Composition

(exprimée par : Comprimé)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Atorvastatine (sous forme d'atorvastatine sodique)40.0 mg
EXCIPIENTS
Noyau :
Cellulose microcristalline
Sodium carbonate anhydre
Maltose
Croscarmellose sodique
Magnésium stéarate
Pelliculage :
Hypromellose
Hydroxypropylcellulose
Triéthyle citrate
Polysorbate 80
Titane dioxyde

Indications thérapeutiques

Hypercholestérolémie

L'atorvastatine est indiquée en complément d'un régime alimentaire adapté pour réduire les taux élevés de cholestérol total (Chol-T), de LDL- cholesterol (LDL-C), d'apolipoprotéine B et de triglycérides, chez les adultes, adolescents et enfants âgés de 10 ans ou plus présentant une hypercholestérolémie primaire incluant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote ou les hyperlipidémies mixtes (de type IIA, IIb selon la classification de Fredrickson), lorsque la réponse au régime et aux autres mesures non-pharmacologiques est inadéquate.

L'atorvastatine est également indiquée pour réduire les taux de Chol-T et de LDL-C chez les adultes présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, en complément à d'autres traitements hypolipidémiants (notamment l'aphérèse des LDL-C) ou si de tels traitements sont indisponibles.

Prévention des maladies cardiovasculaires

L'atorvastatine est indiquée dans la prévention des évènements cardiovasculaires chez les patients adultes ayant un risque élevé de présenter un premier événement cardiovasculaire (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques), en association aux traitements correctifs des autres facteurs de risques.

  • Hypercholestérolémie pure (Type IIa)
  • Hypercholestérolémie mixte (type IIb et III)

Contre-indications

L'atorvastatine est contre-indiquée chez les patients :

·         présentant une hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition,

·         atteints d'une affection hépatique évolutive ou ayant des élévations persistantes et inexpliquées des transaminases sériques supérieures à 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN),

·         chez les femmes enceintes, allaitantes ou en âge de procréer et n'utilisant pas de méthodes contraceptives fiables (voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement),

·         traités par les antiviraux contre l'hépatite C glécaprévir/pibrentasvir.

  • Hypersensibilité atorvastatine
  • Affection hépatique évolutive
  • Elévation prolongée et inexpliquée des transaminases > 3 N
  • Grossesse
  • Allaitement
  • Absence de contraception féminine efficace
  • CPK musculaire > 5 N
  • Enfant de moins de 6 ans
  • Enfant de 6 à 18 ans

Effets indésirables

Dans les essais cliniques contrôlés ayant comparé l'effet de l'atorvastatine à un placebo chez 16 066 patients (8 755 patients traités par atorvastatine versus 7 311 patients recevant un placebo) traités pendant une durée moyenne de 53 semaines, 5,2 % des patients traités par atorvastatine ont arrêté le traitement en raison d'effets indésirables, contre 4,0 % des patients recevant un placebo.

Les effets indésirables présentés ci-après observés avec l'atorvastatine sont issus d'études cliniques et de l'importante expérience acquise après la commercialisation de la molécule.

Les fréquences estimées des effets indésirables sont classées selon la convention suivante : fréquents (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquents (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rares (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rares (≤ 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Infections et infestations

Fréquent :         rhinopharyngite.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare :               thrombocytopénie.

Affections du système immunitaire

Fréquent :         réactions allergiques.

Très rare :         anaphylaxie.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent :         hyperglycémie.

Peu fréquent :   hypoglycémie, prise de poids, anorexie.

Affections psychiatriques

Peu fréquent :   cauchemars, insomnie.

Affections du système nerveux

Fréquent :         céphalées.

Peu fréquent :   sensations vertigineuses, paresthésie, hypoesthésie, dysgueusie, amnésie.

Rare :               neuropathie périphérique,

Affections oculaires

Peu fréquent :   vision trouble.

Rare :               perturbation visuelle.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Peu fréquent :   acouphènes

Très rare :         perte auditive

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent :         douleur pharyngolaryngée, épistaxis.

