Composition

(exprimée par : Comprimé)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Paracétamol 500.0 mg
Codéine phosphate hémihydraté : 20,50 mg correspondant à phosphate de codéine anhydre20.0 mg
EXCIPIENTS
Amidon de maïs prégélatinisé
Povidone (E1201)
Cellulose microcristalline (E460)
Carmellose (E466) modifiée type A
Magnésium stéarate (E572)

Indications thérapeutiques

Traitement des douleurs modérées à intenses qui ne sont pas soulagées par l'aspirine, le paracétamol ou l'ibuprofène utilisé seul.

  • Douleur modérée à intense

Contre-indications

· Enfant de moins de 15 ans,

· Hypersensibilité à l'un des constituants de ce médicament,

· En dehors d'une prise ponctuelle, pendant l'allaitement (voir rubrique Grossesse et allaitement Grossesse et allaitement).

Liées au paracétamol:

· Insuffisance hépatocellulaire.

Liées à la codéine:

· Asthme et insuffisance respiratoire (en raison de la présence de codéine).

Alerte ANSM du 12/05/2015 :


Le CMDh a également approuvé la recommandation du PRAC de contre-indiquer la codéine chez les patients connus comme étant des métaboliseurs ultrarapides des substrats du CYP2D6. Par ailleurs, le CMDh recommande d'étendre la contre-indication au cours de l’allaitement à toutes les spécialités contenant de la codéine indiquées chez l'adulte, quelle que soit l'indication.

Dans l’attente de la modification des AMM concernées, l’ANSM recommande de prendre en compte dès à présent ces restrictions d’utilisation.

  • Hypersensibilité codéine
  • Hypersensibilité paracétamol
  • Enfant
  • Allaitement
  • Insuffisance hépatocellulaire
  • Asthme
  • Insuffisance respiratoire
  • Métaboliseur ultrarapide du CYP2D6
  • Consommation d'alcool

Effets indésirables

Liés au paracétamol

·         Quelques rares cas de réactions d'hypersensibilité à type de choc anaphylactique, oedème de Quincke, érythème, urticaire, rash cutané ont été rapportés. Leur survenue impose l'arrêt définitif de ce médicament et des médicaments apparentés.

·         De très exceptionnels cas de thrombopénie, leucopénie et neutropénie ont été signalés.

Liés à la codéine

·         Aux doses thérapeutiques, les effets indésirables de la codéine sont comparables à ceux des autres opiacés, mais ils sont plus rares et plus modérés.

Possibilité de:

·         sédation, euphorie, dysphorie,

·         myosis, rétention urinaire,

·         réactions d'hypersensibilité (prurit, urticaire et rash),

·         constipation, nausées, vomissements,

·         somnolence, états vertigineux,

·         bronchospasme, dépressions respiratoires (voir rubrique Contre-indications),

·         syndrome douloureux abdominal aigu de type biliaire ou pancréatique, évocateur d'un spasme du sphincter d'Oddi, survenant particulièrement chez les patients cholécystectomisés,

·         Il existe un risque de dépendance et de syndrome de sevrage à l'arrêt brutal, qui peut être observé chez l'utilisateur et le nouveau-né de mère intoxiquée à la codéine.

  • Réaction d'hypersensibilité
  • Choc anaphylactique
  • Oedème de Quincke
  • Erythème cutané
  • Urticaire allergique
  • Rash cutané
  • Thrombopénie
  • Leucopénie
  • Neutropénie
  • Sédation
  • Euphorie
  • Dysphorie
  • Myosis
  • Rétention urinaire
  • Prurit cutané
  • Constipation
  • Nausée
  • Vomissement
  • Somnolence
  • Etat vertigineux
  • Bronchospasme
  • Dépression respiratoire
  • Syndrome douloureux abdominal aigu de type biliaire
  • Syndrome douloureux abdominal aigu de type pancréatique
  • Spasme du sphincter d'Oddi
  • Dépendance aux opioïdes
  • Syndrome de sevrage

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

L'utilisation ponctuelle de ce médicament peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin quel que soit le terme, mais son utilisation chronique doit être évitée.

