Composition

(exprimée par : Seringue préremplie)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Leuproréline acétate (correspondant à 20,87 mg de leuproréline)22.5 mg
EXCIPIENTS
Solvant (seringue A) :
Poly (DL lactide-co-glycolide) (25:75)
N-méthylpyrrolidone

Indications thérapeutiques

ELIGARD 22,5 mg est indiqué pour le traitement du cancer de la prostate hormono-dépendant à un stade avancé et en association avec la radiothérapie dans le traitement du cancer de la prostate localisé à haut risque et localement avancé hormono-dépendant.

  • Cancer de la prostate hormonodépendant avancé

Contre-indications

ELIGARD 22,5 mg est contre-indiqué chez les femmes et les enfants.

Hypersensibilité à l'acétate de leuproréline, aux autres agonistes de la GnRH ou à l'un des excipients listés dans la rubrique Composition.

Chez les patients ayant subi précédemment une orchidectomie (comme avec les autres agonistes de la GnRH, ELIGARD 22,5 mg n'entraîne pas de diminution additionnelle du taux de testostérone sérique dans le cas de castration chirurgicale).

ELIGARD 22,5 mg ne doit pas être utilisé en monothérapie chez les patients atteints de cancer de la prostate avec compression médullaire ou métastases vertébrales (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

  • Orchidectomie
  • Femme
  • Enfant de moins de 18 ans
  • Voie intra-artérielle
  • Voie IV

Effets indésirables

Les effets indésirables observés avec ELIGARD 22.5 mg sont principalement dus à l'action pharmacologique spécifique de l'acétate de leuproréline, à savoir élévations et diminutions des taux de certaines hormones circulantes. Les réactions indésirables les plus fréquemment rapportées sont des bouffées de chaleur, des nausées, un malaise et une fatigue ainsi qu'une irritation locale transitoire au niveau du point d'injection. Des bouffées de chaleur légères apparaissent chez 58% des patients environ.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables suivants ont été rapportés au cours des essais cliniques réalisés chez des patients atteints d'un carcinome prostatique à un stade avancé traités par ELIGARD 22,5 mg. Les effets indésirables sont classés, par fréquence : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1 000) et très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 1: Effets indésirables dans les études cliniques avec Eligard
Infections et infestations
            Fréquent rhino-pharyngite.
            Peu fréquent infection des voies urinaires, infection cutanée locale.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
            Peu fréquent diabète sévère.
Affections psychiatriques
            Peu fréquent cauchemars, dépression, diminution de la libido.
Affections du système nerveux
            Peu fréquent vertige, céphalée, hypoesthésie, insomnie, troubles du goût et de l'odorat, sensation de vertiges.
            Rare mouvements anormaux et involontaires.
Affections cardiaques
Fréquence indéterminée allongement de l'intervalle QT (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)
Affections vasculaires
            Très fréquent bouffées de chaleur.
            Peu fréquent hypertension, hypotension.
            Rare syncope, collapsus.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
            Peu fréquent rhinorrhée, dyspnée.
Fréquence indéterminée pneumopathie interstitielle.
Affections gastro-intestinales
            Fréquent nausées, diarrhée, gastro-entérite/colite.
            Peu fréquent constipation, bouche sèche, dyspepsie, vomissements.
            Rare flatulence, éructation.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
            Très fréquent ecchymoses, érythème.
            Fréquent prurit, sudation nocturne.
            Peu fréquent sueur froide, hypersudation.
            Rare alopécie, éruption cutanée.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
            Fréquent arthralgie, douleur des membres, myalgie, frissons, faiblesse.
            Peu fréquent dorsalgie, crampe musculaire.
Affections du rein et des voies urinaires
            Fréquent diminution de la fréquence de miction, miction difficile, dysurie, nycturie, oligurie.
            Peu fréquent spasmes de la vessie, hématurie, aggravation de la fréquence urinaire, rétention urinaire.
Affections des organes de reproduction et du sein
            Fréquent sensibilité mammaire, atrophie testiculaire, douleur testiculaire, stérilité, hypertrophie mammaire, dysfonction érectile, , diminution de la taille du pénis.
            Peu fréquent gynécomastie, impuissance, troubles testiculaires.
            Rare douleur mammaire.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
            Très fréquent fatigue, brûlure au site d'injection, paresthésie au site d'injection.
            Fréquent malaise, douleur au site d'injection, hématome au site d'injection, picotements au site d'injection.
            Peu fréquent prurit au site d'injection, induration au site d'injection, léthargie, douleur, fièvre.
            Rare ulcération au site d'injection.
            Très rare nécrose au site d'injection.
Affections hématologiques et du système lymphatique
            Fréquent perturbations hématologiques, anémie.
Investigations
            Fréquent augmentation de la créatinine phosphokinase sanguine, prolongation du temps de coagulation.
            Peu fréquent augmentation de l'alanine aminotransférase, augmentation des triglycérides sanguins, augmentation du temps de prothrombine, prise de poids.

