Composition

(exprimée par : Comprimé)
PRINCIPES ACTIFSQUANTITE
Vemurafénib *240.0 mg
*(sous forme de coprécipité de vemurafenib et d'acétyl succinate d'hypromellose).
EXCIPIENTS
Noyau du comprimé :
Croscarmellose sodique
Silice colloïdale anhydre
Magnésium stéarate
Hyprolose
Pelliculage :
Polyvinylique alcool
Titane dioxyde
Macrogol 3350
Talc
Fer oxyde rouge

Indications thérapeutiques

Le vemurafenib est indiqué en monothérapie dans le traitement des patients adultes atteints d'un mélanome non résécable ou métastatique porteur d'une mutation BRAF V600 (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

  • Mélanome non résécable ou métastatique porteur d'une mutation BRAF V600

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

  • Hypersensibilité vemurafenib
  • Allaitement
  • Grossesse
  • Absence de contraception féminine efficace
  • Patient non caucasien
  • Ionogramme sanguin anormal
  • Allongement de l'intervalle QTc (> 500 ms)
  • Exposition au soleil

Effets indésirables

Résumé du profil de tolérance

Les effets indésirables de tout grade les plus fréquemment rapportés (> 30 %) avec le vemurafenib ont été les suivants : arthralgies, fatigue, éruption cutanée, réaction de photosensibilité, alopécie, nausées, diarrhée, céphalées, prurit, vomissements, papillome cutané et hyperkératose. Les effets indésirables de grade 3 les plus fréquents (≥ 5%) ont été carcinome épidermoïde cutané (CEC), kératoacanthome, éruption cutanée, arthralgies et élévation de la gamma-glutamyltransférase (GGT). Les CEC ont été le plus souvent traités par exérèse locale.

Résumé tabulé des effets indésirables

Les effets indésirables rapportés chez des patients atteints d'un mélanome sont listés ci-dessous par système organe-classe MedDRA, fréquence et grade de sévérité. La convention suivante a été utilisée pour la classification des fréquences :

Très fréquent ≥ 1/10 Fréquent ≥ 1/100 à < 1/10

Peu fréquent ≥ 1/1 000 à < 1/100 Rare ≥ 1/10 000 à < 1/1 000

Très rare < 1/10 000

Les effets indésirables mentionnés dans cette rubrique sont basés sur les résultats de 468 patients issus d'une étude de phase III, randomisée, menée en ouvert chez des patients adultes présentant un mélanome non résécable ou au stade IV porteur d'une mutation BRAF V600, ainsi que d'une étude de phase II menée sur un seul groupe de patients présentant un mélanome au stade IV porteur d'une mutation BRAF V600 après échec d'au moins un traitement systémique préalable (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). En complément, des effets indésirables issus des rapports de sécurité de tous les essais cliniques et de l'expérience depuis la commercialisation sont également rapportés. Tous les termes mentionnés sont basés sur le pourcentage le plus élevé observé lors des essais cliniques de phase II et de phase III. Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante et ont été rapportés au moyen des critères communs de toxicité NCI-CTCAE v 4.0 (common toxicity criteria) pour l'évaluation de la toxicité.

Tableau 3 : Effets indésirables survenus chez des patients traités par le vemurafenib au cours de l'étude de phase II ou de l'étude de phase III et évènements issus des rapports de sécurité de tous les essais(1) et de l'expérience depuis la commercialisation(2)

