Composition

(exprimée par : Ampoule)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Amiodarone chlorhydrate150.0 mg
Excipient à effet notoire : alcool benzylique.
EXCIPIENTS
Polysorbate 80 (E433)
Benzylique alcool
Eau pour préparations injectables

Indications thérapeutiques

Troubles du rythme graves lorsque la voie orale n'est pas adaptée, notamment :

·         Troubles du rythme auriculaire avec rythme ventriculaire rapide 

·         Tachycardies du syndrome de Wolf Parkinson White.

·         Troubles du rythme ventriculaire documentés symptomatiques et invalidants.

Réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

  • Troubles du rythme graves
  • Arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire

Contre-indications

Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :

·         bradycardie sinusale et blocs sino-auriculaires non appareillés;

·         maladie du sinus non appareillée (risque d'arrêt sinusal);

·         troubles conductifs auriculoventriculaires de haut degré non appareillés;

·         hyperthyroïdie en raison de sa possible aggravation par l'amiodarone;

·         hypersensibilité connue à l'iode, à l'amiodarone ou à l'un des excipients;

·         collapsus cardiovasculaire;

·         hypotension artérielle sévère;

·         en raison de la présence d'alcool benzylique, ce médicament est contre indiqué chez les prématurés, les nouveau-nés à terme, et les enfants de moins de 3 ans;

·         les 2èmes et 3èmes trimestres de la grossesse;

·         allaitement;

·         en association avec :

o   les médicaments torsadogènes (sauf antiparasitaires, neuroleptiques et méthadone) :

§  les antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide),

§  les antiarythmiques de classe III (sotalol, dofétilide, ibutilide),

§  autres médicaments tels que : arsénieux, bépridil, cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dompéridone, dolasétron IV, dronédarone, érythromycine IV, lévofloxacine, méquitazine, mizolastine, moxifloxacine, prucalopride, spiramycine IV, torémifène, vincamine IV (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)

o   le télaprévir,

o   le cobicistat.

Ces contre-indications ne s'appliquent pas lorsque l'amiodarone est utilisée dans la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

  • Hypersensibilité iode
  • Hypersensibilité amiodarone
  • Hypersensibilité alcool benzylique
  • Bradycardie sinusale non appareillée
  • Bloc sino-auriculaire non appareillé
  • Maladie du sinus non appareillée
  • Troubles conductifs auriculoventriculaires de haut degré non appareillés
  • Hyperthyroïdie
  • Collapsus cardiovasculaire
  • Hypotension artérielle sévère
  • Enfant de moins de 3 ans
  • Grossesse à partir du 2ème trimestre
  • Allaitement

Effets indésirables

Les effets indésirables ont été classés par système-organe et par fréquence selon les conventions suivantes :

Très fréquemment (≥ 10 %); fréquemment (≥ 1 %, < 10 %); peu fréquemment (≥ 0,1 %, < 1 %); rarement (≥ 0,01 %, < 0,1 %); très rarement (< 0,01 % ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Affections cardiaques :

Fréquemment :

Bradycardie.

Très rarement :

Bradycardie marquée, plus exceptionnellement arrêt sinusal, rapportés dans certains cas notamment chez les sujets âgés,

Effet proarythmique.

Fréquence indéterminée :

Torsades de pointes (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)

Affections gastro-intestinales :

Très fréquemment :

Nausées.

Fréquence indéterminée

Pancréatite (aiguë).

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

Fréquemment :

Possible réaction inflammatoire à type de veinite en cas d'administration veineuse périphérique directe, réactions au site d'injection telles que douleur, érythème, oedème, nécrose, extravasation, infiltration, inflammation, phlébite et cellulite.

Affections hépatobiliaires :

Des cas d'atteintes hépatiques ont été rapportés. Ces cas ont été diagnostiqués par l'élévation des transaminases sériques.

En effet, ont été rapportés :

Très rarement :

Elévation des transaminases, isolée et généralement modérée (1,5 fois à 3 fois la normale) régressant après réduction posologique, voire spontanément;

Atteinte hépatique aiguë avec hypertransaminasémie et/ou ictère, d'évolution parfois fatale, nécessitant l'arrêt du traitement.

Atteinte hépatique chronique lors de traitements prolongés (par voie orale). L'histologie est celle d'une hépatite pseudo-alcoolique. La discrétion du tableau clinique et biologique (hépatomégalie inconstante, hypertransaminasémie entre 1,5 et 5 fois la normale) justifie la surveillance régulière de la fonction hépatique. Une hypertransaminasémie, même modérée, survenant après un traitement de plus de 6 mois doit faire évoquer le diagnostic d'atteinte hépatique chronique. Les troubles cliniques et biologiques régressent habituellement après arrêt du traitement. Quelques cas d'évolution irréversible ont été rapportés.

