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Une étude scientifique américaine vient de mettre en évidence qu’un trouble du comportement pendant le sommeil paradoxal pouvait être lié à certaines pathologies psychologiques. Pour bien comprendre ce qui se passe en temps normal pendant le sommeil paradoxal, il faut savoir que notre cerveau envoie des signaux aux muscles pour les empêcher de bouger. Or chez les personnes souffrant de troubles du comportement en sommeil paradoxal, ces signaux sont perturbés. Dans ce cas-là, le sommeil peut être altéré par la survenue de rêves agités. Les personnes concernées peuvent se mettre à crier, donner des coups de poing ou des coups de pied, se blesser voire même blesser leur partenaire endormi. A travers un questionnaire sur leur mode de vie, plus de 30 000 volontaires âgés en moyenne de 63 ans ont été suivis par les chercheurs. Après la lecture des différents dossiers médicaux, il s’avère que les personnes souffrant de troubles du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) étaient 2,5 fois plus nombreuses à déclarer prendre des antidépresseurs. De plus, elles étaient 2 fois plus susceptibles de souffrir d’un stress post-traumatique et aussi 2,5 fois plus nombreuses à être touchées par une maladie mentale. En outre, l’étude montre également que les personnes souffrant de TCSP sont 25 % de plus à boire de l’alcool de manière modérée à régulière, en comparaison avec les personnes non atteintes. Pour les scientifiques, cette étude ne prouve pas que ces facteurs soient à l’origine du trouble du comportement en sommeil paradoxal, mais elle établit simplement qu’il existe un lien.

31-12-2018 01:13:35 - Docavenue