Affections gastro-intestinales

Fréquent :         constipation, flatulence, dyspepsie, nausées, diarrhée.

Peu fréquent :   vomissements, douleurs abdominales hautes et basses, éructations, pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent :   hépatite.

Rare :               cholestase.

Très rare :         insuffisance hépatique.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent :   urticaire, rash cutané, prurit, alopécie.

Rare :               oedème angioneurotique, dermite bulleuse dont érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent :         myalgies, arthralgies, extrémités douloureuses, contractures musculaires, tuméfaction articulaire, dorsalgies.

Peu fréquent :   cervicalgies, fatigue musculaire.

Rare :               myopathie, myosite, rhabdomyolyse, tendinopathie parfois compliquée d'une rupture.

Fréquence indéterminée : myopathie nécrosante à médiation immunitaire (voir la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections des organes de reproduction et du sein

Très rare :         gynécomastie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Peu fréquent :   malaise, asthénie, douleur thoracique, oedème périphérique, fatigue, pyrexie.

Investigations

Fréquent :         exploration fonctionnelle hépatique anormale, augmentation du taux sanguin de la créatine phosphokinase.

Peu fréquent :   leucocytes urinaires positifs

Comme avec les autres inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase, des augmentations des taux sériques des transaminases ont été rapportées chez des patients traités par l'atorvastatine. Ces augmentations étaient généralement légères et transitoires, et n'ont pas nécessité d'interruption de traitement. Des augmentations des transaminases sériques cliniquement significatives (> 3 fois la LSN) ont été observées chez 0,8 % des patients traités par atorvastatine. Ces augmentations étaient dose-dépendantes et réversibles chez tous les patients.

Une augmentation du taux sérique de la créatine phosphokinase (CPK) de plus de trois fois la LSN a été observée chez 2,5 % des patients traités par l'atorvastatine, proportion similaire à celle observée avec les autres inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase lors d'essais cliniques. Des taux sériques supérieurs à 10 fois la LSN ont été rapportés chez 0,4 % des patients traités par atorvastatine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Population pédiatrique

Des enfants âgés de 10 à 17 ans traités par atorvastatine ont un profil d'effets indésirables généralement similaire à celui des patients traités par placebo ; les effets indésirables le plus fréquemment observés dans les deux groupes étaient des infections, indépendamment de l'évaluation de la causalité. Aucun effet cliniquement significatif sur la croissance et la maturation sexuelle n'a été observé au cours d'une étude de 3 ans basée sur l'évaluation de la maturation et du développement globaux, l'évaluation selon la classification de Tanner et la mesure de la taille et du poids. Le profil de sécurité et de tolérance chez les patients pédiatriques était similaire au profil de sécurité connu de l'atorvastatine chez les patients adultes.

La base de données cliniques de pharmacovigilance comprend des données de sécurité pour 520 patients pédiatriques ayant reçu de l'atorvastatine, parmi lesquels 7 patients étaient âgés de moins de 6 ans, 121 patients étaient dans une tranche d'âge de 6 à 9 ans, et 392 patients étaient dans une tranche d'âge de 10 à 17 ans. Sur la base des données disponibles, la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables sont similaires chez l'enfant et l'adulte.

Les évènements indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines :

·         Dysfonction sexuelle,

·         Dépression,

·         Cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle diffuse, en particulier avec les traitements de longue durée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi),

·         Diabète : La fréquence dépend de la présence ou non de facteurs de risques (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/l, IMC > 30 kg/m², augmentation du taux des triglycérides, antécédents hypertension artérielle).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr

  • Rhinopharyngite
  • Thrombocytopénie
  • Réaction allergique
  • Anaphylaxie
  • Hyperglycémie
  • Hypoglycémie
  • Prise de poids
  • Anorexie
  • Cauchemars
  • Insomnie
  • Maux de tête
  • Vertige
  • Paresthésie
  • Hypoesthésie
  • Dysgueusie
  • Amnésie
  • Neuropathie périphérique
  • Vision floue
  • Trouble de la vue
  • Acouphène
  • Perte d'audition
  • Douleur pharyngolaryngée
  • Epistaxis
  • Constipation
  • Flatulence
  • Dyspepsie
  • Nausée
  • Diarrhée
  • Vomissement
  • Douleur abdominale
  • Eructation
  • Pancréatite
  • Hépatite
  • Cholestase
  • Insuffisance hépatique
  • Urticaire
  • Eruption cutanée
  • Prurit cutané
  • Alopécie
  • Oedème angioneurotique
  • Dermatose bulleuse
  • Erythème polymorphe
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Syndrome de Lyell
  • Myalgie
  • Arthralgie
  • Douleur aux extrémités
  • Spasme musculaire
  • Gonflement des articulations
  • Douleur dorsale
  • Douleur cervicale
  • Fatigue musculaire
  • Myopathie
  • Myosite
  • Rhabdomyolyse
  • Tendinopathie
  • Rupture tendineuse
  • Gynécomastie
  • Malaise
  • Asthénie
  • Douleur thoracique
  • Oedème périphérique
  • Fatigue
  • Pyrexie
  • Anomalie fonctionnelle hépatique
  • Augmentation des taux sanguins de créatine phosphokinase
  • Leucocyturie
  • Augmentation des taux de transaminases
  • Transaminases > 3 LSN
  • CPK > 3LSN
  • CPK musculaire > 10 N
  • ALAT augmentées
  • Troubles sexuels
  • Dépression
  • Pneumopathie interstitielle
  • Diabète
  • Myopathie nécrosante à médiation immunitaire

Fertilité, grossesse et allaitement

Femmes en âge de procréer

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des mesures contraceptives fiables pendant le traitement (voir rubrique Contre-indications)

Grossesse

L'atorvastatine est contre-indiquée pendant la grossesse (voir rubrique Contre-indications). La sécurité d'emploi de l'atorvastatine n'a pas été établie pendant la grossesse (voir rubrique Contre-indications). Aucun essai clinique contrôlé avec l'atorvastatine n'a été réalisé chez la femme enceinte. De rares cas d'anomalies congénitales suite à l'exposition intra-utérine à un inhibiteur de l'HMG-CoA réductase ont été reportés. Des études chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Le taux foetal de mévalonate, précurseur de la biosynthèse du cholestérol, peut être réduit en cas de traitement de la mère par l'atorvastatine. L'athérosclérose est un processus chronique, et l'interruption d'un médicament hypolipidémiant pendant la grossesse devrait avoir normalement peu d'effet sur le risque à long terme associé à une hypercholestérolémie primaire.

Pour ces raisons, l'atorvastatine ne doit pas être utilisée pendant la grossesse, ni chez une femme envisageant une grossesse ou en cas de grossesse suspectée. Le traitement par l'atorvastatine doit être suspendu pendant la durée de la grossesse ou tant qu'il n'a pas été confirmé que la femme n'est pas enceinte (voir rubrique Contre-indications)

Allaitement

L'excrétion de l'atorvastatine ou de ses métabolites dans le lait maternel n'est pas établie. Chez le rat, les concentrations plasmatiques d'atorvastatine et de ses métabolites actifs sont similaires à celles retrouvées dans le lait (voir rubrique Données de sécurité précliniques). En raison du risque d'effets indésirables graves, les femmes traitées par atorvastatine ne doivent pas allaiter leur nourrisson (voir rubrique Contre-indications). L'atorvastatine est contre-indiquée pendant l'allaitement (voir rubrique Contre-indications).

Fertilité

Aucun effet de l'atorvastatine sur la fertilité n'a été mis en évidence lors d'études conduites chez l'animal mâle ou femelle (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Posologie et mode d'administration

Posologie

Avant de commencer un traitement par atorvastatine, le patient devra suivre un régime alimentaire hypocholestérolémiant standard ; ce régime sera ensuite continué pendant toute la durée du traitement par atorvastatine.

La posologie doit être adaptée individuellement en fonction des taux initiaux de LDL-C, de l'objectif et de la réponse thérapeutique au traitement de chaque patient.