Système organe-classe Très fréquent Fréquent Peu fréquent Rare
Infection et infestations Folliculite
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (dont kystes et polypes) CEC(d), kératoacanthome, kératose séborrhéique, papillome cutané Carcinome basocellulaire, nouveau mélanome primitif(3) Carcinome épidermoïde non cutané(1) (3) Leucémie myélomonocy- taire chronique (2) (4), adénocarci- nome pancréatique(5)
Affections hématologiques et du système lymphatique Neutropénie
Système organe-classe Très fréquent Fréquent Peu fréquent Rare
Affections de système immunitaire Sarcoïdose(1)(2) (j)
Troubles du métabolisme et de la nutrition Diminution de l'appétit
Affections du système nerveux Céphalées, dysgueusie, vertiges Paralysie du nerf facial, neuropathie périphérique
Affections oculaires Uvéite Occlusion de la veine rétinienne, iridocyclite
Affections vasculaires Vascularite
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Toux
Affections gastro- intestinales Diarrhée, vomissements, nausées, constipation Pancréatite(2)
Affections hépatobiliaires Atteintes hépatiques(1) (2) (g)
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Réaction de photosensibilité, kératose actinique, éruption cutanée, éruption maculo- papuleuse, prurit, hyperkératose, érythème, syndrome d'érythrodysesthésie palmoplantaire, alopécie, sécheresse cutanée, érythème solaire Eruption papuleuse, panniculite (y compris érythème noueux) Nécrolyse épidermique toxique(e), Syndrome de Stevens- Johnson(f) Syndrome d'hypersensi- bilité médicamen- teuse avec éosinophilie et symptômes systémiques(1) (2)
Affections musculo- squelettiques et systémiques Arthralgie, myalgie, douleur dans les extrémités, douleur musculo- squelettique, dorsalgie Arthrite Maladie de Ledderhose(1)(2), maladie de Dupuytren(1)(2)
Affections du rein et des voies urinaires Néphrite interstitielle aiguë(1)(2) (h), nécrose tubulaire aiguë(1)(2) (h)
Troubles généraux et anomalies au site d'administration Fatigue, pyrexie, œdème périphérique, asthénie
Système organe-classe Très fréquent Fréquent Peu fréquent Rare
Investigations Elévation des ALAT(c), élévation des phosphatases alcalines(c), élévation des ASAT(c), élévation de la bilirubine(c), élévation des GGT(c), perte de poids, QT allongé à l'électrocardiogram- me, élévation de la créatinine sérique(1)(2)(h)
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures Potentialisation de la toxicité radio- induite(1) (2) (i)

(1) Evènements issus des rapports de sécurité de tous les essais cliniques.

(2) Evènements issus de l'expérience depuis la commercialisation.

(3) Une relation causale entre le médicament et l'évènementindésirable peut être raisonnablementpossible.

(4) Progression de leucémie myélomonocytaire chronique préexistante avecmutations NRAS.

(5) Progression d'un adénocarcinome pancréatique préexistant avec mutations KRAS.

Description des effets indésirables sélectionnés

Elévation du taux d'enzymes hépatiques (c)

Les anomalies du taux d'enzymes hépatiques rapportées lors de l'étude clinique de phase III sont exprimées ci-dessous selon la proportion de patients ayant présenté une modification de grade 3 ou 4 par rapport à la valeur initiale.

  • Très fréquent : GGT

  • Fréquent : ALAT, phosphatases alcalines, bilirubine

  • Peu fréquent : ASAT

    Aucune élévation de grade 4 des ALAT, des phosphatases alcalines ou de la bilirubine n'a été observée.

    Atteintes hépatiques (g)

    Sur la base de critères de détermination des atteintes hépatiques induites par un médicament élaborés par un groupe de travail international comprenant des experts cliniciens et scientifiques, les atteintes hépatiques ont été définies comme l'une des anomalies des explorations fonctionnelles suivantes:

    • ALAT ≥ 5x LSN

    • phosphatases alcalines ≥ 2x LSN (en l'absence d'autres causes d'élévation des phosphatases alcalines)

    • ALAT ≥ 3x LSN avec une élévation simultanée de la concentration de la bilirubine > 2x LSN

    Carcinome épidermoïde cutané (d) (CEC)

    Des cas de CEC ont été rapportés chez des patients traités par le vemurafenib. L'incidence des CEC chez les patients traités par le vemurafenib sur l'ensemble des études a été d'environ 20 %. La majorité des lésions retirées et examinées par un laboratoire centralisé indépendant d'anatomopathologie a été classée comme CE de sous-type kératoacanthome ou présentant des caractéristiques de kératoacanthome mixte (52 %). La plupart des lésions classées comme « autres » (43 %) étaient des lésions cutanées bénignes (par exemple verrue banale, kératose actinique, kératose bénigne, kyste/kyste bénin). Les CEC sont habituellement apparus en début de traitement avec un délai médian de première apparition de 7 à 8 semaines. Parmi les patients chez lesquels un CEC est apparu, environ 33 % ont présenté plus d'une apparition avec un délai médian de 6 semaines entre les

    apparitions. Les cas de CEC ont été le plus souvent pris en charge par une simple exérèse, et les patients ont généralement continué le traitement sans modification de la dose (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi).