D'autres événements indésirables ont été rapportés en général dans le cas d'un traitement par l'acétate de leuproréline, incluant oedème périphérique, embolie pulmonaire, palpitations, myalgie, hypotonie musculaire, une altération de la sensation cutanée, frissons, éruption cutanée, amnésie et troubles de la vision. Une atrophie musculaire a été observée lors de l'utilisation prolongée de médicaments appartenant à cette classe pharmacologique. Un infarctus d'une apoplexie pituitaire pré-existante a été rarement décrite après administration d'un traitement par agoniste de la GnRH qu'il soit à action immédiate ou prolongée. De rares cas de leucopénie et de thrombopénie ont été signalés. Des modifications de la tolérance au glucose ont été rapportées.

Des convulsions ont été rapportées suite à l'administration d'un agoniste/analogue de la GnRH (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les événements indésirables locaux rapportés après injection d'ELIGARD 22,5 mg sont similaires à ceux associés à des produits similaires injectés par voie sous-cutanée.

Généralement, ces événements indésirables localisés survenant après une injection sous-cutanée sont légers et décrits comme étant de courte durée.

De rares cas de réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes ont été rapportés après l'administration d'un agoniste/analogue de la GnRH.

Variations de la densité osseuse

Une diminution de la densité osseuse a été rapportée dans la littérature médicale chez les hommes ayant bénéficié d'une orchidectomie ou ceux traités par un analogue de la GnRH. Il est probable qu'un traitement à long terme par leuproréline révèle des signes d'aggravation d'ostéoporose, en ce qui concerne l'augmentation du risque de fracture d'origine ostéoporotique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Accentuation des signes et symptômes de la maladie

Le traitement par l'acétate de leuproréline peut entraîner une accentuation des signes et symptômes de la maladie au cours des premières semaines de traitement. Une aggravation des affections telles que métastases vertébrales et/ou obstruction urinaire ou hématurie peut faire apparaître des problèmes neurologiques tels que faiblesse et/ou paresthésies des membres inférieurs ou une accentuation des symptômes urinaires.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

  • Bouffées de chaleur
  • Malaise
  • Nausée
  • Fatigue
  • Irritation au point d'injection
  • Rhinopharyngite
  • Infection des voies urinaires
  • Infection cutanée
  • Diabète sévère
  • Cauchemars
  • Dépression
  • Diminution de la libido
  • Vertige
  • Céphalée
  • Hypo-esthésie
  • Insomnie
  • Trouble du goût
  • Trouble de l'odorat
  • Sensation de vertige
  • Mouvements anormaux et involontaires
  • Allongement de l'intervalle QT
  • Hypertension
  • Hypotension
  • Syncope
  • Collapsus
  • Rhinorrhée
  • Dyspnée
  • Pneumopathie interstitielle
  • Diarrhée
  • Gastro-entérite
  • Colite
  • Constipation
  • Bouche sèche
  • Dyspepsie
  • Vomissement
  • Flatulence
  • Eructation
  • Ecchymose
  • Erythème cutané
  • Prurit cutané
  • Sudation nocturne
  • Sueur froide
  • Hypersudation
  • Alopécie
  • Eruption cutanée
  • Arthralgie
  • Douleur des membres
  • Myalgie
  • Frissons
  • Faiblesse
  • Dorsalgie
  • Crampe musculaire
  • Diminution de la fréquence de miction
  • Miction difficile
  • Dysurie
  • Nycturie
  • Oligurie
  • Spasme de la vessie
  • Hématurie
  • Aggravation de la fréquence urinaire
  • Rétention urinaire
  • Sensibilité mammaire
  • Atrophie testiculaire
  • Douleur testiculaire
  • Stérilité masculine
  • Hypertrophie mammaire
  • Dysfonction érectile
  • Diminution de la taille des organes génitaux
  • Gynécomastie
  • Impuissance
  • Trouble testiculaire
  • Douleur mammaire
  • Brûlure au site d'injection
  • Paresthésie au site d'injection
  • Douleur au site d'injection
  • Hématome au site d'injection
  • Picotement au site d'injection
  • Prurit au site d'injection
  • Induration au site d'injection
  • Léthargie
  • Douleur
  • Fièvre
  • Ulcération au site d'injection
  • Nécrose au site d'injection
  • Perturbation hématologique
  • Anémie
  • Augmentation de la créatine phosphokinase sanguine
  • Prolongation du temps de coagulation
  • Augmentation de l'alanine aminotransférase
  • Augmentation des triglycérides
  • Augmentation du temps de prothrombine
  • Prise de poids
  • Oedème périphérique
  • Embolie pulmonaire
  • Palpitation
  • Hypotonie musculaire
  • Dysesthésie
  • Amnésie
  • Trouble de la vision
  • Infarctus d'une apoplexie pituitaire préexistante
  • Leucopénie
  • Thrombopénie
  • Modification de la tolérance au glucose
  • Réaction anaphylactique
  • Réaction anaphylactoïde
  • Diminution de la densité osseuse
  • Aggravation d'ostéoporose
  • Augmentation du risque de fracture
  • Faiblesse des membres inférieurs
  • Paresthésie des membres inférieurs
  • Exacerbation des symptômes urinaires

