Thématiques - 

Qu’est-ce que c’est

Définie comme l’émission d’au moins 3 selles non formées par jour, la diarrhée du voyageur est, le plus souvent, bénigne, brève (< 5 jours) et s’arrête spontanément. Lors d’un séjour d’au moins 3 semaines en zones à risque élevé (Afrique subsaharienne, Amérique du Sud et Asie subtropicale), le taux d’attaque (nombre total de cas/nombre de personnes exposées au risque) est supérieur à 50%.

Les causes et la prévention

Lors d’un voyage, les diarrhées peuvent être d’origine infectieuse (dues à des bactéries dans 80% des cas) ou liées au stress, au changement alimentaire ou au décalage horaire. La prévention consiste en quelques règles d’hygiène :

  • Se laver les mains fréquemment (impérativement avant/après les repas et en sortant des toilettes) préférentiellement à l’eau et au savon, ou avec du gel hydro-alcoolique.
  • Boire uniquement l’eau provenant d’une bouteille ouverte devant soi, ou utiliser des pastilles de désinfection de l’eau.
  • Ne pas consommer de glaces et de boissons contenant des glaçons.
  • Eviter les jus de fruits frais artisanaux et consommer les fruits après les avoir pelés avec des mains propres.
  • Eviter de consommer les crudités, les coquillages et les produits laitiers non pasteurisés.
  • Consommer la nourriture bien cuite (surtout les viandes, les poissons, les crustacés et les œufs) et si possible non réchauffée.
Les facteurs de risque

Certaines populations, dont la flore intestinale est plus fragile, sont particulièrement concernées par le risque de diarrhée : les enfants, les personnes âgées, les immunodéprimés et les patients souffrant de pathologies gastro-intestinales chroniques ou de maladies sous-jacentes (diabète, insuffisance cardiaque…).

Le traitement
  • Boire beaucoup d’eau pour pallier la perte importante de liquide, en alternant les boissons sucrées et salées.
  • Utiliser un SRO (soluté de réhydratation oral) si besoin, notamment pour les enfants.
  • Un anti-diarrhéique peut parfois être associé sauf en cas de fièvre ou de diarrhée glairo-sanglante.
  • Associer une antibiothérapie pour les formes sévères selon avis médical.
Quand consulter

Une consultation médicale s’impose en présence d’un facteur de risque, en cas de survenue d’un signe de gravité (déshydratation, fièvre, présence de sang dans les selles, vomissements, état général altéré), en l’absence d’amélioration ou en cas d’aggravation des symptômes sous 48h. Elle est recommandée systématiquement chez l’enfant de moins de 2 ans. Attention, un épisode de diarrhée et/ou de vomissement associé à une fièvre peut cacher un paludisme, surtout chez l’enfant.