    Carcinome épidermoïde non cutané

    Des cas de carcinome épidermoïde non cutané ont été rapportés chez des patients ayant reçu du vemurafenib dans le cadre des essais cliniques. Une surveillance visant à détecter l'apparition de carcinome épidermoïde non cutané doit être réalisée comme décrit à la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.

    Nouveau mélanome primitif

    Des nouveaux mélanomes primitifs ont été rapportés dans les essais cliniques. Ces cas ont été pris en charge par exérèse et les patients ont poursuivis leur traitement sans adaptation posologique. Une surveillance visant à détecter l'apparition de lésions cutanées doit être effectuée comme indiqué à la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.

    Potentialisation de la toxicité radio-induite(i)

    Les cas rapportés comprennent phénomène de rappel, lésion cutanée radique, pneumopathie radique, oesophagite radique, proctite radique, hépatite radique, cystite radique et radionécrose.

    Dans un essai clinique de phase III (MO25515, N = 3219), une incidence plus importante de potentialisation de la toxicité radio-induite a été rapportée chez les patients ayant reçu une radiothérapie avant ou pendant le traitement par vemurafenib (9,1%) par rapport aux patients ayant reçu une radiothérapie et le vemurafenib de manière concomitante (5,2%) ou chez ceux dont la radiothérapie était antérieure au vemurafenib (1,5%).

    Réactions d'hypersensibilité(e)

    Des réactions graves d'hypersensibilité, dont des cas d'anaphylaxie, ont été rapportées lors d'un traitement par le vemurafenib. Les réactions sévères d'hypersensibilité peuvent comprendre un syndrome de Stevens-Johnson, une éruption cutanée généralisée, un érythème ou une hypotension. Le traitement par le vemurafenib doit être définitivement arrêté chez tout patient présentant une réaction sévère d'hypersensibilité (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Réactions cutanée sévères (f)

    Des réactions cutanées sévères ont été rapportées chez les patients recevant du vemurafenib, dont des cas rares de syndrome de Stevens-Johnson et de nécrolyse épidermique toxique dans l'essai clinique pivot. Le traitement par le vemurafenib doit être définitivement arrêté chez tout patient présentant une réaction cutanée sévère.

    Allongement de l'intervalle QT

    Une analyse des données ECG centralisées issues d'une sous-étude de phase II non contrôlée, en ouvert, sur l'intervalle QT menée chez 132 patients traités par 960 mg de vemurafenib deux fois par jour (NP22657) a montré un allongement de l'intervalle QTc exposition-dépendante. L'effet moyen sur l'intervalle QTc est demeuré stable entre 12-15 ms au-delà du premier mois de traitement ; le plus important allongement moyen de QTc (15,1 ms ; limite supérieure de l'IC à 95 % : 17,7 ms) a été observée au cours des 6 premiers mois (n = 90 patients). Deux patients (1,5 %) ont présenté des valeurs absolues de QTc > 500 ms (grade 3 CTC) en cours de traitement, et seul un patient (0,8 %) a présenté une modification de QTc > 60 ms par rapport à la valeur initiale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

    Atteintes rénales aiguës (h)

    Des cas de toxicité rénale ont été rapportés avec le vemurafenib allant d'élévations de la créatinine sérique à une néphrite interstitielle aiguë et une nécrose tubulaire aiguë, certains observés dans un contexte de déshydratation. Les élévations de la créatinine sérique étaient généralement d'intensité légère (> 1 à 1,5x LSN) à modérée (>1,5 à 3 x LSN) et étaient de nature réversible (voir tableau 4).

