Thématiques - 

Qu’est-ce que c’est
  • L’hyperactivité vésicale est un syndrome caractérisé par une envie soudaine, urgente et irrépressible d’uriner.
  • On parle aussi d’impériosité vésicale, d’urgenturie, d’instabilité vésicale ou d’incontinence urinaire par impériosité.
Les symptômes
  • L’envie impérieuse d’uriner est le principal symptôme. Cela peut provoquer une incontinence urinaire (fuite involontaire d’urine accompagnant ou précédant cette envie).
  • La personne se plaint d’aller trop souvent aux toilettes, et elle est réveillée au moins une fois la nuit par le besoin d’uriner.
Les causes
  • Le muscle lisse de la vessie se contracte même si la vessie n’est pas encore pleine. Ces contractions anormales de la vessie sont à l’origine de l’envie d’uriner qui peut aller jusqu’à un écoulement involontaire d’urine.
  • L’hyperactivité vésicale peut être d’origine urologique (infection urinaire, compression de la vessie par un organe voisin...) ou liée à des affections neurologiques (traumatisme médullaire, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, accident vasculaire cérébral...).
  • D’autres facteurs sont couramment impliqués : obésité, grossesse, ménopause, médicaments...
  • Le plus souvent, on ne connait pas la cause de l’hyperactivité vésicale.
Prévenir l’hyperactivité vésicale
  • Eviter de consommer des boissons à action diurétique (café, thé...) et d’alcool.
  • Eviter les épices et les aliments ou boissons acides irritants pour la vessie.
  • Boire sans excès, en fractionnant les prises tout au long de la journée. Eviter de boire dans les heures précédant le coucher.
  • Lutter contre la constipation (alimentation riche en fibres, en fruits et en légumes) pour faciliter l’évacuation des selles et soulager la vessie.
Le traitement de l’hyperactivité vésicale
  • Modification des habitudes comportementales (gestion de l’apport en liquides...) couplée à la rééducation de la vessie. La rééducation fait appel à trois techniques : le travail manuel (renforce la contraction périnéale) ; l’électrostimulation (inhibe les contractions anarchiques de la vessie et fait travailler également les muscles du plancher pelvien) ; la kinésithérapie couplée au biofeedback (permet de s’opposer à la fuite urinaire par une contraction volontaire du périnée).
  • Les médicaments anticholinergiques sont efficaces, mais leurs effets secondaires (sécheresse buccale, constipation tenace...) limitent parfois leur utilisation.
  • La chirurgie est réservée aux cas les plus graves.