Composition

(exprimée par : 100 ml)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Cartéolol chlorhydrate1.0 g
EXCIPIENTS
Benzalkonium chlorure (solution à 50 %)
Phosphate monosodique dihydraté
Phosphate disodique dodécahydraté
Sodium chlorure
Eau distillée

Indications thérapeutiques

·         Hypertonie intra-oculaire.

·         Glaucome chronique à angle ouvert.

  • Hypertonie intra-oculaire
  • Glaucome chronique à angle ouvert

Contre-indications

Il convient de garder à l'esprit les contre-indications des bêta-bloquants administrés par voie générale, bien que les effets systémiques des bêta-bloquants ne soient observés que de façon exceptionnelle après instillations oculaires:

·         asthme et bronchopneumopathies chroniques obstructives,

·         insuffisance cardiaque non contrôlée par le traitement,

·         choc cardiogénique,

·         blocs auriculo-ventriculaires des second et troisième degrés non appareillés,

·         angor de Prinzmetal,

·         maladie du sinus (y compris bloc sino-auriculaire),

·         bradycardie (< 45-50 contractions par minute),

·         maladie de Raynaud et troubles circulatoires périphériques,

·         phéochromocytome non traité,

·         hypotension artérielle,

·         hypersensibilité au cartéolol, ou à tout produit ou traitement ayant auparavant provoqué une réaction anaphylactique,

·         association à la floctafénine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

·         association au sultopride (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Ce médicament ne doit généralement pas être associé à l'amiodarone (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

  • Hypersensibilité cartéolol
  • Hypersensibilité chlorure de benzalkonium
  • Traitement ayant auparavant provoqué une réaction anaphylactique
  • Asthme
  • Bronchopneumopathie chronique obstructive
  • Insuffisance cardiaque non contrôlée
  • Choc cardiogénique
  • Bloc auriculoventriculaire du second degré non appareillé
  • Bloc auriculoventriculaire du troisième degré non appareillé
  • Angor de Prinzmetal
  • Maladie du sinus
  • Bloc sino-auriculaire
  • Bradycardie < 45 à 50 batt/mn
  • Maladie de Raynaud
  • Troubles circulatoires périphériques
  • Phéochromocytome non traité
  • Hypotension artérielle
  • Enfant
  • Allaitement

Effets indésirables

Oculaires

Comme pour tous les collyres bêta-bloquants, il peut-être observé:

·         une diminution de la sécrétion lacrymale (sécheresse oculaire);

·         des symptômes d'irritation oculaire:

o        légère sensation de brûlure ou de picotements en début de traitement,

o        conjonctivite, blépharite, kératite, hypoesthésie cornéenne;

·         des troubles visuels comprenant des modifications de la réfraction (dues parfois à l'arrêt du traitement par les myotiques), diplopie, ptosis.

Généraux

Il convient de garder à l'esprit les effets indésirables des bêta-bloquants administrés par voie générale, bien qu'ils ne soient observés que de façon exceptionnelle après instillation oculaire

Au plan clinique

Les plus fréquemment rapportés:

·         asthénie

·         refroidissement des extrêmités

·         bradycardie, sévère le cas échéant

·         insomnie, cauchemars voire dépression

·         troubles digestifs (gastralgies, nausées, vomissements)

Beaucoup plus rarement:

·         ralentissement de la conduction auriculo-ventriculaire ou intensification d'un bloc auriculo-ventriculaire existant

·         insuffisance cardiaque

·         chute tensionnelle

·         bronchospasme

·         hypoglycémie

·         syndrome de Raynaud

·         aggravation d'une claudication intermittente existante

·         diverses manifestations cutanées y compris éruptions psoriasiformes

Au plan biologique

On a pu observer, dans de rares cas, l'apparition d'anticorps antinucléaires ne s'accompagnant qu'exceptionnellement de manifestations cliniques à type de syndrome lupique et cédant à l'arrêt du traitement.