La posologie initiale usuelle est de 10 mg une fois par jour. L'adaptation posologique devra être effectuée en respectant un intervalle minimum de 4 semaines. La posologie maximale est de 80 mg une fois par jour.

Hypercholestérolémie primaire et hyperlipidémie combinée (mixte)

Une dose de 10 mg d'atorvastatine en une seule prise est suffisante chez la majorité des patients. Un effet thérapeutique est observé après deux semaines de traitement, l'effet maximum étant atteint après 4 semaines de traitement. L'effet se maintient en cas de traitement prolongé.

Hypercholestérolémie familiale hétérozygote

Le traitement sera débuté par une prise quotidienne de 10 mg d'atorvastatine. La posologie sera ensuite adaptée individuellement toutes les 4 semaines jusqu'à 40 mg par jour. Par la suite la dose d'atorvastatine peut être augmentée jusqu'à 80 mg par jour. Un chélateur des acides biliaires peut être prescrit en association à une posologie de 40 mg d'atorvastatine par jour.

Hypercholestérolémie familiale homozygote

Les données disponibles sont limitées (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

Chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, la posologie d'atorvastatine varie entre 10 à 80 mg par jour (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Chez ces patients, l'atorvastatine doit être administrée en complément aux autres traitements hypolipidémiants (notamment l'aphérèse du LDL-C) ou lorsque de tels traitements ne sont pas disponibles.

Prévention des maladies cardiovasculaires

Dans les études de prévention primaire, la posologie utilisée était de 10 mg par jour. Une posologie plus élevée peut s'avérer nécessaire pour atteindre les objectifs cible du LDL-C fixés par les recommandations en vigueur.

Co-administration avec d'autres médicaments

Chez les patients prenant les médicaments antiviraux contre l'hépatite C elbasvir/grazoprévir de façon concomitante avec l'atorvastatine, la dose d'atorvastatine ne doit pas dépasser 20 mg/jour (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Insuffisance rénale

Aucune adaptation posologique n'est nécessaire (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Insuffisance hépatique

L'atorvastatine doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). L'atorvastatine est contre-indiquée chez les patients présentant une affection hépatique évolutive (voir rubrique Contre-indications).

Patients âgés

Chez les patients âgés de plus de 70 ans traités aux doses recommandées, l'efficacité et la sécurité d'emploi sont similaires à celles observées dans la population générale.

Population pédiatrique 

Hypercholestérolémie

L'utilisation pédiatrique doit être mise en oeuvre seulement par des médecins expérimentés dans le traitement de l'hyperlipidémie pédiatrique et les patients doivent être suivis régulièrement pour évaluer les progrès.

Pour les patients atteints d'une hypercholestérolémie familiale hétérozygote âgés de 10 ans et plus, la dose initiale recommandée d'atorvastatine est de 10 mg par jour (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). La dose peut être augmentée jusqu'à 80 mg par jour, en fonction de la réponse et de la tolérance. Les doses doivent être individualisées selon l'objectif thérapeutique recommandé. Des ajustements doivent être effectués à un intervalle d'au moins 4 semaines. L'augmentation de la dose jusqu'à 80 mg par jour est étayée par des données d'études effectuées chez l'adulte et par des données cliniques limitées d'études menées chez l'enfant atteint d'une hypercholestérolémie familiale hétérozygote (voir rubriques Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques).

Les données de tolérance et d'efficacité disponibles chez les enfants atteints d'une hypercholestérolémie familiale hétérozygote âgés de 6 à 10 ans sont limitées et proviennent d'études en ouvert. L'atorvastatine n'est pas indiquée dans le traitement de patients âgés de moins de 10 ans. Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques Effets indésirables, Propriétés pharmacodynamiques et Propriétés pharmacocinétiques mais aucune recommandation posologique ne peut être faite.

D'autres formes pharmaceutiques/dosage peuvent être plus appropriées pour cette population.

Mode d'administration

Administration orale. La prise d'atorvastatine se fera en une seule prise quotidienne et unique, quel que soit le moment de la journée, pendant ou en dehors des repas.

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