En cas d'administration en fin de grossesse, tenir compte des propriétés morphinomimétiques de ce médicament (risque théorique de dépression respiratoire chez le nouveau-né après de fortes doses avant l'accouchement, risque de syndrome de sevrage en cas d'administration chronique en fin de grossesse).

Données concernant le paracétamol

En clinique, les études épidémiologiques n'ont pas mis en évidence d'effet malformatif ou foetotoxique lié à l'utilisation aux posologies usuelles du paracétamol.

Données concernant la codéine

En clinique, bien que quelques études cas-témoin mettent en évidence une augmentation du risque de survenue de malformations cardiaques, la plupart des études épidémiologiques écartent un risque malformatif.

Les études réalisées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène.

Allaitement

Le paracétamol et la codéine passent dans le lait maternel.

Quelques cas d'hypotonie et de pauses respiratoires ont été décrits chez des nourrissons, après ingestion par les mères de codéine à doses supra-thérapeutiques.

La codéine et son métabolite actif, la morphine, sont excrétés dans le lait maternel. Chez la plupart des femmes, la quantité de codéine sécrétée dans le lait est faible, mais certaines femmes métabolisent fortement la codéine, ce qui conduit à un taux plus élevé de morphine dans le sang maternel et également dans le lait. Dans ce cas, les femmes peuvent présenter des symptômes de surdosage, même à doses thérapeutiques usuelles (voir rubrique Surdosage) : une somnolence prononcée, une confusion ou une dépression respiratoire. De même, les enfants allaités peuvent également présenter des symptômes évocateurs d'une toxicité néonatale potentiellement grave : somnolence, difficulté de succion, pauses (voire dépression) respiratoires et hypotonie.  Une observation de décès chez un nourrisson a été rapportée.

En conséquence, l'utilisation de la codéine pendant l'allaitement ne pourra être envisageable qu'après avis médical, à la posologie la plus faible possible et pour une durée très brève qui ne dépassera pas 3 jours. Les femmes allaitantes devront être informées de la survenue possible des effets indésirables décrits précédemment. Toute manifestation d'effet indésirable chez la mère ou l'enfant impose l'arrêt immédiat du traitement maternel ainsi que la consultation rapide d'un médecin.

En conséquence, en dehors d'une prise ponctuelle, ce médicament est contre-indiqué pendant l'allaitement (voir rubrique Contre-indications).

Posologie et mode d'administration

RESERVE A L'ADULTE (A PARTIR DE 15 ANS).

Mode d'administration

Voie orale.

Les comprimés doivent être avalés tels quels, avec un verre d'eau.

Posologie

1 comprimé, à renouveler si nécessaire au bout de 6 heures, ou éventuellement 2 comprimés en cas de douleur intense sans dépasser 6 comprimés par jour.

Il n'est généralement pas nécessaire de dépasser 3 g de paracétamol par jour. Cependant, en cas de douleurs plus intenses, la posologie maximale peut être augmentée jusqu'à 4 g de paracétamol par jour (soit 8 comprimés par jour).

Fréquence d'administration

· Les prises systématiques permettent d'éviter les oscillations de douleur ou de fièvre.

Chez l'adulte: elles doivent être espacées de préférence de 6 heures et au minimum de 4 heures.

Sujet âgé: la posologie initiale sera diminuée de moitié par rapport à la posologie conseillée chez l'adulte, et pourra éventuellement être augmentée en fonction de la tolérance et des besoins.

Insuffisance rénale:

En cas d'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 10 ml/min), l'intervalle entre 2 prises sera au minimum de 8 heures. La dose de paracétamol ne devra pas dépasser 3 g par jour soit 6 unités.

Les comprimés doivent être avalés tels quels, avec un grand verre d'eau.

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