Thématiques - Actualités - Santé

En France, près de 20 millions de personnes soit environ 30 % de la population adulte souffrent de douleurs chroniques. Aujourd’hui, leur prise en charge est menacée faute de moyens. Plusieurs centres de la douleur sont en effet susceptibles de fermer leurs portes. L’Académie de médecine tire la sonnette d’alarme. De nombreux centres de la douleur risquent de disparaitre faute de personnel. La moitié des médecins sont partis ou partiront à la retraite entre 2015 et 2025. Problème, une partie de ces emplois risque de ne pas être remplacée faute de candidats formés à la médecine de la douleur ou du fait de non-renouvellement de postes médicaux souligne un rapport. Ces structures spécialisées “douleur chronique” ont vu le jour en France à partir de 1998. On en compte aujourd’hui 273. Elles prennent en charge 5 000 patients par centre et par an. Le délai d’attente est en moyenne de 3 mois et le nombre de demandes de consultations ne cesse d’augmenter. Dans ces centres, un patient peut avoir accès à plusieurs spécialistes : neurologues, rhumatologues, psychiatres, psychologues, mais aussi des infirmiers. Les malades consultent essentiellement pour des lombalgies et sciatiques (26%), des douleurs neuropathiques (19%), des douleurs cancéreuses (17%), des céphalées et migraines (12%), et des fibromyalgies (10%). Le vieillissement de la population, l’amélioration du taux de survie après un cancer plaident en faveur d’un meilleur traitement de la douleur chronique. D’autant qu’elle coûte cher, notamment en arrêts maladie et en consultations. L’Académie de médecine préconise de consolider le réseau de SDC existant, mais aussi de renforcer les formations des médecins à la douleur et de développer la recherche clinique et fondamentale.

16-10-2018 08:24:39 - Docavenue