'utilisation de la nadroparine est généralement déconseillée en cas d'insuffisance rénale légère à modérée. Cependant, si son utilisation est jugée nécessaire dans ces situations, il convient de :

o   si le prescripteur estime qu'une réduction de dose est appropriée, en considérant les facteurs de risque individuels de saignements et d'évènements thromboemboliques chez les patients ayant une insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine >30 et <50 ml/min), la dose doit être réduite de 25 à 33% (voir rubriques Posologie et mode d'administration, Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques),

o   la réduction de dose n'est pas nécessaire en cas d'insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine supérieure ou égale à 50 ml/mn) (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

De plus, ce médicament à doses curatives est GÉNÉRALEMENT DECONSEILLE, chez tous les sujets quel que soit l'âge, en association avec (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) :

·         l'acide acétylsalicylique aux doses antalgiques, anti-pyrétiques et anti-inflammatoires,

·         les AlNS (voie générale),

·         le dextran 40 (voie parentérale).

  • Antécédent de thrombopénie grave de type II sous héparine
  • Tendance hémorragique liée à des troubles de l'hémostase en dehors des coagulations intravasculaires disséminées
  • Lésion organique susceptible de saigner
  • Hémorragie intracérébrale
  • Insuffisance rénale sévère (Clcr < 30 ml/mn) en dehors de l'hémodialyse
  • Anesthésie péridurale
  • Rachianesthésie
  • Endocardite infectieuse aiguë en dehors de certaines cardiopathies emboligènes
  • Voie IM
  • Accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë
  • Insuffisance rénale (30 < Clcr < 50 ml/mn)
  • Grossesse
  • Enfant

Effets indésirables

Les fréquences des effets indésirables (de très fréquent à très rare) ont été déterminées par les données de très nombreux essais cliniques. Les fréquences assignées aux autres effets indésirables (comme ceux < 1/10000) ont été déterminées par des données post-marketing et font plutôt référence à des taux observés qu'à des taux réels.

La classification des effets indésirables utilisée est la suivante :

·         très fréquent : ≥ 1/10

·         fréquent : ≥ 1/100 ; < 1/10

·         peu fréquent : ≥1/1000 ; < 1/100

·         rare : ≥ 1/10000 ; < 1/1000

·         très rare : < 1/10000

·         fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent : manifestations hémorragiques pouvant toucher différents sites, qui surviennent essentiellement en présence :

·         De facteurs de risques associés : lésions organiques susceptibles de saigner, certaines associations médicamenteuses (voir Rubrique Contre-indications Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions), âge, insuffisance rénale, faible poids.

·         De non-respect des modalités thérapeutiques, notamment durée de traitement et adaptation de la dose en fonction du poids (voir Mises en garde et précautions d'emploi Mises en garde/risque hémorragique).

Rare :

·         Hématomes intrarachidiens qui peuvent survenir lors de l'administration d'héparine de bas poids moléculaire au cours d'une rachianesthésie, d'une analgésie ou d'une anesthésie péridurale.

·         Thrombopénies (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi Mises en garde et précautions d'emploi). Elles sont de deux types :

o   Les plus fréquentes, de type l, sont habituellement modérées (> 100 000/mm3) précoces (avant le 5ème jour) et ne nécessitant pas l'arrêt du traitement,

o   Rarement des thrombopénies immuno-allergiques graves de type II (TIH) parfois compliquées de thromboses artérielles ou veineuses. Leur prévalence est encore mal évaluée (voir Rubrique Mises en garde et précautions d'emploi Mises en garde et précautions d'emploi).

·         Thrombocytose (élévation asymptomatique et réversible des plaquettes).

Très rare : hyperéosinophilie, isolée ou associée à des effets cutanés, réversible à l'arrêt du traitement.

Affections du système immunitaire

Très rare : réactions d'hypersensibilité immédiate (incluant des réactions cutanées, des angio-oedème, des bronchospasmes voire des chocs de type anaphylactique) qui sont susceptibles, dans certains cas, de conduire à l'arrêt du traitement.

Affections du système nerveux

Fréquence indéterminée : maux de tête, migraine.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Très rare : hyperkaliémie réversible due au freinage de la sécrétion d'aldostérone par l'héparine, particulièrement chez les patients à risque (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections hépatobiliaires

Fréquent : augmentation des transaminases généralement transitoire

Affections des organes de reproduction et du sein

Très rare : Priapisme

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Rare : Rash, urticaire, érythème, prurit

Très rare : Nécrose cutanée, le plus souvent au point d'injection (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Le risque d'ostéoporose ne peut être exclu, comme avec les héparines non fractionnées, lors de traitement prolongé.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent : hématomes au point d'injection

Ils sont majorés par le non-respect de la technique d'injection ou l'utilisation d'un matériel d'injection inadéquat.

Dans certains cas, l'apparition de nodules fermes traduisant un processus inflammatoire et non liée à un enkystement de l'héparine peut être observée. Ces nodules disparaissent généralement en quelques jours et ne sont pas un motif d'arrêt du traitement.

Fréquent : réactions au point d'injection (incluant inflammation, prurit, érythème).

Plus rarement, des réactions de type IV ou hypersensibilité retardée, se présentant comme un eczéma de contact ont également été rapportées.

Rare: calcinoses au point d'injection

La calcinose est plus fréquente chez les patients présentant un produit phosphocalcique anormal, tels que dans certains cas d'insuffisance rénale chronique.

