Composition

(exprimée par : Comprimé)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Lamivudine 300.0 mg
Excipient à effet notoire :
Chaque comprimé de 300 mg contient 0,756 mg de sodium.
EXCIPIENTS
Noyau :
Cellulose microcristalline
Amidon glycolate sodique
Magnésium stéarate
Pelliculage :
Hypromellose
Titane dioxyde
Fer oxyde noir
Macrogol
Polysorbate 80

Indications thérapeutiques

Epivir est indiqué dans le cadre d'associations antirétrovirales, pour le traitement de l'infection par le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), chez l'adulte et l'enfant.

  • Infection par le VIH

Contre-indications


Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.


  • Allaitement

Effets indésirables


Les effets indésirables suivants ont été rapportés lors du traitement de l'infection par le VIH avec Epivir.


Les effets indésirables considérés comme pouvant être imputables au traitement sont listés ci-dessous par classe d'organe et par fréquence absolue. Les fréquences sont définies selon les catégories suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000) et très rare (< 1/10 000). Au sein de chaque catégorie, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.


Affections hématologiques et du sytème lymphatique :

Peu Fréquent : Neutropénie et anémie (toutes deux parfois sévères), thrombocytopénie.

Très rare : Aplasie érythrocytaire.


Troubles du métabolisme et de la nutrition

Très rare : Acidose lactique


Affections du système nerveux :

Fréquent : Céphalées, insomnie.

Très rare : Neuropathie périphérique (ou paresthésie).


Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

Fréquent : Toux, symptômes au niveau nasal.


Affections gastro-intestinales :

Fréquent : Nausées, vomissements, douleur ou crampes abdominales, diarrhée.

Rare : Pancréatite, élévation de l'amylasémie.


Affections hépatobiliaires :

Peu fréquent : Elévation transitoire des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT).

Rare : Hépatite.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Fréquent : Eruption cutanée, alopécie.

Rare : Angioedème.


Affections musculo-squelettiques et systémiques :

Fréquent : Arthralgies, troubles musculaires.

Rare : Rhabdomyolyse.


Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

Fréquent : Fatigue, malaise, fièvre.


Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par une association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire. Des cas d'affections auto- immunes (telle que la maladie de Basedow et l'hépatite auto-immune) ont également été

rapportés dans un contexte de restauration immunitaire ; toutefois, le délai de survenue rapporté varie davantage, et ces évènements peuvent survenir plusieurs mois après l'initiation du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d'antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n'est pas connue (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Population pédiatrique


1206 patients pédiatriques (âgés de 3 mois à 17 ans) infectés par le VIH ont été inclus dans l'essai ARROW (COL105677), parmi lesquels 669 ont reçu de l'abacavir et de la lamivudine administrés en une ou deux prises journalières (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Aucun nouveau problème de sécurité n'a été mis en évidence chez les sujets pédiatriques recevant la posologie recommandée, que ce soit en une ou deux prises par jour, par rapport aux patients adultes.


Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.


  • Neutropénie
  • Anémie
  • Thrombocytopénie
  • Aplasie érythrocytaire
  • Acidose lactique
  • Céphalée
  • Insomnie
  • Neuropathie périphérique
  • Paresthésie
  • Toux
  • Symptômes au niveau nasal
  • Nausée
  • Vomissement
  • Douleur abdominale
  • Crampe abdominale
  • Diarrhée
  • Pancréatite
  • Elévation de l'amylasémie
  • Elévation des ASAT
  • Elévation des ALAT
  • Hépatite
  • Eruption cutanée
  • Alopécie
  • Angioedème
  • Arthralgie
  • Troubles musculaires
  • Rhabdomyolyse
  • Fatigue
  • Malaise
  • Fièvre
  • Augmentation du poids
  • Augmentation des lipides sanguins
  • Augmentation du glucose
  • Syndrome inflammatoire
  • Infection opportuniste
  • Ostéonécrose
  • Raideur articulaire
  • Difficulté pour se mouvoir

Fertilité, grossesse et allaitement


Grossesse


En règle générale, l'utilisation des antirétroviraux pour traiter l'infection par le VIH chez les femmes enceintes, et par conséquent réduire le risque de transmission verticale du VIH chez le nourrisson, nécessite de prendre en compte les données obtenues chez l'animal ainsi que l'expérience clinique acquise avec les antirétroviraux chez les femmes enceintes.