Posologie et mode d'administration

Posologie

Homme adulte

ELIGARD 22,5 mg doit être administré sous la responsabilité d'un professionnel de santé ayant les compétences nécessaires pour surveiller la réponse au traitement.

ELIGARD 22,5 mg est administré une fois tous les trois mois, en injection sous-cutanée unique. La solution injectée forme un dépôt médicamenteux solide et assure une libération continue d'acétate de leuproréline pendant trois mois.

En règle générale, le traitement du cancer avancé de la prostate par ELIGARD 22,5 mg doit être poursuivi à long terme et ne doit pas être interrompu en cas de rémission ou d'amélioration.

ELIGARD 22,5 mg peut être utilisé en traitement néoadjuvant ou adjuvant en association avec la radiothérapie dans le cancer de la prostate localisé à haut risque et localement avancé.

La réponse au traitement par ELIGARD 22,5 mg doit être surveillée en procédant à des examens cliniques et à l'analyse des taux sériques de l'antigène spécifique de la prostate (PSA). Des études cliniques ont montré que la testostéronémie augmentait au cours des 3 premiers jours de traitement chez la plupart des patients non orchidectomisés et diminuait ensuite en 3 à 4 semaines pour atteindre des valeurs inférieures aux taux de castration médicale. Une fois atteints, ces taux se maintiennent aussi longtemps que le traitement est poursuivi (remontées transitoires de testostérone < 1 %). Dans le cas où la réponse d'un patient paraît être sub-optimale, il faut s'assurer que la testostéronémie a atteint des taux de castration ou qu'elle se maintient à ces taux. Un manque d'efficacité pouvant survenir du fait d'une mauvaise préparation, reconstitution ou administration, un dosage de la testostéronémie doit être réalisé en cas d'erreur de manipulation suspectée ou avérée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Chez les patients atteints d'un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration n'ayant pas subi de castration chirurgicale, recevant un traitement par agoniste de la GnRH, tel que la leuproréline, et éligibles à un traitement à base d'inhibiteurs de la synthèse des androgènes ou d'inhibiteurs des récepteurs aux androgènes, le traitement par agoniste de la GnRH peut être poursuivi.

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité d'ELIGARD 22,5 mg chez les enfants âgés de de 0 à 18 ans n'ont pas été établies (voir rubrique Contre-indications).

Populations particulières de patients

Aucune étude clinique n'a été réalisée chez les patients atteints d'insuffisance hépatique ou rénale.

Mode d'administration

ELIGARD 22,5 mg doit être préparé, reconstitué et administré uniquement par un professionnel de santé ayant pris connaissance des instructions relatives aux étapes de reconstitution et d'administration. Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination. En cas de préparation inadéquate du produit, ce dernier ne doit pas être administré.

Le contenu des deux seringues stériles pré-remplies doit être mélangé juste avant l'administration d'ELIGARD 22,5 mg par injection sous-cutanée.

Au vu des données chez l'animal, une injection intra-artérielle ou intraveineuse doit absolument être évitée.

Comme pour les autres médicaments administrés par injection sous-cutanée, il est recommandé de changer régulièrement de site d'injection.

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