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Dans un communiqué publié vendredi, l’Agence nationale de sécurité sanitaire a tiré la sonnette d’alarme sur les champs magnétiques à basses fréquences émis notamment par les lignes à haute tension. Ils présentent en effet un risque possible de leucémie chez les enfants qui habitent à proximité.

Ce n’est pas la première fois que l’agence sanitaire pointe du doigt une association possible entre l’exposition aux champs électromagnétiques basses fréquences et le risque à long terme de leucémie infantile. Déjà en 2010, l’ANSES avait émis des doutes. De nouvelles études parues récemment confirment ses conclusions. Aussi, l’agence recommande “par précaution” de “ne pas implanter de nouvelles écoles à proximité des lignes à très haute tension”, même si aucun lien de cause à effet n’est pour le moment démontré.

Les champs magnétiques basses fréquences sont tous ceux dont la fréquence est inférieure à environ 8,3 kilohertz. Au-delà de ce seuil commencent les radiofréquences. Ils sont émis par les réseaux de transport d’électricité et les transformateurs électriques, mais aussi par les transports, les aimants, les appareils électroménagers ou encore l’ensemble des câbles électriques dans lequel un courant circule.

Plusieurs études mettent en évidence une augmentation du risque de leucémie infantile à partir d’un certain seuil d’exposition.
C’est pourquoi l’ANSES recommande de ne pas installer ou aménager de nouveaux établissements accueillant des personnes sensibles (hôpitaux, écoles…) à proximité immédiates des lignes à très haute tension ni d’implanter de nouvelles lignes au-dessus de tels établissements”.

En 2002, l’OMS a classé les champs magnétiques d’extrêmement basses fréquences – ceux émis par les installations électriques et les dispositifs de transport de l’électricité – comme cancérogènes “possibles” pour l’homme.

24-06-2019 09:24:11 - Docavenue