Les études réalisées chez l'animal avec la lamivudine ont montré une augmentation de la mortalité embryonnaire précoce chez le lapin mais pas chez le rat (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le passage placentaire de la lamivudine a été démontré dans l'espèce humaine.


Chez la femme enceinte, les données issues de plus de 1000 grossesses exposées pendant le premier trimestre et de plus de 1000 grossesses exposées pendant les deuxième et troisième trimestres n'ont mis en évidence aucun effet malformatif ni toxique de la lamivudine sur le fœtus ou le nouveau-né. Epivir peut être utilisé pendant la grossesse si le traitement est justifié d'un point de vue clinique.

Compte-tenu de ces résultats, le risque malformatif est peu probable dans l'espèce humaine.


Dans le cas d'une grossesse survenant chez une patiente co-infectée par le virus de l'hépatite et traitée par lamivudine, la possibilité d'une récidive de l'hépatite à l'arrêt du traitement devra être prise en considération.


Dysfonctionnement mitochondrial


Il a été démontré que les analogues nucléosidiques et nucléotidiques entraînent, in vitro et in vivo, des atteintes mitochondriales plus ou moins sévères. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons exposés in utero et/ou en période post-natale à des analogues nucléosidiques (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Allaitement


Après administration orale, la lamivudine est excrétée dans le lait maternel à des concentrations comparables à celles mesurées au niveau sérique. Les données issues de plus de 200 paires "mère/enfant" traitées pour le VIH indiquent que les concentrations sériques de lamivudine chez les nourrissons allaités par une mère traitée pour le VIH sont très faibles (< 4 % des concentrations sériques de la mère), et diminuent progressivement jusqu'à être indétectables lorsque les nourrissons allaités atteignent l'âge de 24 semaines. Aucune donnée n'est disponible concernant l'innocuité de la lamivudine administrée à des nourrissons de moins de trois mois. Chez les femmes infectées par le VIH, il est recommandé de ne pas allaiter pour prévenir la transmission post-natale du virus, ceci quelles que soient les circonstances.


Fertilité


Des études réalisées chez l'animal ont montré que la lamivudine n'avait pas d'effet sur la fertilité (voir rubrique Données de sécurité précliniques).


Posologie et mode d'administration


La prescription initiale doit être faite par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l'infection par le VIH.


Epivir peut être administré au cours ou en dehors des repas.


Les comprimés doivent être idéalement avalés sans les écraser, afin de garantir l'administration de la dose complète.

Epivir est également disponible sous forme de solution buvable pour les enfants de plus de trois mois et pesant moins de 14 kg ou pour les patients dans l'incapacité d'avaler des comprimés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Les patients passant de la forme solution buvable au comprimé, ou inversement, doivent respecter les recommandations posologiques spécifiques à chaque formulation (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).


Une autre alternative pour les patients dans l'incapacité d'avaler des comprimés est d'écraser les comprimés et de les mélanger à une petite quantité de nourriture semi-solide ou de liquide, le tout devant être ingéré immédiatement (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).


Adultes, adolescents et enfants (pesant au moins 25 kg) :


La posologie recommandée d'Epivir est de 300 mg par jour. Cette dose peut être administrée soit en deux prises journalières de 150 mg chacune, soit en une prise journalière unique de 300 mg (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Le comprimé à 300 mg ne peut être utilisé que dans le cadre d'une prise journalière unique.


Enfants (pesant moins de 25 kg) :


Il est recommandé d'ajuster la posologie par tranche de poids pour les comprimés d'Epivir.


Enfants pesant de 20 kg à < 25 kg : La posologie recommandée est de 225 mg par jour. Cette dose peut être administrée en deux prises journalières (75 mg [un demi-comprimé de 150 mg] le matin et 150 mg [un comprimé de 150 mg en entier] le soir) ou en une prise journalière unique de 225 mg (un comprimé et demi de 150 mg).