    Tableau 4: Changements de la créatinine par rapport à la valeur basale dans l'essai de phase III

    Vemurafenib (%) Dacarbazine (%)
    Changement de grade ≥ 1 par rapport à la valeur basale jusqu'à tous grades 27,9 6,1
    Changement de grade ≥ 1 par rapport à la valeur basale jusqu'à un grade 3 ou plus 1,2 1,1
    0,3 0,4
    0,9 0,8
    • jusqu'à un grade 3

    • jusqu'à un grade 4

    Tableau 5: Cas d'atteintes rénales aiguës dans l'essai de phase III

    Vemurafenib (%) Dacarbazine (%)
    Cas d'atteintes rénales aiguës* 10,0 1,4
    Cas d'atteintes rénales aiguës associés à des évènements de déshydratation 5,5 1,0
    Adaptation posologique suite à une atteinte rénale aiguë 2,1 0

    Tous les pourcentages sont exprimés en nombre de cas sur l'ensemble des patients exposés à chaque médicament.

    * y compris atteinte rénale aiguë, insuffisance rénale, et anomalies du bilan biologique évoquant une atteinte rénale aiguë.

    Sarcoïdose(j)

    Des cas de sarcoïdose ont été rapportés chez des patients traités par le vemurafenib, impliquant principalement la peau, les poumons et les yeux. Dans la majorité des cas, le traitement par le vemurafenib a été maintenu et l'événement de sarcoïdose soit s'est résolu soit a persisté.

    Populations particulières

    Population âgée

    Dans l'étude de phase III, quatre-vingt-quatorze (28 %) des 336 patients atteints d'un mélanome non résécable ou métastatique traités par le vemurafenib étaient âgés de ≥ 65 ans. La probabilité de survenue d'effets indésirables, dont CEC, diminution de l'appétit et troubles cardiaques, peut être plus élevée chez les patients âgés (≥ 65 ans).

    Sexe

    Durant les essais cliniques menés avec le vemurafenib, les effets indésirables de grade 3 plus fréquemment rapportés chez les femmes que chez les hommes étaient éruption cutanée, arthralgie et photosensibilité.

    Population pédiatrique

    La sécurité du vemurafenib n'a pas été établie chez les enfants et les adolescents. Dans un essai clinique mené chez 6 patients adolescents, aucun nouveau signal de sécurité n'a été observé.

    Déclaration des effets indésirables suspectés

    La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.

  • Folliculite
  • Carcinome épidermoïde cutané
  • Kérato-acanthome
  • Kératose séborrhéique
  • Papillome cutané
  • Carcinome basocellulaire
  • Nouveau mélanome primitif
  • Carcinome épidermoïde non cutané
  • Leucémie myélomonocytaire chronique
  • Adénocarcinome du pancréas
  • Neutropénie
  • Sarcoïdose
  • Diminution de l'appétit
  • Céphalée
  • Dysgueusie
  • Vertige
  • Paralysie du nerf facial
  • Neuropathie périphérique
  • Uvéite
  • Occlusion de la veine rétinienne
  • Vascularite
  • Toux
  • Diarrhée
  • Vomissement
  • Nausée
  • Constipation
  • Pancréatite
  • Photosensibilité
  • Kératose actinique
  • Eruption cutanée
  • Eruption cutanée maculopapuleuse
  • Prurit cutané
  • Hyperkératose
  • Erythème
  • Syndrome d'érythrodysesthésie palmoplantaire
  • Alopécie
  • Peau sèche
  • Erythème solaire
  • Eruption cutanée papuleuse
  • Panniculite
  • Erythème noueux
  • Atteinte hépatique
  • Nécrolyse épidermique toxique
  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Syndrome DRESS
  • Keratosis pilaris
  • Arthralgie
  • Myalgie
  • Douleur des extrémités
  • Douleur musculosquelettique
  • Dorsalgie
  • Arthrite
  • Maladie de Dupuytren
  • Maladie de Ledderhose
  • Néphrite interstitielle aiguë
  • Nécrose tubulaire aiguë
  • Fatigue
  • Pyrexie
  • Oedème périphérique
  • Asthénie
  • Augmentation des alanine-aminotransférases
  • Augmentation des phosphatases alcalines
  • Elévation de l'ASAT
  • Augmentation de la bilirubinémie
  • Augmentation des GGT
  • Perte de poids
  • Allongement de l'intervalle QT
  • Elévation de la créatinine sérique
  • Verrue
  • Kératose
  • Kyste cutané
  • Phénomène de rappel après radiothérapie
  • Lésions liées à la radiothérapie
  • Pneumopathie radique
  • Oesophagite radique
  • Proctite radique
  • Hépatite radique
  • Cystite radique
  • Radionécrose
  • Réaction d'hypersensibilité
  • Anaphylaxie
  • Eruption cutanée généralisée
  • Hypotension
  • Déshydratation
  • Trouble cardiaque
  • Iritis

Fertilité, grossesse et allaitement

Femmes en âge de procréer - Contraception chez les femmes

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et au moins 6 mois après l'arrêt du traitement.

