Composition

(exprimée par : Comprimé)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Phénobarbital 50.0 mg
Caféine anhydre12.5 mg
EXCIPIENTS
Carboxyméthylcellulose (E466) sodique polymère (ACDISOL)
Polysorbate 80 (E433)
Povidone (E1201) (PLASDONE KW 29-32)
Magnésium stéarate (E572)
Cellulose microcristalline (E460) (EMCOCELL)
Caramel (E150)
Chlorophylle (E140) cuivrique 50 %

Indications thérapeutiques

·         Chez l'adulte

soit en monothérapie,

soit en association à un autre traitement antiépileptique :

Traitement des épilepsies généralisées : crises cloniques, toniques,

tonico-cloniques.

Traitement des épilepsies partielles : crises partielles avec ou sans généralisation secondaire.

·         Chez l'enfant

soit en monothérapie,

soit en association à un autre traitement antiépileptique :

Traitement des épilepsies généralisées : crises cloniques, toniques,

tonico-cloniques.

Traitement des épilepsies partielles : crises partielles avec ou sans généralisation secondaire.

  • Crise épileptique clonique
  • Crise épileptique tonique
  • Crise épileptique tonico-clonique
  • Crise épileptique partielle avec ou sans généralisation secondaire

Contre-indications

·         Hypersensibilité aux substances actives, barbituriques ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

·         Porphyries.

·         Insuffisance respiratoire sévère.

·         Traitement par le Saquinavir et l'Ifosfamide (phénobarbital utilisé à visée prophylactique).

·         En association avec le millepertuis.

Ce médicament est généralement déconseillé dans les situations suivantes :

·         En association avec l'alcool et les estroprogestatifs et progestatifs utilisés comme contraceptifs (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

·         Allaitement.

  • Hypersensibilité barbituriques
  • Porphyrie
  • Insuffisance respiratoire sévère
  • Absence de contraception féminine efficace
  • Grossesse
  • Allaitement
  • Consommation d'alcool

Effets indésirables

La classification des événements indésirables en fonction de leur fréquence est la suivante : Très fréquent (≥ 10 %) ; Fréquent (≥1 % - <10 %) ; Peu fréquent (≥ 0,1 % - <1 %) ; Rare (≥ 0,01 % - <0,1 %) ; Très rare (<0,01%) ; Indéterminée (ne peut être estimée d'après les données disponibles)

Affections du système nerveux

·         Fréquents : somnolence en début de journée, troubles cognitifs, atteinte de la mémoire

·         Peu fréquents : troubles de la coordination et de l'équilibre, vertiges, céphalées

·         Rares : perturbation de l'attention

·         Fréquence indéterminée: réveil difficile avec parfois difficultés pour articuler

Affections psychiatriques

·         Fréquents : anomalies du comportement, agitation, agression

·         Peu fréquents : troubles de l'humeur

·         Fréquence indéterminée : la prise prolongée de phénobarbital (100 mg par jour pendant 3 mois) peut entraîner l'apparition d'un syndrome de dépendance.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

·         Fréquent : dermatite allergique

·         Fréquence indéterminée :

Eruptions maculo-papuleuses morbiliformes ou scarlatiniformes

réactions cutanées graves incluant syndrome de Lyell, syndrome de Stevens-Johnson, et dermatite exfoliatrice.

Syndrome d'hypersensibilité: réactions d'hypersensibilité multisystémique avec le plus souvent fièvre, éruption cutanée, éosinophilie et atteinte hépatique. L'existence de rares cas de réactions croisées entre le phénobarbital, la phénytoïne et la carbamazépine doit rendre prudent le remplacement de phénobarbital par l'une ou l'autre des molécules.

Affections hépatobiliaires

·         Fréquents : augmentation isolée de la gammaglutamyltranspeptidase, liée au caractère inducteur enzymatique hépatique du phénobarbital En règle générale, cette augmentation est sans signification clinique. élévation, isolée et modérée d'une transaminase et/ou des phosphatases alcalines.

·         Fréquence indéterminée : hépatites.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

·         Fréquents : rétraction de l'aponévrose palmaire (maladie de Dupuytren).

·         Peu fréquents : arthralgies (syndrome épaule-main ou rhumatisme gardénalique)

·         Fréquence indéterminée :

rétraction de l'aponévrose plantaire (maladie de Ledderhose), induration des corps caverneux (maladie de la Peyronie)

Des cas de diminution de la densité minérale osseuse, d'ostéopénie, d'ostéoporose et de fractures ont été rapportés chez des patients traités au long cours par ALEPSAL. Le mode d'action d'ALEPSAL sur le métabolisme osseux n'est pas connu.

