Composition

(exprimée par : Flacon)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Céfépime (sous forme de dichlorhydrate de céfépime monohydraté)2.0 g
EXCIPIENTS
L-arginine

Indications thérapeutiques

Elles procèdent de l'activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques du céfépime. Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu le médicament et de sa place dans l'éventail des produits antibactériens actuellement disponibles.

Elles comprennent les infections dues aux germes sensibles au céfépime :

·         Chez l'adulte et l'enfant > 40 kg :

o   Traitement de patients souffrant de bactériémies en association ou potentiellement associées à l'une des infections listées ci-dessous : infections respiratoires basses communautaires et pneumonies sévères,

o   infections urinaires compliquées et non compliquées,

o   épisodes fébriles chez les patients neutropéniques,

En traitement empirique des patients présentant une neutropénie fébrile : Céfépime en monothérapie est indiqué en traitement empirique des patients présentant une neutropénie fébrile. Chez les patients présentant un risque élevé d'infections sévères (par exemple : patients avec des antécédents de greffe récente de moelle osseuse, présentant une hypotension, avec une hémopathie maligne sous-jacente, ou avec une neutropénie sévère ou prolongée), une monothérapie antimicrobienne peut ne pas être appropriée. Les données démontrant une efficacité du céfépime en monothérapie sont insuffisantes chez ces patients. (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques. Propriétés pharmacodynamiques).

o   infections biliaires.

·         Chez le nourrisson de plus de deux mois et l'enfant ≤ 40 kg :

o   épisodes fébriles au cours des neutropénies lorsque la durée prévisible de neutropénie est courte. Les données cliniques disponibles chez le nourrisson et l'enfant ne permettent pas de recommander l'utilisation du céfépime en monothérapie.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.

  • Septicémie
  • Bactériémie
  • Infection respiratoire basse communautaire
  • Pneumonie sévère
  • Infection urinaire non compliquée
  • Infection urinaire compliquée
  • Episode fébrile chez le patient neutropénique
  • Infection biliaire
  • Infection à Pseudomonas aeruginosa

Contre-indications

CEFEPIME MYLAN est contre-indiqué chez les patients qui ont déjà présenté :

·         des réactions d'hypersensibilité au céfépime, ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition,

·         des réactions d'hypersensibilité aux autres antibiotiques du groupe des céphalosporines (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) ou aux bêtalactamines (pénicillines, monobactames et carbapénèmes).

  • Allergie céfépime
  • Allergie bêtalactamines
  • Grossesse

Effets indésirables

Le tableau ci-dessous répertorie les effets indésirables par système organe (termes MedDRA) et selon les catégories suivantes : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 ; <1/10), peu fréquent (≥1/1000 ; ≤1/100), rare (≥1/10000 ; ≤1/1000), très rare (≤1/10000), et inconnu (la fréquence ne pouvant être estimée à partir des données disponibles).

Classes de systèmes d'organes

Fréquence

Terme MedDRA

Infections et infestations

Peu fréquent

Candidoses orales

Rare

Candidose

Très rare

Infections vaginales

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquent

Anémie, éosinophilie

Peu fréquent

Thrombocytopénie, leucopénie, neutropénie

Inconnu

Anémie aplasiquea, anémie hémolitiquea, agranulocytosis

Affections du système immunitaire

Rare

Réactions anaphylactiques, angioedème

Très rare

Choc anaphylactique

Affections psychiatriques

Inconnu

Hallucinationb, confusionb

Affections du système nerveux

Rare

Céphalée, paresthésie

Très rare

Convulsions, dysgueusie, vertiges

Inconnu

Encéphalopathiesb, crises convulsivesb, état altéré de la vigilance et de la conscienceb, épilepsieb, myocloniesb, comab

Affections vasculaires

Peu fréquent

Phlébite au site d'injection IV, thrombophlébite au site d'injection IV

Très rare

Hypotension, vasodilatation

Inconnu

Hémorragiesa

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Rare

Dyspnée

Affections gastro-intestinales

Fréquent

Diarrhées

Peu fréquent

Nausées, vomissements

Rare

Constipation

Très rare

Colites pseudomembraneuses, colite, douleurs abdominales, ulcération buccale

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent

Rash

Peu fréquent

Erythème, urticaire, prurit

Inconnu

Epidermolyse toxiquea, syndrome de Stevens- Johnson, érythèmes polymorphesa

Affections du rein et des voies urinaires

Rare

Insuffisance rénale

Inconnu

Néphropathie toxiquea

Affections des organes de reproduction et du sein

Rare

Prurit génital

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent

Réaction au site de perfusion

Peu fréquent

 

Inflammation au site de perfusion, douleur et inflammation au point d'injection IM ou IV, fièvre.