Enfants pesant de 14 kg à < 20 kg : La posologie recommandée est de 150 mg par jour. Cette dose peut être administrée en deux prises journalières (75 mg [un demi-comprimé de 150 mg] deux fois par jour) ou en une prise journalière unique de 150 mg (un comprimé en 150 mg en entier).


Enfant à partir de trois mois : Le comprimé de 300 mg, non sécable, ne permettant pas d'obtenir une dose précise pour cette population, il est recommandé d'utiliser le comprimé d'Epivir de 150 mg, sécable, en suivant les instructions posologiques correspondantes.


Enfants de moins de trois mois : Les données disponibles sont limitées et insuffisantes pour proposer une recommandation posologique spécifique (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).


Les patients passant de deux prises journalières à une seule prise journalière devront prendre la dose journalière unique recommandée (comme décrit ci-dessus) en respectant un intervalle d'environ

12 heures après la dernière des deux prises journalières, puis continuer à prendre la dose recommandée une fois par jour (comme décrit ci-dessus) environ toutes les 24 heures. Les patients revenant à un schéma posologique en deux prises journalières devront prendre la première des deux prises journalières environ 24 heures après la dernière prise journalière unique.


Populations particulières :


Sujets âgés : aucune donnée spécifique n'est disponible ; toutefois, une attention particulière devra être portée chez le sujet âgé en raison de modifications liées à l'âge, telles qu'une diminution de la fonction rénale et une altération des paramètres hématologiques.


Insuffisance rénale : En cas d'insuffisance rénale modérée à sévère, les concentrations de lamivudine sont augmentées en raison d'une diminution de sa clairance. La posologie doit donc être adaptée, en utilisant la solution buvable d'Epivir, chez les patients dont la clairance de la créatinine est inférieure à 30 ml/min (cf. tableaux) :

Recommandations posologiques - Adultes, adolescents et enfants (pesant au moins 25 kg) :


Clairance de la créatinine (Cl en ml/min)


Dose initiale


Dose d'entretien

? 50

300 mg

ou

150 mg

300 mg une fois par jour

ou

150 mg deux fois par jour

30 - < 50

150 mg

150 mg une fois par jour

< 30

Des doses inférieures à 150 mg étant nécessaires, l'utilisation de la solution buvable est recommandée.

de 15 à < 30

150 mg

100 mg une fois par jour

de 5 à < 15

150 mg

50 mg une fois par jour

<5

50 mg

25 mg une fois par jour


Aucune donnée n'est disponible concernant l'utilisation de la lamivudine chez l'enfant insuffisant rénal. En se basant sur l'hypothèse d'une corrélation similaire chez l'enfant et l'adulte entre la clairance de la créatinine et celle de la lamivudine, il est recommandé de diminuer la posologie chez l'enfant insuffisant rénal en fonction de la clairance de la créatinine, ceci dans les mêmes proportions que celles recommandées chez l'adulte. L'utilisation de la solution buvable d'Epivir 10 mg/mL peut être plus adaptée pour atteindre les doses recommandées chez les enfants insuffisants rénaux âgés de 3 mois et plus et pesant moins de 25 kg.


Recommandations posologiques - Enfants âgés d'au moins 3 mois et pesant moins de 25 kg :


Clairance de la créatinine (Cl en ml/min)


Dose initiale


Dose d'entretien

Cl ? 50

10 mg/kg

ou

5 mg/kg

10 mg/kg une fois par jour

ou 5mg/kg deux fois par jour

30 ? Cl < 50

5 mg/kg

5 mg/kg une fois par jour

15 ? Cl < 30

5 mg/kg

3,3 mg/kg une fois par jour

5 ? Cl < 15

5 mg/kg

1,6 mg/kg une fois par jour

Cl < 5

1,6 mg/kg

0,9 mg/kg une fois par jour


Insuffisance hépatique : En cas d'insuffisance hépatique modérée à sévère, les paramètres pharmacocinétiques de la lamivudine ne sont pas significativement altérés. Aussi, aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez ces patients, excepté si l'insuffisance hépatique est associée à une insuffisance rénale.


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