Affections hématologiques et du système lymphatique

·         Fréquence indéterminée : pancytopénie, anémie aplasique, anémie mégaloblastique par carence d'acide folique, agranulocytose, neutropénie leucopénie, thrombocytopénie.

Affections gastro-intestinales

·         Fréquents : nausées, vomissements.

Affections congénitales, familiales et génétiques :

·         Fréquence indéterminée : malformations congénitales, autres anomalies du développement (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Grossesse et allaitement)

Les effets graves intéressant les systèmes hépatique et/ou dermatologique ainsi que les réactions d'hypersensibilité imposent l'arrêt du traitement.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

  • Somnolence
  • Réveil difficile
  • Difficulté pour articuler
  • Trouble de la coordination
  • Trouble de l'équilibre
  • Vertige
  • Céphalée
  • Réaction cutanée
  • Eruption maculopapuleuse morbilliforme
  • Eruption maculopapuleuse scarlatiniforme
  • Syndrome de Lyell
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Augmentation de la gammaglutamyltranspeptidase
  • Elévation des transaminases
  • Elévation des phosphatases alcalines
  • Hépatite
  • Syndrome d'hypersensibilité
  • Fièvre d'hypersensibilité
  • Eruption cutanée allergique
  • Eosinophilie
  • Atteinte hépatique d'hypersensibilité
  • Arthralgie
  • Syndrome épaule-main
  • Rhumatisme gardénalique
  • Troubles de l'humeur
  • Anémie mégaloblastique par carence d'acide folique
  • Syndrome de dépendance au phénobarbital

Fertilité, grossesse et allaitement

Femmes en âge de procréer/Contraception

Le phénobarbital ne doit pas être utilisé chez les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, sauf en l'absence d'alternative thérapeutique moins tératogène. En cas d'instauration d'un traitement chez une femme en âge de procréer, on s'assurera de l'absence de grossesse et on l'informera du risque en cas d'exposition au cours de la grossesse. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusqu'à 2 mois après l'arrêt du traitement. En raison du caractère inducteur enzymatique du phénobarbital, le traitement par ALEPSAL peut conduire à une diminution de l'efficacité des contraceptifs oraux contenant des oestrogènes et/ou de la progestérone. Si l'association s'avère nécessaire, utiliser une méthode additionnelle de type mécanique.

Si une grossesse est envisagée, l'arrêt du traitement doit être envisagé sauf en l'absence d'alternative thérapeutique moins tératogène.

Grossesse

Risque lié à l'épilepsie et aux antiépileptiques en général :

Un avis médical spécialisé doit être donné aux femmes en âge de procréer, avec une réévaluation régulière du  traitement, par un médecin spécialiste. Celles-ci doivent être informées, avant le début du traitement , de la nécessité d'anticiper un projet de grossesse. Lorsqu'une femme envisage une grossesse, la nécessité du traitement antiépileptique doit être réévaluée et un suivi adapté mis en place. Une polythérapie antiépileptique peut être associée à un risque plus élevé de malformations congénitales qu'une monothérapie ; ce risque varie en fonction des antiépileptiques co-administrés et est, en particulier, plus important si la polythérapie inclut le valproate.

Chez les femmes traitées pour une épilepsie, un arrêt brutal du traitement antiépileptique doit être évité car cela peut entraîner la réapparition de crises dont les conséquences pour la mère et le foetus peuvent être graves.

Risque lié au phénobarbital:

Dans l'espèce humaine, le phénobarbital peut entrainer un risque de malformations environ 3 fois supérieur à celui de la population générale qui est de 2-3%, en particulier des fentes labiales et/ou palatines, de malformations  cardiaques et d'hypospadias. Des dysmorphies faciales, des microcéphalies  et des hypoplasies des ongles et des doigts ont également été rapportées. Des données publiées suggèrent une relation dose-effet mais celle-ci reste à confirmer. Les études relatives aux troubles neuro-développementaux chez les enfants exposés in utero au phénobarbital sont contradictoires mais celles-ci ne permettent pas d'exclure un risque.

Le phénobarbital traverse le placenta et les concentrations maternelles et néonatales sont similaires.