Rare

Frissons

Investigations

Très fréquent

Test de Coombs positif

Fréquent

 

Augmentation des phosphatases alcalines, des ALAT, ASAT, de la bilirubinémie, augmentation du temps de prothrombine, augmentation du temps de céphaline activée

Peu fréquent

 

Augmentation transitoire de l'urémie, de la créatininémie

Très rare

Diminution de la phosphorémie

Inconnu

Glycosurie faussement positivea

a Ces effets indésirables ont été généralement attribués à d'autres produits de la même classe.

b Les bêtalactamines exposent au risque d'encéphalopathie (confusion, troubles de la conscience, épilepsie, ou mouvements anormaux) et, particulièrement, en cas de surdosage et/ou d'insuffisance rénale, notamment chez le sujet âgé (voir rubrique Surdosage). Généralement, les symptômes de neurotoxicité ont été d'évolution favorable à l'arrêt du traitement et/ou après hémodialyse. Cependant, il y a eu quelques cas d'évolution fatale.

Population pédiatrique

Le profil de sécurité du céfépime est le même chez les nouveau-nés et les enfants que chez les adultes. L'effet indésirable du céfépime le plus fréquemment rapporté lors des essais cliniques a été l'éruption cutanée.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

  • Candidose orale
  • Candidose
  • Infection vaginale
  • Anémie
  • Hyperéosinophilie
  • Thrombopénie
  • Leucopénie
  • Neutropénie
  • Anémie aplasique
  • Anémie hémolytique
  • Agranulocytose
  • Réaction anaphylactique
  • Angioedème
  • Choc anaphylactique
  • Confusion
  • Hallucinations
  • Céphalée
  • Paresthésie
  • Convulsions
  • Dysgueusie
  • Vertige
  • Encéphalopathie
  • Trouble de la vigilance
  • Trouble de la conscience
  • Epilepsie
  • Myoclonie
  • Coma
  • Phlébite au site d'injection IV
  • Thrombophlébite au site d'injection IV
  • Hypotension
  • Vasodilatation
  • Hémorragie
  • Dyspnée
  • Diarrhée
  • Nausée
  • Vomissement
  • Constipation
  • Colite pseudomembraneuse
  • Colite
  • Douleur abdominale
  • Ulcération buccale
  • Rash cutané
  • Erythème cutané
  • Urticaire
  • Prurit cutané
  • Nécrolyse épidermique toxique
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Erythème polymorphe
  • Insuffisance rénale
  • Néphropathie toxique
  • Prurit génital
  • Réaction au site de perfusion
  • Inflammation au site d'injection
  • Douleur au site d'injection
  • Fièvre
  • Frissons
  • Test de Coombs positif
  • Augmentation des phosphatases alcalines
  • ASAT augmentées
  • ALAT augmentées
  • Bilirubine augmentée
  • Augmentation des taux de prothrombine
  • Elévation du temps de céphaline activée
  • Augmentation d'urémie
  • Augmentation de créatininémie
  • Baisse de la phosphorémie
  • Glucose urinaire faux positif

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les données animales n'ont pas mis en évidence d'effet malformatif ou foetotoxique du céfépime.

Cependant, en l'absence d'études cliniques adéquates et bien contrôlées chez la femme enceinte, l'utilisation de céfépime ne peut être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire.

Allaitement

Le passage du céfépime dans le lait maternel est faible et les quantités ingérées très inférieures aux doses thérapeutiques. Cependant des précautions doivent être prises lorsque le céfépime est utilisé chez la femme allaitante. Interrompre l'allaitement (ou le médicament) en cas de survenue de diarrhée, de candidose ou d'éruption cutanée chez le nourrisson.

Fertilité

Aucune modification de la fertilité n'a été observée chez les rats. Il n'y a aucune donnée sur l'impact du céfépime sur la fertilité humaine.