Le vemurafenib peut diminuer l'efficacité des contraceptifs hormonaux (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Grossesse

Il n'existe pas de données sur l'utilisation du vemurafenib chez la femme enceinte.

Aucun signe de potentiel tératogène n'a été observé chez des embryons/fœtus de rat avec le vemurafenib (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Dans les études menées chez l'animal, il a été montré que le vemurafenib traversait le placenta. Sur la base de son mécanisme d'action, le vemurafenib pourrait causer des dommages foetaux en cas d'administration à une femme enceinte. Le vemurafenib ne doit pas être administré à une femme enceinte sauf si le bénéfice éventuel pour la mère ne l'emporte sur le risque éventuel pour le fœtus.

Allaitement

On ne sait pas si le vemurafenib est excrété dans le lait maternel. Un risque pour les nouveau- nés/nourrissons ne peut être exclu. La décision d'interrompre l'allaitement ou d'interrompre le traitement avec le vemurafenib doit être prise en tenant en compte du bénéfice de l'allaitement pour l'enfant au regard du bénéfice du traitement pour la mère.

Fécondité

Aucune étude spécifique avec le vemurafenib n'a été menée pour évaluer l'effet sur la fécondité chez l'animal. Cependant, lors des études de toxicité à doses répétées chez le rat et le chien, aucun effet histopathologique n'a été remarqué sur les organes reproducteurs mâles et femelles (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

Posologie et mode d'administration


Le traitement par le vemurafenib doit être initié et supervisé par un médecin qualifié expérimenté dans l'utilisation des traitements anticancéreux.


Avant le début du traitement par le vemurafenib, la présence de la mutation BRAF V600 doit être confirmée par un test validé (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).


Posologie

La dose recommandée de vemurafenib est de 960 mg (soit 4 comprimés à 240 mg) deux fois par jour (soit une dose quotidienne totale de 1920 mg). Le vemurafenib peut être pris avec ou sans nourriture, toutefois la prise à jeun des deux doses quotidiennes de manière constante doit être évitée (voir la section 5.2).


Durée du traitement

Le traitement par le vemurafenib doit être poursuivi jusqu'à progression de la maladie ou survenue d'une toxicité inacceptable (voir tableaux 1 et 2 ci-dessous).


Omission d'une dose

Si une dose est omise, elle peut être prise jusqu'à 4 heures avant la dose suivante afin de maintenir la fréquence d'administration à deux prises par jour. Les deux doses ne doivent pas être prises simultanément.


Vomissement

En cas de vomissement suite à l'administration du vemurafenib, le patient ne doit pas prendre de dose supplémentaire et le traitement doit être poursuivi de manière habituelle.

Adaptations posologiques

La prise en charge des effets indésirables ou d'un allongement de l'intervalle QTc peut nécessiter une réduction de dose, une interruption temporaire et/ou un arrêt du traitement (voir tableaux 1et 2). Il est déconseillé d'effectuer des adaptations posologiques conduisant à la prise de moins de 480 mg deux fois par jour.


En cas de survenue d'un carcinome épidermoïde cutané (CEC), il est recommandé de poursuivre le traitement sans modification de la dose du vemurafenib (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables).


Tableau 1 : Schéma d'adaptation posologique selon le grade des effets indésirables


Grade (CTC-AE)(a)

Modification de posologie recommandée

Grade 1 ou grade 2 (tolérable)

Maintien de la dose de vemurafenib à 960 mg deux fois par jour.

Grade 2 (intolérable) ou grade 3


1ère apparition d'un effet indésirable de grade 2 ou 3

Interruption du traitement jusqu'au retour à un grade 0 ou 1. Reprise du traitement à 720 mg deux fois par jour (ou à

480 mg deux fois par jour si la dose a déjà été réduite).