Compte tenu de ces données, le phénobarbital ne doit pas être utilisé chez les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, sauf en l'absence d'alternative thérapeutique moins tératogène.

Chez les femmes en âge de procréer :

·         Il est recommandé d'avoir recours à des alternatives thérapeutiques moins tératogènes ;

·         En cas d'instauration d'un traitement par phénobarbital :

-     on s'assurera que la femme en âge de procréer n'est pas enceinte

-     les patientes doivent être informées des risques de l'utilisation de phénobarbital pendant la  grossesse et de la nécessité d'anticiper un projet de grossesse ;

-     les patientes doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusqu'à 2 mois après l'arrêt du traitement. En raison du caractère inducteur enzymatique du phénobarbital, le traitement par ALEPSAL peut conduire à un échec des contraceptifs oraux contenant des oestrogènes et/ou de la progestérone. Si l'association s'avère nécessaire, utiliser une méthode additionnelle de type mécanique.

Si une femme envisage une grossesse et chez la femme enceinte :

·       Une visite préconceptionnelle est recommandée

·       L'arrêt du traitement doit être envisagé sauf en l'absence d'alternative thérapeutique moins tératogène

·       La patiente doit être pleinement informée des risques

·       Si après ré-évaluation, le traitement par phénobarbital devait absolument être maintenu pendant la grossesse :

-     il conviendrait d'administrer la posologie minimale efficace. Un contrôle régulier des concentrations plasmatiques est recommandé pour ajuster la posologie.

-     l'efficacité d'une supplémentation en acide folique n'est pas étayée à ce jour chez les femmes exposées au phénobarbital. Toutefois, compte tenu de son effet bénéfique dans d'autres situations, celle-ci peut être proposée à la posologie de 5 mg/j 1 mois avant et 2 mois après la conception.

-     une surveillance prénatale spécialisée orientée sur les malformations décrites ci-dessus doit être instaurée.

-     Le dépistage des malformations sera identique que la patiente ait reçu ou non de l'acide folique.

Avant l'accouchement/ Chez le nouveau-né :

Les antiépileptiques inducteurs enzymatiques peuvent parfois provoquer chez le nouveau-né de mère traitée :

·         un syndrome hémorragique pouvant survenir lors de l'accouchement ou dans les premiers jours de vie.  Une prévention par la vitamine K1 per os chez la mère dans le mois précédant l'accouchement et l'administration de vitamine K1 par voie parentérale (IM ou IV lente) à la naissance, chez le nouveau-né semblent efficaces. Un bilan d'hémostase normal chez la mère ne permet pas d'éliminer des anomalies de l'hémostase chez le nouveau-né.

·         des perturbations du métabolisme phosphocalcique et de la minéralisation osseuse, qu'une supplémentation de la mère en vitamine D au cours du 3ème trimestre semble pouvoir prévenir.

·         Des symptômes liés à l'imprégnation du nouveau-né par le phénobarbital, notamment une sédation, une hypotonie et une mauvaise succion.

·         Rarement : un syndrome de sevrage modéré (mouvements anormaux, succion inefficace).

Suivi post natal / Chez l'enfant : en cas d'exposition pendant la grossesse, un suivi rapproché du développement neurocomportemental de l'enfant est à instaurer et une prise en charge adaptée doit être mise en place au plus tôt en cas de nécessité.

Allaitement

Déconseillé, car possibilité de sédation pouvant entraîner des difficultés de succion à l'origine d'une mauvaise courbe pondérale dans la période immédiatement néonatale.

Posologie et mode d'administration

Posologie

L'efficacité du médicament ne peut être jugée qu'après 15 jours de traitement.

Il en sera de même pour toute modification de la posologie.

Lorsque la clinique le justifie, contrôler la barbitémie en effectuant le prélèvement de préférence le matin (en général 65 à 130 μmol/l chez l'adulte soit 15 à 30 mg/l et 85 μmol/l soit 20 mg/l chez l'enfant).

Enfants : selon le poids :

inférieur à 20kg : 5 mg/kg par jour

entre 20 et 30 kg : 3 à 4 mg/kg par jour

au dessus de 30 kg : 2 à 3 mg/kg par jour

Adultes : 2 à 3 mg/kg par jour.

Mode d'administration

Chez l'enfant de moins de 6 ans, le comprimé sera écrasé et mélangé aux aliments avant administration en raison du risque de fausse route.

Chez l'adulte, une seule prise par jour (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques) au coucher.

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