  • Sécheresse oculaire
  • Sensation de brûlure oculaire
  • Sensation de picotement oculaire
  • Conjonctivite
  • Blépharite
  • Kératite
  • Hypo-esthésie cornéenne
  • Modification de la réfraction
  • Diplopie
  • Ptosis
  • Asthénie
  • Refroidissement des extrémités
  • Bradycardie
  • Insomnie
  • Cauchemars
  • Dépression
  • Gastralgie
  • Nausée
  • Vomissement
  • Ralentissement de la conduction auriculoventriculaire
  • Intensification d'un bloc auriculoventriculaire
  • Insuffisance cardiaque
  • Chute tensionnelle
  • Bronchospasme
  • Hypoglycémie
  • Syndrome de Raynaud
  • Aggravation d'une claudication intermittente
  • Eruption psoriasiforme
  • Apparition d'anticorps antinucléaires
  • Syndrome lupique

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Le passage systémique des bêta-bloquants administrés par voie oculaire est moindre que par voie orale mais néanmoins réel.

Aspect tératogène

Chez l'animal, aucune action tératogène n'a été mise en évidence. Dans l'espèce humaine, aucun effet tératogène n'a été rapporté à ce jour et les résultats d'études prospectives contrôlées n'ont pas fait état de malformations à la naissance.

Aspect néo-natal

Chez le nouveau-né de mère traitée, l'action bêta-bloquante persiste plusieurs jours après la naissance: si cette rémanence peut être sans conséquence clinique, il est néanmoins possible que survienne une défaillance cardiaque nécessitant une hospitalisation en soins intensifs (voir rubrique Surdosage), en évitant les solutés de remplissage (risque d'OAP); par ailleurs bradycardie, détresse respiratoire, hypoglycémie ont été signalées. C'est pourquoi une surveillance attentive du nouveau né (fréquence cardiaque et glycémie pendant les 3 à 5 premiers jours de vie) est recommandée en milieu spécialisé.

Allaitement

Les bêta-bloquants sont excrétés dans le lait (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Le risque de survenue d'hypoglycémie et de bradycardie n'a pas été évalué: en conséquence et par précaution, l'allaitement est déconseillé pendant la durée du traitement.

Posologie et mode d'administration

Voie locale.

EN INSTILLATION OCULAIRE

Il est recommandé de débuter le traitement par l'instillation dans l'oeil malade d'une goutte de cartéolol en collyre au plus faible dosage, 2 fois par jour.

En cas d'efficacité insuffisante, passer à un collyre plus concentré.

Dans un certain nombre de cas, l'administration quotidienne d'une seule goutte de cartéolol en collyre peut s'avérer suffisante, en particulier lorsque la pression intraoculaire a été maintenue à des niveaux satisfaisants.

L'ophtalmologiste pourra, s'il le juge nécessaire, associer le cartéolol en collyre à un ou plusieurs autres traitements antiglaucomateux (par voie locale et/ou générale).

Toutefois, la normalisation de la tension oculaire par le cartéolol en collyre requiert parfois quelques semaines, aussi l'évaluation du traitement doit-elle inclure une mesure de la tension intra-oculaire après une période de traitement d'environ 4 semaines.

Substitution d'un traitement antérieur

Quand le cartéolol en collyre doit prendre le relais d'un autre collyre anti-glaucomateux, ce collyre doit être arrêté à la fin d'une journée complète de traitement, et le cartéolol en collyre doit être administré le lendemain à raison d'une goutte dans l'oeil malade deux fois par jour.

Si le cartéolol en collyre doit être substitué à plusieurs antiglaucomateux associés, les suppressions ne doivent concerner qu'un seul médicament à la fois.

En cas de substitution de collyres myotiques par le cartéolol en collyre un examen de la réfraction peut s'avérer nécessaire quand les effets des myotiques ont disparu.

La prescription médicale sera accompagnée du contrôle de la pression intra-oculaire, surtout lors de l'instauration du traitement.

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