Très rare: nécrose cutanée au point d'injection

Ces réactions peuvent être précédées d'un purpura ou de placards érythémateux, infiltrés et douloureux. La suspension du traitement doit être immédiate.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

  • Manifestation hémorragique
  • Hématome intrarachidien
  • Thrombopénie de type I
  • TIH
  • Thrombose artérielle
  • Thrombose veineuse
  • Thrombocytose
  • Elévation des plaquettes
  • Hyperéosinophilie
  • Réaction d'hypersensibilité
  • Réaction cutanée
  • Angio-oedème
  • Bronchospasme
  • Choc anaphylactique
  • Maux de tête
  • Migraine
  • Hyperkaliémie
  • Elévation des transaminases
  • Priapisme
  • Rash cutané
  • Urticaire
  • Erythème cutané
  • Prurit
  • Nécrose cutanée
  • Nécrose au point d'injection
  • Ostéoporose
  • Hématome au point d'injection
  • Nodule au point d'injection
  • Réaction au point d'injection
  • Inflammation au point d'injection
  • Prurit au point d'injection
  • Erythème au point d'injection
  • Réaction d'hypersensibilité retardée
  • Eczéma de contact
  • Calcinose au point d'injection
  • Purpura au point d'injection
  • Placard érythémateux infiltré et douloureux au point d'injection
  • Paralysie
  • Allergie latex

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène ou foetotoxique de la nadroparine.

Traitement curatif

En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de la nadroparine lorsqu'elle est administrée à dose curative pendant toute la grossesse.

En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser la nadroparine à  dose curative pendant toute la grossesse.

Allaitement

Les informations disponibles sur l'excrétion de la nadroparine dans le lait maternel sont limitées. Cependant, la résorption digestive chez le nouveau-né est à priori improbable. Le traitement par nadroparine est donc compatible avec l'allaitement.

Fertilité

ll n'existe aucune étude clinique sur l'effet de la nadroparine sur la fécondité.

Posologie et mode d'administration

Posologie

VOlE SOUS-CUTANEE.

Cette présentation est adaptée à l'adulte.

Ne pas injecter par voie I.M.

1 ml de FRAXODI correspond environ à 19 000 UI anti-Xa de nadroparine.

Mode d'administration

Technique de l'injection sous-cutanée

Ne pas purger la bulle d'air.

L'injection sous-cutanée de la nadroparine doit être réalisée de préférence chez le patient en décubitus, dans le tissu cellulaire sous-cutané de la ceinture abdominale antérolatérale et postérolatérale, alternativement du côté droit et du côté gauche.

L'aiguille doit être introduite perpendiculairement et non tangentiellement, sur toute sa longueur, dans l'épaisseur d'un pli cutané réalisé entre le pouce et l'index de l'opérateur. Ce pli cutané doit être maintenu pendant toute la durée de l'injection.

Recommandations générales

La surveillance régulière de la numération plaquettaire est impérative pendant toute la durée du traitement en raison du risque de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Pour les techniques de rachianesthésie et d'anesthésie péridurale, l'intérêt de l'injection préopératoire doit être évalué en raison du risque théorique accru d'hématome intrarachidien (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Des recommandations spécifiques relatives au délai d'injection de la nadroparine encadrant une rachianesthésie, une anesthésie péridurale ou une ponction lombaire doivent être respectées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

·         Traitement curatif des thromboses veineuses profondes (TVP)

Toute suspicion de thrombose veineuse profonde doit être confirmée rapidement par des examens adaptés.

Fréquence d'administration

1 injection par jour.

Dose administrée

La dose par injection est de 171 UI anti-Xa/kg.

La posologie des HBPM n'a pas été évaluée en fonction du poids corporel chez les patients d'un poids supérieur à 100 kg ou inférieur à 40 kg. II peut apparaître une moindre efficacité des HBPM pour les patients de poids supérieurs à 100 kg, ou un risque hémorragique accru pour les patients de poids inférieur à 40 kg. Une surveillance clinique particulière s'impose.

A titre indicatif, les posologies à administrer en fonction du poids des patients sont de 0,1 ml/10 kg 1 fois par jour, comme indiqué dans le tableau ci-dessous :

Poids corporel

Volume de FRAXODI par injection

40-49 kg

50-59.kg

60-69 kg

70-79 kg

80-89 kg

90-99 kg

≥100 kg

0,4 ml

0,5 ml

0,6 ml

0,7 ml

0,8 ml

0,9 ml

1,0 ml

Ajuster le volume à administrer en amenant le piston à la graduation désirée en tenant la seringue verticalement.

Durée de traitement des TVP

Le traitement par HBPM doit être relayé rapidement par les anticoagulants oraux, sauf contre-indication. La durée du traitement par HBPM ne doit pas excéder 10 jours, délai d'équilibration par les AVK inclus, sauf en cas de difficultés d'équilibration (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi Précautions d'emploi : surveillance biologique). Le traitement anticoagulant oral doit donc être débuté le plus tôt possible.

Populations particulières

Insuffisance rénale

Traitement curatif de la maladie thromboemboliqueUne réduction de dose n'est pas nécessaire chez les patients ayant une insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine ≥ 50 ml/min).

Une insuffisance rénale modérée ou sévère entraine une augmentation de l'exposition à la nadroparine. Ces patients ont un risque majoré d'évènements thromboemboliques et de saignements.

Si le prescripteur estime qu'une réduction de dose est appropriée, en considérant les facteurs de risque individuels de saignements et d'évènements thromboemboliques chez les patients ayant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine ≥ 30 ml/min et < 50 ml/min), la dose doit être réduite de 25 à 33% (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

La nadroparine est contre-indiquée chez des patients ayant une insuffisance rénale sévère (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

lnsuffisance hépatique

Aucune étude clinique n'a été conduite chez les patients ayant une insuffisance hépatique.

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