2ème apparition d'un effet indésirable de grade 2 ou 3 ou persistance après interruption du traitement

Interruption du traitement jusqu'au retour à un grade 0 ou 1. Reprise du traitement à 480 mg deux fois par jour (ou arrêt définitif si la dose a déjà été réduite à 480 mg deux fois par jour).

3ème apparition d'un effet indésirable de grade 2 ou 3 ou persistance après une seconde réduction de dose

Arrêt définitif.

Grade 4


1ère apparition d'un effet indésirable de grade 4

Arrêt définitif ou interruption du traitement par le vemurafenib jusqu'au retour à un grade 0 ou 1.

Reprise du traitement à 480 mg deux fois par jour (ou arrêt définitif si la dose a déjà été réduite à 480 mg deux fois par jour).

2nde apparition d'un effet indésirable de grade 4 ou persistance d'un effet indésirable de grade 4 après une

première réduction de dose

Arrêt définitif.

(a) Intensité des événements indésirables cliniques cotée selon les critères communs de terminologie pour les événements indésirables (Common Terminology Criteria for Adverse Events ; CTC-AE) v4.0.


Un allongement de l'intervalle QT exposition-dépendante a été observé lors d'une étude de phase II, non contrôlée, menée en ouvert chez des patients atteints d'un mélanome métastatique ayant été préalablement traités. La prise en charge d'un allongement de l'intervalle QT peut nécessiter des mesures de surveillance spécifiques (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Tableau 2: Schéma d'adaptation posologique en fonction de l'allongement de l'intervalle QT


Valeur du QTc

Modification de posologie recommandée

QTc>500 ms avant traitement

Traitement déconseillé.

Le QTc est à la fois > 500 ms et la différence par rapport à sa valeur avant traitement est

>60 ms

Arrêt définitif.

1ère apparition d'un QTc>500 ms pendant le traitement et la différence par rapport à sa valeur avant traitement est <60 ms

Interruption temporaire du traitement jusqu'à ce que le QTc repasse en dessous de 500 ms.

Se reporter aux mesures de surveillance spécifiques à la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.

Reprise du traitement à 720 mg deux fois par jour (ou à 480 mg deux fois par jour si la dose a déjà été réduite).

2ème apparition d'un QTc>500 ms pendant le traitement et la différence par rapport à sa valeur avant traitement est <60 ms

Interruption temporaire du traitement jusqu'à ce que le QTc repasse en dessous de 500 ms.

Se reporter aux mesures de surveillance spécifiques à la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi.

Reprise du traitement à 480 mg deux fois par jour (ou arrêt définitif si la dose a déjà été réduite à

480 mg deux fois par jour).

3ème apparition d'un QTc>500 ms pendant le traitement et la différence par rapport à sa valeur avant traitement est <60 ms

Arrêt définitif.


Populations particulières


Population âgée

Aucune adaptation posologique particulière n'est nécessaire chez les patients âgés de plus de 65 ans.


Insuffisants rénaux

Des données limitées sont disponibles chez les patients insuffisants rénaux. Chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère, un risque d'augmentation de l'exposition ne peut être exclu. Les patients ayant une insuffisance rénale sévère doivent être surveillés étroitement (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques)


Insuffisants hépatiques

Des données limitées sont disponibles chez les patients insuffisants hépatiques. Le vemurafenib étant éliminé par le foie, les patients ayant une insuffisance hépatique modérée à sévère peuvent avoir une exposition augmentée et doivent être surveillés étroitement (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).


Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité du vemurafenib n'ont pas été établies chez les enfants de moins de 18 ans. Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques Effets indésirables, Propriétés pharmacodynamiques et Propriétés pharmacocinétiques, toutefois aucune recommandation posologique ne peut être établie.


Patients non caucasiens

La sécurité et l'efficacité du vemurafenib n'ont pas été établies chez des patients non caucasiens. Aucune donnée n'est disponible.


Mode d'administration

Voie orale. Les comprimés doivent être avalés entiers avec de l'eau. Ils ne doivent pas être croqués ou écrasés.

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