Affections du système immunitaire :

Très rarement :

Choc anaphylactique.

Fréquence indéterminée :

Des cas d'angioedèmes et/ou d'urticaire ont été rapportés.

Affections endocriniennes :

Très fréquemment

Manifestations thyroïdiennes : En dehors de tout signe clinique de dysthyroïdie, une hormonémie thyroïdienne « dissociée » (augmentation de T4, T3 normale ou légèrement abaissée) ne justifie pas l'arrêt du traitement.

Fréquemment

Manifestations thyroïdiennes : Les hypothyroïdies revêtent une forme classique : prise de poids, frilosité, apathie, somnolence ; l'élévation franche de la TSH signe le diagnostic. L'arrêt de l'administration entraîne le retour progressif à l'euthyroïdie dans un délai de 1 à 3 mois ; cet arrêt n'est pas impératif : si l'indication le justifie, l'amiodarone peut être poursuivie en associant une opothérapie substitutive à base de L-thyroxine, la TSH constituant un guide posologique.

Les hyperthyroïdies sont plus trompeuses : pauci-symptomatiques (léger amaigrissement inexpliqué, atténuation de l'efficacité antiangoreuse et/ou antiarythmique) ; formes psychiatriques du sujet âgé, voire thyréotoxicose.

L'effondrement de la TSH ultrasensible permet d'affirmer le diagnostic. L'arrêt de l'amiodarone est impératif : il suffit habituellement à amorcer, dans un délai de 3-4 semaines, la guérison clinique. Les cas graves pouvant entraîner le décès du patient, nécessitent une mise en route en urgence d'un traitement adapté.

Lorsque la thyréotoxicose est préoccupante, en elle-même ou du fait de son retentissement sur un équilibre myocardique précaire, l'efficacité inconstante des antithyroïdiens de synthèse conduit à préconiser une corticothérapie franche (1 mg/kg) et suffisamment prolongée (3 mois). Des cas d'hyperthyroïdies ont été rapportés jusqu'à plusieurs mois après l'arrêt de l'amiodarone.

Très rarement :

Syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH)

Affections du système nerveux :

Très rarement :

Hypertension intracrânienne bénigne (pseudo tumor cerebri).

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

Très rarement :

Pneumopathie interstitielle ou fibrose parfois fatale

Syndromes de détresse respiratoire aiguë, généralement associée à une pneumopathie interstitielle, d'évolution parfois fatale, parfois immédiatement au décours d'un acte chirurgical (une possible interaction avec de fortes doses d'oxygène a été évoquée). L'arrêt de l'amiodarone doit être envisagé et l'intérêt des corticostéroïdes pris en considération (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Bronchospasme et/ou apnée en cas d'insuffisance respiratoire sévère, notamment chez les asthmatiques.

Affections de la peau et du tissus sous-cutané :

Très rarement :

Sueurs, alopécie.

Fréquent :

Eczéma.

Fréquence indéterminée :

Réactions cutanées sévères telles que syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique)/ syndrome de Stevens-Johnson, dermatite bulleuse, syndrome de DRESS (syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse).

Affections oculaires :

Fréquence indéterminée :

Neuropathie optique/ névrite optique pouvant entrainer la cécité.

Affections vasculaires :

Fréquemment :

Baisse tensionnelle, généralement modérée et transitoire. Des cas d'hypotension sévère ou de collapsus ont été rapportés en particulier après surdosage ou administration trop rapide.

Très rarement :

Bouffées de chaleur.

Affections musculo-squelettiques et systémiques :

Fréquence indéterminée

Douleurs lombaires, douleurs dorsales.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquence indéterminée :

Neutropénie, agranulocytose.

Affections psychiatriques

Fréquence indéterminée :

Délire (y compris confusion).

