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Les conséquences de l’alcoolodépendance
  • L’alcoolodépendance est la 2ème cause de mortalité prématurée en France (maladies cardiovasculaires, cancers (foie, pancréas, gorge)...).
  • Responsable de 50 000 décès par an dont 8 000 accidents et suicides.
  • Répercussions négatives sur la vie sociale (exclusion, conflits avec les proches), sur la vie familiale et sur la vie professionnelle (manque de motivation, absentéisme, perte d’emploi).
Les bénéfices de l’arrêt
  • Sur la vie quotidienne : disparition des troubles du sommeil induits par l’alcool (cauchemars, réveils fréquents avec sueurs froides), des crampes, des tremblements des mains. Le manque de concentration et les problèmes de pertes de mémoires à court terme s’estompent. L’appétit redevient normal.
  • Sur la santé: L’abstinence permet d’éviter que le corps ne se fragilise davantage et de faire disparaître les risques immédiats liés à l’alcool (violences, accidents). L’arrêt de l’alcool entraine aussi une amélioration de l’état de santé, même pour des pathologies chroniques comme la cirrhose hépatique ou la dépression.
  • Psychologiques : diminution du sentiment de solitude, restauration de la confiance en soi...
  • Esthétiques (diminution des rougeurs et du teint jauni), relationnels et financiers.
La prise en charge des effets indésirables liés au sevrage

En raison des risques d’un syndrome de sevrage, une surveillance médicale est recommandée. Le traitement médicamenteux du sevrage (qui dure environ 5 jours) repose sur l’association de :

  • Benzodiazépines, pour limiter les tremblements, l’anxiété et l’insomnie, prévenir les crises d’épilepsie et le delirium tremens.
  • Vitamines (B1 et PP) pour pallier les carences pouvant causer de graves troubles neurologiques.
  • La réhydratation pour lutter contre la déshydratation massive liée à l’arrêt de l'alcool.

Maintien de l’abstinence : d’autres traitements peuvent être prescrits pour éviter les rechutes. Ils agissent en diminuant l’envie de boire ou en reposant sur le principe de dissuasion (provoquant des réactions désagréables si le patient boit de l’alcool). Privilégier une prise en charge globale (médicale, psychologique et sociale) pendant le sevrage et après.

Quelques adresses utiles (liste non exhaustive) :

  • alcoolinfoservice.fr (Tel : 0 980 980 930) Permanence téléphonique ouverte 24h/24 7j/7
  • alcooliques-anonymes.fr (Tel : 0 820 32 68 83) Permanence téléphonique ouverte 24h/24 7j/7
Conseils pour un sevrage réussi
  • Ne pas avoir d’alcool à portée de main.
  • Si l’envie d’alcool survient, trouver quelque chose à faire pour s’occuper l’esprit (prendre une douche, appeler un ami ou une association d’anciens buveurs, faire du sport...).
  • Se méfier des 'alcools cachés', car même si l’alcool n’est pas sous forme de « boisson » il peut provoquer des rechutes. Eviter les chocolats alcoolisées, certains vinaigres (Xérès ou vinaigre 'maison'), certains médicaments...
  • Eviter les bières dites 'sans alcool', car elles contiennent de l’alcool en faible quantité.