Posologie et mode d'administration

Posologie

Sujets aux fonctions rénales normales

Chez l'adulte et l'enfant > 40 kg

Les posologies usuelles recommandées en monothérapie ou en association sont les suivantes :

Type d'infections

Dose unitaire

Voie

Fréquence d'administration

Infections respiratoires communautaires

Pyélonéphrites non compliquées

1 g IV ou IM

2 fois par jour

Infections sévères :

· septicémies/bactériémies

· pneumonies

· infections urinaires compliquées

· infections biliaires

2 g IV

2 fois par jour

Episode fébrile chez les patients neutropéniques*

2 g IV

2 à 3 fois par jour

Infections sévères à Pseudomonas

2 g IV

3 fois par jour

*La posologie de 2 g, 3 fois par jour a été administrée uniquement en monothérapie.

Chez le nourrisson de plus de 2 mois et l'enfant ≤ 40 kg :

50 mg/kg IV, 3 fois par jour. Les données cliniques disponibles chez le nourrisson et l'enfant ne permettent pas de recommander l'utilisation du céfépime en monothérapie.

La durée du traitement est habituellement de 7 à 10 jours ; les infections plus sévères peuvent nécessiter un traitement plus long. Pour le traitement de l'épisode fébrile chez le patient neutropénique, la durée habituelle du traitement ne devrait pas être inférieure à 7 jours ou jusqu'à la disparition de la neutropénie.

Sujets insuffisants rénaux

Le céfépime est éliminé par voie rénale, exclusivement par filtration glomérulaire. En conséquence, chez le sujet insuffisant rénal (filtration glomérulaire < 50 ml/mn), la posologie devra être adaptée pour compenser un plus faible taux d'élimination rénale. La filtration glomérulaire devra être estimée de façon à déterminer la posologie d'entretien.

Les protocoles d'adaptation posologique chez l'insuffisant rénal, sont décrits dans le tableau ci-après :

 

Clairance à la créatinine (ml/min)

Posologie usuelle

50 - 30

29 - 11

= 10

Hémodialyse

1 g, 2 fois par jour

1 g, 1 fois par jour

500 mg, 1 fois par jour

250 mg, 1 fois par jour

Dose de charge : 1 g, suivi de 500 mg, 1 fois/jour*

2 g, 2 fois par jour

2 g, 1 fois par jour

1 g, 1 fois par jour

500 mg, 1 fois par jour

Dose de charge : 1 g, suivi de 500 mg, 1 fois/jour*

2 g, 3 fois par jour

1 g, 3 fois par jour

1 g, 2 fois par jour

1 g, 1 fois par jour

Dose de charge : 1 g, suivi de 500 mg, 1 fois/jour*

50 mg/kg 3 fois par jour

25 mg/kg 3 fois par jour

25 mg/kg 2 fois par jour

25 mg/kg 1 fois par jour

 

*Les jours de dialyse, une dose doit être administrée après la séance de dialyse.

Lorsque seule la créatininémie (CRS) est disponible, l'équation de Cockcroft peut être utilisée pour estimer la clairance à la créatinine. La CRS doit représenter l'état d'équilibre de la fonction rénale :

Cette équation s'applique aux sujets de sexe masculin. Pour les patients de sexe féminin, la clairance à la créatinine est équivalente à 0,85 fois la Cl. Cr calculée ci-dessus.

Chez les patients hémodialysés, les caractéristiques pharmacocinétiques du céfépime montrent qu'il est nécessaire de réduire les doses. Ces patients doivent recevoir une dose de charge de 1 g le premier jour, puis 500 mg les jours suivants. Environ 68 % de la quantité totale de céfépime présente dans l'organisme est éliminée après 3 heures de dialyse. Le jour de la dialyse, le céfépime doit être administré après la dialyse. Dans la mesure du possible, l'administration du céfépime se fera chaque jour à la même heure.

Chez les patients en dialyse péritonéale ambulatoire permanente, le céfépime peut être administré aux doses recommandées chez les sujets aux fonctions rénales normales mais toutes les 48 heures.

Mode d'administration

Le céfépime peut être administré par voie intraveineuse (IV) (0,5 g ; 1 g ; 2 g) en IV lente de 3 à 5 minutes ou en perfusion de 30 minutes, ou par voie intramusculaire profonde (IM) (0,5 g et 1 g) (voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).

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