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquence indéterminée :

Baisse de la libido.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

  • Bradycardie
  • Arrêt sinusal
  • Effet pro-arythmique
  • Torsades de pointes
  • Nausée
  • Pancréatite
  • Pancréatite aiguë
  • Veinite après injection IV
  • Réaction au site d'injection
  • Douleur au site d'injection
  • Erythème au site d'injection
  • Oedème au site d'injection
  • Nécrose au site d'injection
  • Extravasation au site d'injection
  • Infiltration au site d'injection
  • Inflammation au site d'injection
  • Phlébite au site d'injection
  • Cellulite au site d'injection
  • Elévation des transaminases
  • Atteinte hépatique aiguë
  • Hypertransaminasémie
  • Ictère
  • Atteinte hépatique chronique
  • Hépatomégalie
  • Choc anaphylactique
  • Angioedème
  • Urticaire
  • Augmentation de T4
  • Diminution de la T3
  • Hypothyroïdie
  • Prise de poids
  • Frilosité
  • Apathie
  • Somnolence
  • Augmentation de la TSH
  • Hyperthyroïdie
  • Amaigrissement
  • Thyréotoxicose
  • Diminution de la TSH
  • Syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique
  • Hypertension intracrânienne bénigne
  • Syndrome de détresse respiratoire aiguë
  • Pneumopathie interstitielle
  • Bronchospasme
  • Apnée
  • Sueurs
  • Alopécie
  • Eczéma
  • Réaction cutanée sévère
  • Nécrolyse épidermique toxique
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Dermatite bulleuse
  • Syndrome DRESS
  • Névrite optique
  • Baisse tensionnelle
  • Hypotension
  • Collapsus
  • Bouffées de chaleur
  • Douleur lombaire
  • Douleur dorsale
  • Neutropénie
  • Agranulocytose
  • Délire
  • Confusion
  • Baisse de la libido

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.

En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif de l'amiodarone lorsqu'elle est administrée au premier trimestre de la grossesse.

La thyroïde foetale commençant à fixer l'iode à partir de 14 semaines d'aménorrhée, aucun retentissement sur la thyroïde foetale n'est attendu en cas d'administrations préalables.

Une surcharge iodée avec l'utilisation de ce produit passé ce terme, peut entraîner une hypothyroïdie foetale, biologique ou même clinique (goitre).

En conséquence, l'utilisation de ce médicament est contre-indiquée à partir du 2ème trimestre.

Par ailleurs, l'alcool benzylique passant la barrière placentaire, les solutions injectables doivent être utilisées avec prudence chez la femme enceinte.

Allaitement

L'amiodarone et son métabolite, ainsi que l'iode, passent dans le lait à des concentrations supérieures au plasma maternel. En raison du risque d'hypothyroïdie chez le nourrisson, l'allaitement est contre-indiqué en cas de traitement par ce médicament.

Posologie et mode d'administration

Pour des raisons galéniques, il ne faut pas utiliser de concentrations inférieures à 2 ampoules dans 500 ml. Utiliser exclusivement le sérum glucosé isotonique.

N'ajouter aucun autre produit dans le liquide de perfusion.

L'amiodarone doit être administrée par voie veineuse centrale, à l'exception de la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes où, en l'absence de voie veineuse centrale, la voie périphérique pourra être utilisée (voir Mises en garde et précautions d'emploi « Mises en garde et précautions d'emploi »).

Troubles du rythme graves lorsque la voie orale n'est pas adaptée, à l'exception de la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes :

Perfusion par voie veineuse centrale

·         Traitement d'attaque : en moyenne 5 mg/kg dans du sérum glucosé de préférence à la seringue électrique, passés en 20 minutes à 2 heures et renouvelables 2 à 3 fois par 24 heures.

L'action est de courte durée, nécessitant de poursuivre la perfusion.

·         Traitement d'entretien : 10 à 20 mg/kg/j (en moyenne 600 à 800 mg/24h, jusqu'à 1,2 g/24 h) dans 250 ml de sérum glucosé pendant quelques jours.

Prendre le relais par la voie orale (3 comprimés par jour) dès le premier jour de la perfusion. Cette posologie pourra être portée à 4, voire 5 comprimés par jour.

Réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

Concernant la voie d'abord et compte-tenu également de la situation dans laquelle s'applique cette indication, l'utilisation d'un cathéter veineux central est préconisée si celui-ci est immédiatement disponible; sinon l'administration peut être faite par voie veineuse périphérique en utilisant une veine périphérique aussi grosse et avec un flux aussi important que possible.

·         La dose intraveineuse initiale est de 300 mg (ou 5 mg/kg) dilués dans 20 ml de sérum glucosé à 5 % et injectés rapidement.

·         Une administration intraveineuse supplémentaire de 150 mg (ou 2,5 mg/kg) pourra être envisagée en cas de persistance de la fibrillation ventriculaire.

·         Ne pas ajouter d'autre produit dans la seringue.

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de l'amiodarone chez l'enfant n'ont pas été établies.

Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques Propriétés pharmacodynamiques et Propriétés pharmacocinétiques.

En raison de la présence d'alcool benzylique, ce médicament est contre-indiqué chez les prématurés, les nouveau-nés à terme et chez les enfants de moins de 3 ans (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi

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